25 mars 2013

famille

J’ai commencée à me sentir exister quand ma mère s’est suicidée, un 28 décembre à l’âge de 46 ans.  Elle avait une cirrhose du foie due à l’abus d’alcool depuis longtemps mais surtout, la dernière année de sa vie où elle se nourrissait littéralement d’alcool.  Son conjoint est décédé d’un infarctus aigue du myocarde due probablement à la consommation excessive de cocaine et d’alcool.  Il était devenu toute sa vie alors quand il est mort, elle s’est laissé mourir.  J’avais 26 ans à l’époque et Josh avait 9 mois.  Avant qu’elle meurt, j’avais l’impression qu’elle ne voulait pas que j’existe.  Ma mère nous a mis au monde pour se sauver.  C’est ce qu’elle nous répètait constamment. 

 

Quand j’étais à la maison de naissance pour accoucher de Josh, elle n’arrêtait pas d’appeler!  J’ai tellement regrettée lui avoir dit que mes eaux avaient crevés et que bientôt elle allait être grand-mère pour la première fois.  J’espèrait toutjours, à ce moment, qu’elle tente de reprendre un semblant de vie normale pour pouvoir partager ce que je vivais avec elle et peut-être lui en donner une autre, raison de vivre.  Ma cousine (qui était aussi sage-femme) n’était pas sure si c’était une bonne idée que je lui parle mais comme elle n’arrêtait pas - je savais très bien qu’elle n’arrêterait pas – je lui ai parlée.  J’étais dans le bain, c’était la seule place ou je tolérais les contractions et j’aurais aimé, pour une fois, son soutien!  Mais dès que j’ai dit allo, maman?! et que j’ai entendu sa voix, je savais qu’elle ne m’appellait pas pour moi -  pauvre nouille, c’est de ma faute, j’aurais pas du entretenir cet espoir – elle m’appellait pour que je la rassure, je lui ai dit de relaxer, qu’elle allait être la plus jeune grand-maman et que si elle voulait, elle pourrait venir nous voir le lendemain, lorsqu’il serait né.  Non.  Elle ne voulait pas de nous, elle voulait juste que je sois témoin de sa crise, de sa prise de conscience qu’elle était vraiment vielle, une grand-mère.  Elle ne m’a jamais dit un mot d’encouragement, et je ne parle pas seulement de cette journée la.  Elle a toujours été ‘dure’ avec moi, pour mon bien! Elle ne s’était pas gênée pour me dire que j’avais pris beaucoup trop de poids pendant ma grossesse et que ca n’avait pas de ‘bon sens’ avec un air de dégoût! Pas qu’elle m’ait vu enceinte, mais je lui ai parler au téléphone à quelques reprises.  Elle n’avait pris que 18 lbs en tout quand elle était enceinte, elle! Moi, j’en ai pris 55!  Tout au long de ma grossesse j’espèrait qu’elle arrête de boire, qu’elle change, pour elle mais aussi pour moi!  Ca parrait égoiste et ca l’est!  Mais j’étais tellement frustrée de me sentir impuissante, rien que je disais ou faisait avait un impact sur elle!  Quand je magasinais pour des choses de bébé, je voyais souvent des femmes avec leurs mères et j’avais beaucoup de difficulté à retenir mes larmes. 

 

Quand j’avais 18 mois, elle a mis mon père dehors.  De sa version à elle, il ne voulais pas qu’elle retourne à l’école et de sa version à lui, elle le trompait!  Je lui en ai voulu longtemps de nous mettre ces niaiseries la dans la tête.  Mais aujourd’hui je suis contente de savoir.  Même si je ne saurai jamais ce qui est vraiment arrivé, je sais qu’ils se sont aimer assez pour nous avoir.  Mon père lui, n’a jamais arreter d’aimer ma mère.  Même

qu’un noel, j’avais 18 ans, il était réapparu comme il le faisait une fois de temps à autre, et il l’aimais toujours.

 

 J’étais rentrée chez moi et ma mère avait écrit sur le tableau dans la cuisine : Partie avec ton père! Attends nous pas pour souper! De 1, elle n’a jamais été la pour souper alors je savais qu’elle voulait probablement juste de l’attention mais de 2, partie avec mon père!! Mes premières pensées étaient : qui ca? et je me suis rappellée qu’effectivement, j’avais un père.  J’ai appellée mon frère et il a confirmé qu’ils étaient bel et bien ensemble, que ma mère l’avait accompagné dans un souper de famille du côté de mon père.  Je voyais déjà le drame de loin alors je suis partie chez mon chum pour la nuit.  Je ne voulais pas être témoin de ca.  Comme de fait, alors que je rentrais le lendemain, mon père était la, triste. Si seulement j’avais attendu quelques heures de plus, j’aurais pu éviter de me faire raconter qu’ils avaient baiser ensemble et que mon père, comme dans l’temps, n’a pas su la satisfaire et blaaaaaa, j’ai cachée mes oreilles et je ne voulais plus rien entendre.  Lui pourtant avait eu une lueur d’espoir qu’elle puisse l’aimer encore! Ce même noel, mes deux demi-sœurs ont passées le réveillons avec nous, un de mes cousins que je ne connaissais pas aussi, des amis a mon fère et une fille que j’avais rencontré dans la rue.  Elle m’avait abordée en me racontant qu’elle avait peur d’aller chez elle toute seule parce qu’elle s’était fait violée le jour précédent dans l’allée à côté de chez elle.  En lui parlant un peu, j’ai compris qu’elle n’avait pas de place ou aller alors je l’ai invité!

 

 J’ai toujours été facile d’approche quand j’étais plus jeune, ou peut-être que j’étais la 20e personne à qui elle racontait cette histoire et que j’ai été la seule à y croire ou à l’écouter?  On habitait dans le cartier gay, rue beaudry, alors, plus rien de m’étonnait! C’est elle qui

a pris la photo de nous tous ensemble.  C’était un bel appartement avec un immense salon double.  Ma mère aimait la déco alors, elle avait toujours de belles choses qui servent à rien pour bien paraitre j’imagine ou c’était peut-être sa facon de s’évader.  Non, elle avait l’alcool pour ca.  Elle devait juste aimer ca, ou se sentir valorisée. Ma mère m’avait dit l’année précédente que si je voulais encore habiter avec elle, je devais lui payer une pension.  Ce n’est pas anormal de payer pension à ses parents dans certaines situations particulières et il m’aurait fait plus que plaisir de payer cette part si ma mère n’aurait pas dépenser la majorité de ses revenus à boire et à acheter des tonnes et tonnes de vêtements, des objets de décoration inutiles et des voyages dans le sud à n’en pu finir!  Elle était adulte et elle pouvait faire ce qu’elle voulait de son argent et je sais que j’aurais du accepter ce fait depuis longtemps, mais c’était tellement  frustrant!! Mon grand frère n’avait pas les moyens de poursuivre ses étude en sciences politiques à l’université étant donné que les prêts et bourses se fient en grande partie au revenu parental et que la partie calculée par le gouvernement comme étant celle que ma mère devait débourser était considérable.

 

Elle nous chargait 150$ chacun.  Ca parait plus que résonnable aujourd’hui pour une chambre chez sa mère mais en 1997, le salaire minimum était de 6,90$/ l’heure.  Elle ne

faisait pas l’épicerie non plus.  Alors, si on calcul avec les frais de scolarité, les livres, la passe de métro, en travaillant 20 heures semaines, c’était très difficile.  Mon frère n’a pas terminé son BAC.  Il a quitté la maison à 15 ans.  Ma mère netait pas d’accord pour qu’il gagne autant dargent avec ses runs de journeaux, elle avait peur qu’il lâche l’école!! Mon frère, lâcher l’école, impossible.  Et elle le savait bien alors qu’est-ce qui motivait cette

colère? Aucune idée.  Alors, ils se sont obstiné légèrement et elle la mis dehors.  Je me rappelle de lavoir entendu dire : c’est pas vrai que tu vas me tenir tête à 15 ans.  C’est ma maison ici, si t’es pas content, prend la porte.  C’est ce qu’il a fait.  Il n’a pas littéralement ‘pris’ la porte, mais il est parti.  L’ironie est que quelques années plus tard, elle lui charge un loyer et qu’il a du lâcher l’école par manque de moyens financiers! Elle a vraiment paniquée quand elle voyait qu’il ne revenait pas.  Il a habite chez son ami C. un ptit bout et puis mon père a déménage à varennes pour l’aider et pour que mon frère puisse terminer son secondaire à cette école privé.  Ma mère avait arrêter de payer, évidemment, alors il a recu une bourse pour pouvoir faire son secondaire 4 et 5 là-bas.  Mon frère est une bole.  Il retient tout ce qu’il lit.  C’est un encyclopédie humain.  C’est dommage qu’il n’a pas terminé son BAC, je crois qu’il aurait fait un sacré avocat ou politicien.  Donc, je ne m’entend pas particulièrement bien avec lui.  On est pas en chicane, rien de ce genre.  Je l’aime et le respecte mais on ne se comprends pas toujours malgré le fait quon se ressemble.  Il a travaillé quand même plusieurs année en politique avant de se rendre burn out et après il s’est impliqué au niveau de son syndicat dans son milieu de travail et je crois qu’il adore ce qu’il fait! Mis à part le fait qu’il est aussi un alcoolique, il semble heureux.

 

 Alors, l’année de mes 18 ans, on habitait tous ensemble sauf mon petit frère, il n’avait que 13 ans alors il ne pouvait pas payer sa part. Il était placé dans une famille d’acceuil par la DPJ qui avaient déjà 5 autres enfants et qui habitaient dans un cartier très pauvre de montréal.  Mais ma mère allait le chercher une fin de semaine sur deux.  Comment elle a pu accepter de vivre avec cette décision restera un mystère pour moi.  Mon petit frère a 5

ans de moins que moi.  Je me rappelle de la journée qu’il est né.  Pas parce que ma mère nous a parlé qu’on allait être des grand frère et grande sœur mais parce que ma mère ne nous a rien dit.

 

 J’ai été chippée chez ma tante et je ne comprenais pas trop ce qui se passait.  Mais le soir, quand ma tante nous a emmenés à l’hopital et que je l’ai pris dans mes bras, c’était mon bébé.  Je l’ai tout de suite aimé!  Mon grand frère et moi faisions des compétitions à savoir qui il aimait le plus.  Il réagissait toujours plus à lui et ca me rendait très jalouse!  J’ai pas toujours été là pour mon frère par exemple.  Je me rappelle d’une journée où il était ‘difficile’.  Il criait fort, non, il hurlait alors je suis allée voir ce qui se passait et j’ai vu ma mère le frapper.  Il se débatait.  Elle croyait dur comme fer qu’il avait besoin de discipline et que c’était un enfant roi.  J’ai crier d’arrêter.  Mais elle m’a juste dit de me mêler de mes affaires.  J’ai pas su le protéger.  C’était pas ma ‘job’ je sais, mais je me suis sentie coupable pendant longtemps.  Le chum de ma mère avait un fils de mon âge.  C’est évidemment avec lui que j’ai découvert la sexualité de base.  C’est le premier pénis que j’ai touché.  Ma mère nous a mis dans la même chambre de l’âge de 8 jusqu’à 11 ans.  Ca non plus, je le comprends pas trop.  Ma mère nous a dit souvent qu’elle et son chum avaient un fantasme que nous soyons amoureux!  Je ne m’entendais pas particulièrement bien avec lui non plus.  Il était enfant unique et sa mère avait beaucoup d’argent, une belle maison et une piscine creusé.  Il allait à walt disney au moins une fois par année alors j’étais allez jalouse, mais surtout, il était insolent, arrogant et c’était un ‘bullie’.  C’est seulement à l’âge adulte par contre que mon petit frère m’avoua qu’il se faisait abuser sexuellement par ce même demi-frère.  Où j’étais moi? Comment mon petit frère est encore en vie avec tout ce qu’il a vécu m’impressionne.  Je ne l’ai pas eu facile mais en plus de tout ce que moi j’ai vécu, il a été abusé et battu. 

 

Son père l’a repris pendant quatre ans.  C’était très difficile pour mon petit frère étant donné que ma mère nous avait raconté à plusieurs reprises, toujours après quelques verres de vin, ce qui s’était passé avec lui et mon grand frère quand elle était enceinte.   Il avait demander à mon frère d'aller prendre sa douche avec lui.  Ce qui est difficile à comprendre pour moi puisque mon frère avait 7 ans.  Mon garcon prend sa douche seul depuis qu’il a au moins 5 ans si c’est pas avant alors ca devait faire un ptit bout qu’il se lavait tout seul lui aussi.  Entouka, elle l’entendais pleurer alors elle est voir ce qui se passait et il essayait de forcer mon frère a lui faire une fellation.  Au lieu de le frapper lui, de le battre et le mettre dehors comme une ordure, elle a frapper mon frère en pleine face et lui a dit de se la fermer!  Juste pour ca, jaurais eu envie de tuer ma mère. Mais je n’ai aucun souvenir de cette journée et ma mère ma jurer qu’il ne m’était jamais rien arriver du genre.  Elle a dit souvent a mon frère qu’elle s’en voulait blablabla suivi de justifications interminable.  Je me rappelle d’un jour ou mon frère et moi jouaient à je ne sais trop quoi mais c’était drôle, tellement drôle que je marchait à quatres pattes pour aller à la toilette avant de faire pipi dans mes culottes.  J’ai foncé dans le mur tellement fort parce que j’avais les yeux fermés tellement je riais et j’ai perdue mes quatres dents d’en haut!  Je ne me rappelle pas de la douleur, mais je me rappelle du sang!  My god qu’y’avait du sang partout!  Je suis descendue en bas et quand elle m’a demandé ce qui s’était passé je n’arrivais pas à parler parce que je pleurais trop, je voulais lui dire que mon frère me faisait rire mais elle a compris Sasha et elle n’a pas écouté la suite, elle l’a frappé! Ca aussi, ca revenait souvent après quelques verres de vin.

 

En sachant ca, mon petit frère allait habiter chez son père avec la tête pleine d’inquiétude mais trop petit pour le verbaliser.  Il a commencé a fumé du pot là-bas à 12 ans.  C’était difficile mais son rendement académique allait quand même mieux et il avait des règles à suivre, une certaine stabilité.  Quand il a essayer de le confronter sur le sujet de la pédophilie, son père s’est fâché et lui a dit de ne plus jamais parler de ca! Son père essaya du mieux qu’il pu.  N’est-ce pas l’excuse que les parents utilisent quand ils savent qu’ils ont fouarré?  Ma mère a fait bien pire.  À sa fête de 14 ans, mon frère appella ma mère en larme parceque sa belle-mère l’avait mis en réflexion/punition dans sa chambre avec interdiction de sortie.  Ma mère se sentait probablement coupable de l’avoir abandonnée, je ne sais pas pourquoi elle a fait ca mais c’était un très mauvais move de sa part.  Elle a conduit jusque chez son ex-mari à st-hubert et c’est la qu’elle lui a donner un coup de poing au visage et l’a pris par le cou et a demandé à mon petit frère : vas-y, c’est le temps!  Criss de folle!  Mon petit frère est rester figé!  Il ne voulait pas le frapper, il voulait juste pas être en punition!!  Mon frère est retourner alors vivre chez ma mère, au coin de clark et des pins, dans le mile-end! Elle l’a inscrit dans un collège privé mais ca n’a pas été très long qu’il a décrocher.  Les règlements beaucoup trop strictes pour un parent qui ne se préoccupe pas pentoute de l’éducation de son enfant.   Ma mère travaillait depuis deux ans pour Toyota comme FNI et elle travaillait donc de 10h le matin à 9h le soir tous les soirs de la semaine.  C’est dans cette période qu’elle s’est fait mettre à la porte je ne me rappelle plus trop pourquoi et qu’elle est retournée faire son métier de prostitution.  Juste avant qu’elle rencontre son dernier chum, elle avait eu une aventure avec un prof d’université.  Elle disait que c’était plate.  Qu’elle avait envie d’aventure. 

 

 

Elle l’a eu son aventure.  Horst Bartels.  Un criminel allemand qui me foutais les boules!! Il ne parlait pas beaucoup anglais et pas un mot de francais.  C’était difficile de se comprendre mais, avec du jagermaster, c’est fou c’que l’allemand ressemble au francais.  Et du jagermaster, on en a bu!! Ma mère est tombée follement amoureuse de lui, on and off. Idéalisation/dévalorisation.  Il était grand, au moins 6 pieds, teint très blanc mais qui rougissait facilement.  Il n’avait pas un poil!  Même pas sur ces jambes.  Il avait de long cheveux poivre et sel qui virait plus sur le sel, qu’il lichait (trop de gel) et attachait.  Ma mère, qui se peignait pas mal de la même facon depuis que j’étais jeune avait adopté cette coiffure.  Ca lui faisait plus ou moins bien alors disons que cette phase n’a pas durer très longtemps.  Ils s’habillaient pareil.  Même manteau de cuir.  S’en était gênant.

 

 Il avait une compagnie d’import-export.  Ca fait quoi une compagnie d’import-export gérer par deux criminels allemands?  De la fraude.  Et comment les gens sont assez niaiseux pour embarquer dans ses niaiseries la m’a fait complètement repenser le cerveau humain.  Ils appellaient des clients en Europe, se faisaient passer pour des brokers de wall street.  Ils avaient un casier postal à new york ou tout était redirigé ici, à montréal.  Ils faisaient au moins 200 000$ par an.  Ils se sont achetés une maison, une jaguar et partait en voyage 2 à 3 fois par an.  Et pas des voyages à cuba à 1000$ par tête la.  Non, ils allaient souvent à Malaga, en Espagne.  Dans les iles canaris.  En France.  Au maroc.  Toujours dans des hotels 5 étoiles.  Cet homme aimait bien mon petit frère.  Il lui achetait des cigarettes, des vêtements à l’occasion et lui donnait de l’argent de poche.  Il lui a même acheter un cell et ca frustrait tellement ma mère.  Elle était toujours fâchée quand il prenait soins de lui, comme si elle était jalouse ou je ne sais pas mais s’en était déconcertant!  Pourquoi? Parce qu’on existait!  Mais ma mère, au moins une fois par semaine, faisait ses crises d’hystérie.  Crises durant lesquelles objets volants non identifié pouvait vous passer par la tête si vous aviez le malheur d’être présent.  Crises qui se finissaient toujours, ou presque, avec la merveilleuse présence policière.  Tout le monde en avait assez.  Sauf eux évidemment. Le rush d’adrénaline que tu dois ressentir quand tu lance un lecteur dvd du 3e étage doit être en effet très stimulant et surtout très addictif.  Mais mon petit frère en avait assez et moi je m’étais enfin inscrit en soins infirmiers au cegep du vieux.  J’ai eu la merveilleuse idée de demander à ma mère si elle pouvait nous louer son condo au lieu de le louer à des étrangers.  Elle n’a pas voulu au départ.  C’est

son chum qui l’a convaincu.  Ok, c’était sa seule source de revenu à elle depuis qu’elle ne vendait plus son corps mais, quand même, j’ai été offusquée de son refus.  Pour moi, elle n’avait jamais rien fait pour mon petit frère alors, elle lui devait bien ca.  Bref, mon petit frère, moi et mon chum allions partager ce beau condo rue clark et des pins, plus communément appellé par mes amis : le cartier général.

 

 On a seulement habité la 6 mois.  Mais de juillet à septembre cette année la, on a fait plus de party que durant les 5 années précédentes.  Le problème, c’est que mon petit frère, qui n’avait que 16 ans, n’allait pas à l’école et travaillait alors il avait pas mal de $ étant donné que sa partie du loyer était payer par la pension alimentaire de son père.  Presque tout son argent était dépensé en drogues.  En septembre je commencais le cegep et mon chum poursuivait son BAC l’université.  C’était intolérable!  L’odeur de pot nous dérangeait vraiment beaucoup, surtout quand on essayait d’étudier.  Mais mon frère se considérait chez lui et ne voulait pas faire de compromis.   

 

J’aurais tellement voulu avoir été celle qui l’aide à s’en sortir.  Celle sur qui il pouvait compter pour ne pas l’abandonner!  Mais, je n’étais pas en mesure de rester la si ca ne changeait pas alors on est parti et ma mère, très heureuse de ca, a loué le logement à quelqu’un d’autre pour le double du prix.  Mon petit frère a failli être placé dans une

famille d’acceuil mais il a prouvé qu’il était stable avec son emploi et ils l’ont laissé aller en appartement supervisé.  J’ai perdu contact avec mon petit frère de ce moment la jusqu’en 2004 à la mort de ma mère.  Quand elle était à l’hopital, après avoir passé une semaine aux soins intensifs et qu’elle allait un peu mieux, je l’ai appellé pour qu’il vienne la voir.  Elle n’avait personne qui la visitait sauf moi.  Mon grand frère était ‘très occupé’, c’est son modo ca! très occupé!  Comme si y’avait juste lui de très occupé!! J’avais un bébé de 9 mois quand c’est arrivé.  Est-ce qu’il pensait que je me pognait le cul?  Non, je pense qu’il est seulement très centré sur lui-même, c’est tout.  Mais j’en avait marre des demandes interminable de ma mère et j’avais besoin d’aide! C’est normal de vivre des frustrations mais j’en avais assez de les vivres seule.  Mon petit frère se mit à rire quand je lui ai dit qu’elle était à l’hopital.  Il était très content de ce qui lui arrivait.  Honnêtement, j’ai pensé la même chose, je l’ai juste pas dit.  Il a pourtant décidé d’aller la voir.  Ma mère m’a raconté qu’elle avait eu très peur de lui parce qu’elle dormait quand il est arrivé alors il s’est assis et a attendu qu’elle se réveille alors, quand elle l’a vu, elle était semi endormie.  Je crois qu’il lui a dit quelque chose du genre, tes vivante, ah bon, et est parti. Elle m’a engueulée de l’avoir appellé!  La dernière fois qu’il l’avait vu, il l’avait frappé au ventre parce qu’elle l’avait engueulé de feter quelque chose avec de l’alcool en plein après-midi.  Il était assez frustré, ils se sont chicané et il l’a frappé! Je sais que ca parrait fou de dire qu’il en est venu à la frapper, c’était sa mère tout de même.. mais moi je comprends cette rage, cette frustration qu’il ressentait envers elle.  Ils ne s’étaient pas revus depuis et moi je n’étais pas au courant de tout ca.  Mon grand frère est aller la visiter une seule fois et n’a parler que de lui tout le long.  Elle m’aurait tuée si j’avais appeler ses frères à elle alors, j’ai endurer.

 

Vers la fin novembre, elle se préparait à rentrer chez elle mais elle m’a demander de faire une liste de tout ce qui avait dans son appartement.  Elle avait bu l’argent des profits de la maison et du condo.  Elle devait payer un loyer maintenant et elle était très insécure.  J’ai pas trop compris pourquoi elle voulait tout vendre.  Je croyais que c’était parce qu’elle avait besoin d’argent.  Je lui ai juste dit de pas s’en faire avec ca, qu’elle allait bien trouver une solution plus tard.  Elle m’a demandé de me débarasser du chat par exemple.  Elle n’aurait pas la force de s’en occuper ni de s’en défaire.   Mon plan était de l’emmner chez moi jusqu’à ce qu’elle reprenne ses esprits.  Elle adorait ce chat.  Mais quand j’ai voulu le prendre en sortant de l’auto, il a sauté et est parti en courant.

 

 Je l’ai cherché mais,  j’avais pas des heures et des heures à perdre non plus.  Je n’ai jamais revu le chat!  Ma mère m’a demandé si je lui avait trouvé une maison, je lui ai dit ce qu’on dit aux enfants dans ces temps la, que je lui avait trouver une famille avec des enfants, en campagne!  Elle m’a regardé, m’a dit : tu l’as pas tué? J’ai dit : ben non mman.  Une de mes amies connaissait quelqu’un qui aime beaucoup les chats alors elle a accepté de le prendre. 

 

J’ai essayé tout le mois de décembre de créer une relation avec elle mais en vain.  Je croyais que c’était un temps de réadaptation, ou plutôt d’adaptation, on avait jamais vraiment eu de relation alors…et en plus, on ne s’était pas parler pendant près d’un an après la mort de son chum.  En fait, les 6 premiers mois après la mort de Horst, elle m’appellait souvent, répétait la même chose over and over again!

 

Qu’il était peut-être pas mort.  Qu’elle regrettait de pas l’avoir touché parce que c’était pas réel dans sa tête.  Elle croyait que son partenaire de business l’avait surement empoisoné ou donner une plus grande dose de coke.  Elle avait des milliers d’hypothèses qui pouvaient faire du sens dans sa tête, mais la vrai histoire, infarctus du myocarde, elle n’y croyais pas.  Pourtant, c’est même très étonnant qu’il ait passé le cap des 45 ans.  Il consommait énormément chaque jour et ce depuis plusieurs années.  Le seul temps qu’il nous a dit avoir été ajun c’était en prison.  Je n’ai jamais su pourquoi il avait fait de la prison.  Je pense même que ma mère ne le savait pas.  Il avait des cicatrices partout sur son thorax par exemple.  Accident d’auto, bagarre, trous de trauma par balle.  Qui sait.  C’est moi que la police a appellé le soir de sa mort.  Ils s’étaient chicaner alors il était aller passer la soirée chez son partenaire de travail.  Ils faisaient aussi chambre à part souvent alors elle ne l’a pas entendu quand il est rentrer, mais peut-être aussi le fait qu’elle était encore saoule 3 heures après sa mort a un rôle à jouer là-dedans.  Il a appellé 911 lui-même de son cell, dans la chambre au bout du corridor, pas plus de 30 pieds d’où elle dormait.

 

Il a probablement juste eu le temps de confirmé l’adresse parce que les policiers m’ont dit qu’ils ne savaient pas pourquoi l’appel avait été logé.  Alors à ce moment, seulement la police se déplace.  La porte était barrée.  Ils ont défoncé.  Ils ont réveillé ma mère qui a probablement été témoin des policiers faisant les manœuvres de RCR ainsi que les paramédics quand ils sont arrivés.  Ma mère était en choc.  Ils auraient du l’emmenée à l’hopital pour traiter son choc.  

 

Je n’étais pas encore ambulancière à ce moment alors, je ne savais pas qu’elle subirait

probablement un choc post-traumatique.  Elle est venue chez moi, ce qui en soit est un exploit.  Elle a dormi quelques heures et quand elle s’est réveillée encore chez moi, elle a compris que ce n’était pas un rêve.  Sa descente aux enfers venait de commencer.  On a tout fait, du meilleur de nos connaissances, pour l’aider à faire son deuil.  On lui a fait des funérailles même si on avait pas de droit sur le corps.  Elle n’était pas mariée et il n’avait laissé aucun document.  Ses enfants en Allemagne ne sont pas venu alors c’est la curatelle publique qui s’occupe des gens à ce moment la.  Il n’a pas son nom sur sa pierre, c’est un numéro.   Ma mère a fait une boite avec ses effets personnels, son porte feuille, sa montre, des photos et de l’argent et l’a envoyé à Hambourg, en Allemagne pour que ses enfants aient des souvenirs.  Mais ce n’était pas assez.  Ils l’ont accusé de meurtre, de vol… tout ca non officiellement mais étant donné qu’elle se sentait déjà coupable, ca n’a fait qu’aggraver les choses.  Après plus d’un an de débauche, elle avait déjà bu les profits de la vente de la maison et est partie faire un voyage de 15 000$ en europe pour aller partout ou ils avaient été ensemble!  Sans commentaires.  J’en avais plus qu’assez de toute cette merde.  Simon en arrachait, Sasha avait encore de la misère avec ses études ( il essayait on and off de finir son Bac. ) et moi aussi j’aurais appréciée un peu d’aide alors je lui ai envoyée un courriel après une chicane par téléphone pour je ne sais trop quelle niaiserie que j’étais écoeurée de faire la bonne - elle m’avait demandée d’aller arroser ses plantes et faire du ménage - ce que j’aurais fait de toute facon parce que je l’ai toujours fait mais de devoir me pliée à toutes ses demandes sous prétexte qu’elle avait besoin d’aide.  Moi aussi j’avais besoin d’aide.  J’avais besoin d’aide quand j’étais ado.  J’ai eu besoin d’aide plein de fois dans ma vie et elle n’a jamais été la alors, j’ai juste sauté une légère coche cette journée la et je lui ai écrit ma facon de penser.  Le 26 sept. 2002 elle me répondait. :

 

Lettre à mes petits, oui vous serez toujours mes petits alors chèrs petits et Sophie épargne moi sur le féminin ok? Sachez que je vous aiment tous les trois, mais effectivement de facon différentes et la cause en est que vous êtes différents et que chaque parents, normal ou non, va s’adapter à ses enfants.  Je ne perdrai pas mon temps à vous racontez des sornettes sur mon vieux temps mais si aux long de ces années je l’ai fait c’est que j’ai compris à une certaine époque, un peu sur le tard, que si on ne sait pas d’où l’on vient, on ne peut savoir ou l’on va.  Mais peut-être me suis éternisée la dessus, c’est le propre d’une alcoolo de revenir en arrière, on est un peu maso, mais passons.  De ce que Sophie m’écrit, je vous ai décu, fait honte, culbabilisés, merci Sophie tu es la 1e des 3 a être honnête et ca me donne du crédit pcq c’est la 1e valeur que je vous ai transmis, l’honnêteté.  Je te promet à 44 ans de refaire mon examen de conscience vis-à-vis vous 3 mais pour l’instant je ne trouve rien d’anormal ou de normal dans ta facon de penser         ( WTF ca veut rien dire ca!!! ) tout les adultes commence leurs années par faire le procès de leur parents pour pouvoir couper le cordon, pour s’assumer, pour passer à autre chose.  Alors, j’espère ma grande que tu es en voie de faire ca.  ( oh my freaking god.  Pour couper un cordon, il aurait fallu qu’il en ait un.  Je lui en ai voulu d’avoir écrit ces niaiseries la.  Elle ne m’a jamais ‘saiser’.  Même quand j’essayais d’être le plus clair possible.) 

Sasha, je sais que tu l’as fais depuis longtemps silencieusement, si c’est pas le cas, j’attends, quant à toi Simon, quand tu dégeleras un peu plus peut-être que tu seras celui à me blaster le plus et tu auras sincèrement raison.  À ce point-ci vous vous demandez tous pourquoi je fais une lettre ouverte de notre linge sale.  Parce que c’est notre linge sale,

notre famille, je n’en ai qu’une et je pense qu’à date, même si il y a des amis, des amours, nous sommes une famille, Sasha, Sophie, Simon et Élizabeth.  Y’en a pas d’autres.  Y’a pas de papa, y’a pas de grands-parents, d’oncles, de tantes, rien que nous donc la drôle de facon qu’on a de s’aimer faut pas la discarter, on en a tous besoin.  ( ca fait du sens quand on lis ca.  ce qui me fait chier c’est qu’elle a jamais été la.  quand elle était à l’autre bout du monde, elle était bien bonne pour penser à nous mais en réalité, elle n’était pas présente.  On a jamais été important pour elle.  Elle venait de perdre son chum alors elle s’est tournée vers nous, mais elle ne nous voulais pas dans sa vie et ne voulais rien savoir de la notre alors, ce texte m’est d’autant plus frustrant! ) 

Lorsque je reviendrai, j’aurais une longue discussion face à face avec chacun d’entre vous, a jeun, puis une longue discussion familiale parce que le besoin est la.                        ( arrrrggggggggggg!!! Le besoin est la depuis qu’on est né!!!!! Évidemment, je n’ai pas besoin de dire que ces bonnes intentions ne se sont jamais réalisés! ) Pour l’instant, je ne peux que m’excusée d’avoir causé du malheur, je vous aimes tous les trois, je vous ai donné la vie mais je vous dois la mienne, je sais qu’inconsciemment, ca vous a tous donné un méchant contrat mais ca c’est notre vie et il est temps de faire la paix en dedans comme j’essaie de le faire mais cette fois pas seulement pour vous, cette fois ci pour moi, pour vivre, pas survivre, vivre.  Et vous aussi vous vous devez de faire la paix en dedans pour vous-mêmes pas pour moi, pour vous! ( oh, je ne sais même pas par ou commencer.  Pour moi pas pour vous.  Comme si elle faisait ca pour nous.  Mais elle y croyait vraiment, je suis sans mot. )   J’ai toujours été différente, surprenante, eh bien, une fois encore, je vais vous surprendre ( en écrivant des P.S.) à lire par tous. 

P.S. Sasha : j’ai hâte au jour ou tu seras aussi fier de moi que moi de toi.  Je sais que t’as jamais  rien compris à ma vie, mais moi non plus. Mais ca ne m’empêche pas de reconnaitre ton intelligence, ton courage, ta détermination et je t’admire depuis longtemps.  Je t’aime ti cul

 

P.S. Sophie :  ma petite, mon bijoux, si précieux que peut-être j’ai pas voulu te donner ce dont tu avais besoin. ( WTF!!! Je sais pas c’qu’elle avait pris la .. mais ca fait aucun sens encore! ) j’avais si peur de me tromper, donner trop, pas assez, j’ai pas su, mais toi tu sais, en dedans, trouve le et dès que j’arrive je t’aide.  Je t’aime cocotte. ( oui, justement, je sais.  Tu m’as rien donner.  T’a effectivement pas su.  Et une chance que je t’ai pas cru quand j’ai lu ca parce que j’attendrais encore!! )

 

P.S. Simon : mon bébé, mon tout petit, t’as raison d’en vouloir à la vie et si quelqu’un te comprend, c’est moi. Tu m’as tellement fait peur en vieillissant parce que tu etais comme moi toute petite mais j’ai pas su (here we go again) j’étais vide, sans ressources.  Sophie dit que tu m’as pardonnée et bien c’est tant mieux pas pour moi mais pour toi.  J’espère qu’un jour tu me pardonneras pour l’essentiel (tu viens de dire que c’est bien qu’il t’avait pardonner… arrrggg) celui de n’avoir pas su te guider, t’aider à traverser cette merde qu’est l’enfance, l’adolescence, sans guide, sans clôture, sans parents.  Mais que veux-tu, tu savais que tu n’en voulais pas et c’est correct, tu es correct et même si je ne suis plus la depuis longtemps mon amour est la et sera toujours la parce que tu es mon bébé, mon petit et je t’aime.  RE P.S., svp les plus vieux petits, imprimez ce email et donnez le à Simon.  De l’autre bout du monde, Maman.  Je vous aime du plus profond de ma peine. 

Je vous serre dans mes bras fort fort.  Je vous embrasse.  Xxxxxxxx

 

Alors, je ne me rappelle pas, honnêtement la dernière fois que j’ai pris ma mère dans mes bras.  J’ai essayée le dernier noel mais elle m’a repoussée.  Quand je me suis fait arracher les dents de sagesse, je lui ai demandé de venir à l’hopital avec moi parce que je faisais une infection, ca faisait vraiment mal, je faisais tellement de fièvre et je ne m’endurais plus.  Elle ne voulait pas se déplacer jusque chez moi ni aller dans un hopital près de chez moi alors, mon chum est venu me porter chez elle.  Elle a marcher avec moi jusqu’à l’hotel dieu (elle habitais à deux minutes de marche).  Dans la salle d’attente, je pleurais, je voulais qu’elle s’occupe de moi, je me suis baissée la tête sur ses genous, pour dormir et elle s’est vite levée, elle n’était pas bien! Elle est aller demander à l’infirmière si on pouvais accélérer le processus et très fière de sa shot quand quelques minutes après une infirmière m’appellait, elle m’a dit : une chance que je suis la! Elle ne m’a pas touché, pas une seule fois, elle ne m’a pas flattée le dos ni les cheveux, ni juste s’asseoire à côté de moi juste pour me plaindre.   J’ai passée une semaine à l’hoptial, je ne pouvais rien manger, je buvais de peine et misère et elle ne me parlait que d’elle et ses niaiseries.  Après deux jour, je voulais prendre un bain et je voulais qu’elle m’aide. Elle m’a aider.  Elle est allée chercher une infirmière!  J’avais recu des fleurs d’une de mes amies et la journée avant de partir, elle a donné mes fleurs à une infirmière.  Je sais pas pourquoi j’ai tellement de difficulté à accepter qu’elle était la du meilleur de ses capacités à elle, j’aurais voulu plus, mais j’imagine que tous le monde veut plus.

 

Bon, alors après son voyage à 15 000$, duquel elle est revenue mille fois pire!  Elle buvait de plus en plus, m’a jettée dehors parce que je n’avais pas mis ses draps sur son lit, ils étaient propres et dans la sécheuse mais je n’avais pas eu le temps de les remettre.  Je crois qu’elle réalisait plutôt qu’elle ne serait pas à la hauteur de son super courriel et qu’elle n’avait finalement aucune intention d’essayer de nous aimer et d’être présente pour vrai!  Elle nous a dit, après avoir vendu le condo à verdun, qu’elle s’apprêtait maintenant à vendre le cartier général!  J’étais patiente la, mais il fallait l’empecher.  Elle ne m’écoutait pas.  J’étais pas mal la seule qui comprenait l’urgence de la situation mais elle m’évitait comme de la peste.  Elle voulait mon frère.  Son plus vieux, à qui elle a demandé de prendre une ordonnance pour protéger ses actifs!  Mais mon frère a appellé mon oncle, le frère de ma mère, qui ne l’a pas pris au sérieux.  Il ne pouvait pas savoir.  Il n’était pas présent et comme ma mère avait agit plus ou moins de la même manière depuis qu’elle avait 15 ans, son frère n’a pas pu penser autrement.  Je ne blâme personne

sinon moi.  J’aurais du savoir, comprendre la détresse, mais j’étais trop fâchée encore.

6 mois plus tard, le condo était vendu, et elle m’appellait pour me dire qu’elle n’avait plus d’assurances parce qu’elle avait emprunté sur le capital ou je ne sais quoi.  Depuis qu’on a 10 ans qu’elle nous répète que c’est pas grave si elle meurt, au moins on va avoir 100 000$ chaque.  Elle souhaitait surement que je l’aide, mais chaque fois que je venais l’aider, elle refusait.  Elle me repoussait.  J’ai essayée mais est-ce que j’aurais pu essayer plus fort? Je ne crois pas, même si je me suis sentie coupable longtemps, je pense que j’ai fait ce que j’ai pu avec les moyens et connaissances que j’avais à ce moment.  Tsé la phrase du parent qui se sent coupable la…wow ... j’étais sa fille, pas sa mère!

 

À noel de 2004, elle est venue chez moi.  Déjà, j’aurais du savoir qu’il y avait quelque chose, ma mère ne se déplacait pas chez les gens, surtout pas chez moi! Deuxième signe, elle n’était pas habillée pour une occasion.  La même femme qui m’a critiquée quelques mois plus tôt parce que je n’étais pas assez bien habillée au baptême de mon fils!  Elle avait arrêté de boire quelques heures pour venir le voir.  Il avait 4 mois et c’était la première fois qu’elle le voyait.  Et elle a trouvé le moyen de me faire chier quand même.  Alors, noel en leggings et chandail de laine, pas ma mère!  J’aurais du savoir.  Ensuite elle essayait de me montrer comment faire la farce de la dinde.  Elle essayait de me donner des trucs dans la cuisine, elle était ‘gentille’.  Un peu comme j’aurais voulu qu’elle fasse quand j’étais enfant.  J’aurais du savoir qu’elle voulait me montrer pour les années suivantes, parce qu’elle n’y serait pas. 

 

La dernière conversation que j’ai eu avec elle a été au téléphone le 26 décembre.  Je travaillais pour citibank, mon chômage de grossesse ne me donnait pas assez alors même si josh n’avait que 8 mois, je suis retournée travailler.  Elle m’avait laissé un message alors je l’ai rappeller pendant ma pause.  Je n’arrive pas à me rappeller exactement de ce qu’elle m’a dit mais c’était quelque chose comme, dit à ton frère de je ne sais pas quoi et je lui ai répondu mais dis lui toi-même, je ne comprenais pas trop ce qui ce passait mais je savais qu’elle était weird.  Josh était malade depuis le 24 alors le soir, je prenais soins de lui, je n’ai même pas penser l’appeler.  Le lendemain matin, je me préparait à aller à la clinique avec josh.  C’était le 28 décembre 2004.  Quand ca sonne chez moi à 8h30 le matin, c’est soit fernando qui s’invite à déjeuner ou la police pour me raconter les niaiseries de ma mère.  Sauf que la, en voyant la face du policier quand j’ai  demandé : qu’est-ce qu’elle a fait encore? Je savais bien que la réponse que je m’attendais n’était pas celle qu’il semblait vouloir me dire.  J’ai pas compris tout de suite.  Mais j’étais heureuse.  C’était enfin fini.  Et pour elle, et pour moi.  Je me suis vite sentie libérée!  J’avais tellement peur de son impact sur Josh quand il allait vieillir.  Little did i know comme y disent.  J’aurais du regarder mon propre nombril au lieu de regarder le sien mais bref. …

 

C’est moi qui a organisé ses funérailles (qui d’autre).  Même si ma mère avait toujours dit que mon grand frère serait le légataire testementaire, il ne restait rien.  Y’avait donc rien à léguer sinon 5000$ de dettes.  Alors la job tant importante qu’elle avait ouvertement donné à mon grand frère ne servait finalement pas à grand-chose.

 

J’avais été tellement jalouse de ca!  C’est drôle parce que j’ai vécu les étapes du deuil assez rapidement.  Comme en abrégé.  J’me dit que c’est probablement parceque mon deuil était déjà fait depuis longtemps, ou peut-être pas finalement?! Étonnament, mon petit frère a été celui qui a ragé le plus.  Ca été dure par exemple quand on est aller voir son corps à la morgue.  Elle était enflée.  C’était elle mais, je l’avais jamais vu aussi enflée.  J’ai eu mal au cœur.  J’me suis laissé tombée par terre et j’voulais disparaitre, non, j’voulais m’enfuir.  Mon frère était la mais comme j’ai déjà mentionné, nos cerveau ne sont pas wired pareil.  Il répétait sans cesse à mon amie M. que j’allais sauté une coche.  Alors que je ne faisais que vivre mes émotions assez normalement.  Peut-être qu’il avait peur de sauter une coche lui-même? J’avais tellement envie de lui dire comment il me faisait mal, qu’au lieu de se retrouver la-dedans ensemble, il s’alliait avec mon amie pour me ‘surveiller’.  Il se sentait peut-être responsable?  Bref, je suis partie dans la salle de bain.  L’évitement.  Ca toujours été un problème mais la je crois que la raison était simple.  J’avais vu.  J’avais accepter.  Maintenant, on peux tu s’en aller d’icitte.  J’avais mal mais je pense que je me sentais surtout coupable de ne pas l’avoir vu venir, de ne pas avoir su l’en empecher, comme si c’était possible.

 

 Dans un de mes cours de psycho au cégep, on a parler du suicide.  Faut dire que c’était juste 6 mois après le décès de ma mère aussi mais quand il a commencé à en parler, j’ai commencée a bouger mes jambes, je tappait du crayon sur mon bureau.  J’était incapable d’identifier l’émotion mais je savais que ca allait pas.  Je ne voulais pas faire de scène alors j’essayait de me calmer.  La classe était arrangée en U et j’étais dans le milieu alors pour sortir de la classe, il aurait fallu que je dérange la moitié des élèves et l’autre moitié aurait surement été déranger par le bruit alors, je suis restée assise et j’ai commencé à séduire un élève qui était assis à côté de moi.  Évitement volontaire.  C’est correct mais l’affaire c’est qu’il faut y revenir au problème après la tempète sinon, ca devient un ouragan. Mais, j’ai aussi commencée à séduire Stéphan (le prof) pas longtemps après ca, comme si j’arrivais pas à revenir sur l’émotion.

 

Ma grand-mère n’est pas venue aux funérailles de sa fille.  Elle faisait de l’arthrite, de l’arthrose etc.. et dit qu’elle n’aurait pas été capable de se déplacer.  C’est ben correct, honnêtement,  j’en ai toujours voulu à ma grand-mère alors de ne pas la voir ne changeait pas grand-chose.  De ce que ma mère me disait d’elle mais aussi parce qu’elle était près de mes deux cousines et qu’elle m’ignorait complètement.  Je ne me rappelle pas avoir déjà recu d’amour de ma grand-mère. 

 

Une fois, elle est venue nous garder à varennes.  Ca lui arrivait pas souvent, heureusement. Bref, c’était l’hiver et je m’amusait à glisser sur les bancs de neige en face de chez moi.  Un 18 roues est passer et quand il m’a vu glisser, il a klaxoner.  On faisait souvent le signe aux camionneur pour qu’ils klaxonnent.  C’était cool dans ce temps la.  On avait pas internet!

 

Mais ma grand-mère avait vu la scène et croyait que le camioneur m’avait klaxoner pour me dire de me tasser ou de faire attention.  Elle m’a immédiatement appellé.  Quand je suis rentrée, elle m’a dit de faire plus attention sinon j’allais devoir rentrer.  J’ai voulu lui expliquer mais je n’ai pas eu le temps de dire grand-chose qu’elle me tapait dans la face en me traitant d’impolie de lui répondre quand elle me parlait.  Dans ma petite tête d’enfant, je le voyais comme une injustice.  Encore un adulte qui ne prenait pas le temps de me connaitre, de m’aimer, de m’écouter.  Je l’ai dit à ma mère pour qu’elle me réconforte, pour qu’elle rende justice.  Elle m’a dit que c’était à moi de pas lui répondre et que ca doit me faire du bien de me replacer les idées une fois de temps en temps!  Alors non seulement je n’ai pas eu la justice que je réclamait mais j’ai eu le sentiment de traitrise, d’abandon.

 

  Quand j’avais 4 ans on habitait chez ma grand-mère temporairement, je ne me rappelle

pas de ca, c’est ma mère qui m’a raconté, je jouait avec mon frère a quatres pattes autour d’une table de salon en vitre et apparament que je me suis tournée trop vite et le coin de la vitre m’a fendu l’arcade surcilière.  J’ai une cicatrice de 5 points de suture au dessus de l’œil.  Dans la même année, ca je m’en rappelle par exemple, je jouait dans la rue et un petit garcon me niaisait sur son vélo, je ne sais comment, mais la pédale (qui était fait en dents de métal) m’a perforer l’autre arcade surcilière, à deux endroits d’a peu près 4 à 5 points de sutures également.  Je me rappelle que c’est le père de mon petit frère qui m’avait pris dans ses bras, je me rappelle d’un serviette jaune pleine de sang.  Ma mère qui capote mais conduis quand même avec une cigarette.  J’étais à l’avant, pas de ceinture sur les genous de son mari.  On l’avait tu l’affaire dans ce temps la.  Et cette même année je me suis perdue.  J’étais allée à la piscine municipale avec mon grand frère.  6 et 4 ans tout seul à la piscine, comment c’était légal ca?? aucune idée!  Entouka, et je m’étais fait une amie.  J’ai demandé à son père si je pouvais aller jouer chez elle, il a dit oui mais d’aviser ma mère.  Je suis allée voir mon grand frère et je l’ai avisé.

 

 Le problème c’est que je n’avais aucune idée de mon adresse alors quand c’était le temps de retourner à la maison, le papa a appellé la police et ils ont retrouvé ma mère quelques heures après.  Ma mère était évidemment très fâchée mais devant le policier m’a pris dans ses bras et elle a dit merci merci.  Dès que la porte s’est fermée, j’en ai mangé toute une.  Pourquoi.  Sa frustration à elle de ne pas s’occuper de moi.  Sa culpabilité à elle.  Ou elle me voyait vraiment comme un paquet de trouble?  Je ne me rappelle pas des mots exacts alors je ne peux stipuler vraiment.  J’essaie de me mettre à sa place et j’essaie juste d’essayer de comprendre.  Peut-être qu’elle pensait qu’en me frappant et chicanant, j’allait me rappeller de ne plus partir?  Tout ce que ca m’a appris c’est que je ne pouvais pas lui faire confiance, ni compter sur elle pour me protéger.

 

À ses funérailles, mon père était la.  Mais j’avais beaucoup de ressentiment envers lui.  Le père du demi-frere qu’on a eu pendant 8 ans était la aussi.  Il a été plus présent que mon père alors, je ne lui en voulait pas à lui.  Je me suis collée sur lui.  J’en avait besoin.  Est-ce que je vivais enfin mon complexe d’oedipe? Maintenant que ma mère était morte, est ce que je l’aurais pour moi toute seule.  Non.  Je ne l’ai jamais revu après ce jour. Lui aussi m’a abandonnée quand j’avais 14 ans et lui non plus, je ne pouvais pas lui faire confiance ni compter sur lui pour me protéger.  Mon chum était merveilleux, mes ami(e)s ont été merveilleux, ils m’ont supportés, ils m’ont aidé, ils ont même fait le buffet!! J’étais vraiment choyées.  Qu’est-ce que j’ai fait pour les remercier.  Rien.  Je voulais m’évadée.  Alors je suis sortie pour aller chez mon frère qui allait prendre une bière avec ses amis chez lui.  C’était le 31 décembre et l’émotion de la fin de cette journée était insuportable.  Je suis arrêtée chez joe.  J’ai lancé une balle de neige dans sa fenêtre pour qu’il sorte.  Il était tellement fâché.  Il croyait qu’il se faisait attaqué.  Pauvre paranoiaque!  Je lui ai dit que ma mère était morte, que j’avais besoin de lui.  Non.  Il était trop fâché.  Il m’a dit de partir.  J’ai pris une bière chez mon frère et son ami d’enfance était la.  Il avait déjà eu un kick sur moi quelques années auparavant alors, j’ai essayé de l’embrasser sur la bouche à la fin de cette soirée.  Il m’a gentilment repoussé et m’a dit que j’allais surement regretté le lendemain, d’aller me coucher et que tout ca allait passer.  Il m’a quand même donné un calin.  Je voulais m’évadée et personne ne voulait de moi.  Sauf mon chum, qui m’attendait à la maison avec mon fils.  Qui aurait tellement aimé que je l’embrasse lui.  Lui fasse l’amour à lui.

 

 Pourquoi je n’arrivais pas à combler mes besoins avec ceux qui m’aimaient? Ca aurait voulu dire vivre l’émotion pour vrai, la prendre en charge et l’exprimer.  Ca voulait dire être vulnérable, faire confiance aux autres.  C’était beaucoup trop difficile pour moi à ce moment de comprendre tout ca. 

 

Mon père a eu 5 enfants avec 3 femmes différentes et je suis persuadée qu’il les aimaient autant les unes des autres.  Je ne connais pas vraiment mon père.  Ce que je raconte est basé sur le peu de temps passé avec lui durant mon enfance et adolescence.   Un autre noel, je devais avoir 8 ou 9 ans, il est arrivé sans préavis chez nous, c’est moi qui ouvert la porte.  J’étais tellement heureuse!  Il avait un skateboard sous le bras!  Je lui ai arraché comme si j’avais jamais eu de cadeau de ma vie.  Il n’a rien dit.  Plus tard, je me suis demandé pourquoi il n’avait rien emmené pour mon frère!  Je suis légèrement slow de nature mais celle la, je dois avouer que ca m’a pris du temps à comprendre.  Comment tu peux arriver à noel avec juste un cadeau?  Je comprends qu’il n’avait pas d’argent, mais alors, n’emmène rien ou emmène deux plus petit cadeau! Mon frere na jamais rien dit.

 

 Il ma laisser avoir le skatebord même si il savait que c’était pour lui.  Ca pas du être évident pour lui, il n’avait que 10 ou 11 ans.  Il nous a emmené aux glissades d’eau un été.  Il nous a aussi emmené sur le mont royal une fois.  Chaque fois qu’il revenait dans notre vie, ce n’était jamais pour longtemps mais ma tête et mon cœur étaient remplis despoir à chacune de ses fois.  Je l’ai attendu pendant des heures et des heures et il a brisé mon cœur des centaines de fois.  Chaque fois, ou presque, je le sentais comme un abandon.  En 6e annee, j’étais dans la troupe de théâtre avec Mathieu, Oli et Valérie Simard et le prof responsable m’avait demander de préparer un solo pour aller divertir les personnes âgées au centre de la jammerais.  Je me rappelle qu’ils m’ont trouver drôle.  J’aimais l’attention.  J’en avait parler à mon père et il m’avait dit qu’il allait arranger une audition pour les 100 watts (émission pour les jeunes avec Marc-Andre Coallier).  J’étais tellement heureuse.  Je l’ai attendu après l’école près de 2 heures.  Il m’avait dit ‘un bon jeudi, après sa job’ et moi j’avais pris ca pour du cash.  Quand j’en ai parler avec ma mère, je lui ai demander de l’appeller pour être sure qu’il n’avait pas eu d’accident ou quelque chose de grave, mais comme il n’avait pas le téléphone, il fallait attendre, et attendre.  Mon cerveau n’enregistrait pas.  Probablement un mécanisme de défense.  J’ai demandé à ma mère comment on faisait pour aller passer des auditions et elle a appeler à télé quebec.  On a eu une date et j’étais excitée.

 

 Le jour de l’audition, ma mère m’avait dit qu’elle serait la après l’école et qu’elle m’aiderait pour faire mes cheveux.  J’avais 11 ans mais, j’ai toujours été ‘retard’.  Je n’avais aucun sens de la mode et je ne savais surtout pas comment placer mes cheveux.

Évidemment, ma mère n’a pu se liberer pour m’aider mais elle allait être la à temps pour l’audition.  Je me rappelle d’avoir fait une crise de larmes et dire à ma mère de laisser faire, que je n’irais pas si c’était comme ca.  Elle a été assez bête et m’a dit d’arrêter ca et de faire mes cheveux seule.  Arriver à télé Qc, on a croisé un comédien, René Aumier Roy.  Il avait jouer dans un film pour enfant alors je l’ai reconnu.  Il m’a dit bonjour.  My god, j’étais toute énervée! L’audition s’est bien déroulée, j’ai fait ce que j’avait à faire, j’étais dans mon rôle.  Mais après, il fallait s’asseoir à la table avec 5 ou 6 personnes.  Oh la, c’était pas pareil, j’étais vraiment gênée.  J’avais envie de me laisser aller mais en même temps, j’ai agis comme que je croyais qu’ils voulaient, comme une fille responsable, qui écoute, qui ne cause pas de problème alors, je n’ai rien dit, rien fait.  Ah et j’ai menti.  Ils m’ont demander si j’avais pratiquer pas mal ce sketch, j’ai dit oui, 15 minutes en arrivant de l’école chaque jour.  Les mensonges arrivent assez facilement dans ma bouche, même à cette âge la.  Je connaissais mon rôle par cœur, ne n’ai pas vraiment eu a le pratiquer, c’était une séquence de la pièce de théâtre de fin d’année et on l’avait pratiquer quelques fois à l’école alors, j’étais assez confiante, c’était facile pour moi de retenir mes lignes, j’avais le rôle principal et j’étais pas mal bonne.  Malgré que personne de ma famille a vu cette prestation, j’en étais assez fière.  Je n’ai évidemment pas eu le rôle.  Cest Jessica Barker qui l’a eu.  Chaque fois que j’écoutais mon émission préférée et que je la voyais, je lui trouvais des défauts, j’étais vraiment jalouse.  Ma mère m’a inscrit à des cours de théâtre cette année la.  J’étais vraiment bonne.  C’était facile pour moi de m’évader dans un autre personnage.  En première année, j’allais dans une école alternative et ma seule amie était Camille Cyr Desmarais.  Son père travaillait dans un studio pour enregistrer des voix, faire la traduction des films américains. 

 

On s’amusait sur l’heure du dinner à jouer aux cités d’or.  Elle avait de long cheveux noirs alors elle était toujours Zia et moi j’avais l’air d’un gars avec mes cheveux court alors, j’étais Esteban.  C’est fou mais je peux encore sentir la table sous mes mains et je peux voir les images de cette salle en détail dans ma tête.  Il y avait deux tables colllées ensemble, le genre de table de caféteria avec le petits bancs d’attacher avec.  La salle était petite, on marchait sur les tables pour pouvoir faire comme si on était dans le condor!  C’était les meilleurs moments de mon enfance, m’évader avec elle et jouer à être quelqu’un d’autre!

 

Camille a fait la voix dune petite fille dans les contes d’Avonlea et un jour, je ‘lai vu en entrevue aux 100 watts.  J’étais restée tellement choquée, décue, triste et jalouse.  Mais elle avait l’air aussi gênée que moi à l’audition alors, je me suis consolée en me disant que si mon père avait travailler dans le domaine, ca serait probablement plus facile aussi pour moi.

 

J’ai eu beaucoup de difficulté à décrochée de camille.  Je la trouvait tellement belle.  J’ai changée d’école en 3e année mais j’ai continuer de l’appeller jusqu’en 6e.  En 3e, je suis allée à sa fète.  On était dans le sous sol, c’était mon premier party d’amis.  Elle dansait un slow avec un super beau gars de 4e et ils se sont embrasser.  J’étais encore une fois, très jalouse d’elle.  À part Laurent, que j’avais embrasser sur la bouche en maternelle, aucun autre garcon ne s’était interressée à moi.  Sauf mon grand-père.  À 9 ans, durant

l’une des fin de semaines ou mon père se rappellait qu’il avait des enfants, moi et mon frère écoutions la télé, mon père était je ne sais trop ou quand mon grand père, qui habitait un étage plus haut, nous a demander si on voulait du pop corn pour écouter le film.  Bien sure que j’en veux!  Il m’a dit d’attendre 5 minutes et de monter en haut pour venir le chercher.  Quand jai cogner à sa porte, ca sentait bon, c’était prêt! Il était dans la cuisine mais il y avait quelque chose qui me faisait geler sur place.  Je n’étais pas capable d’avancée.  Il m’a dit de m’approcher, qu’il n’allait pas me manger.  Après avoir pris le pop corn, je me suis tournée pour partir en bas, j’avais des frissons dans le cou, comme si j’avais senti dès le départ qu’il était mal intentionné,  et il m’a dit : ‘si jte donne 30 cenne, jpeux tu te donner un bis su a noune’.  Je comprenais pas son langage mais surtout, je ne savais pas ce que voulais dire le mot ‘noune’.  Alors jai demander c’est quoi ca.  Il m’a dit : ben tu sais .. ta vulve. Heureusement, ma ptite tête a compris assez vite que j’étais en danger, jai laisser tomber le pop corn et j’ai couru en bas.  Jai barrer la porte et je ne savais pas quoi faire.  Mon père n’était pas la, mon frère ne m’écoutait pas.  Il n’est pas descendu.  Et quand mon père est arriver, j’ai ‘faker’ un mal de dent.  J’avais des broches alors, c’était pas anormal.  Jai appeller ma mère pour qu’elle vienne me chercher et elle a dit : bon ben ta rien la, té correct, té capable de té défendre et m’a laisser la. 

 

Ma mère savait très bien ce qu’était mon grand père, elle nous a raconter plus tard qu’il avait mis une de ses filles enceinte et qu’il avait abuser de chacune de ses autres filles.  Tout le monde le savait.   Quelques temps après ce reveillon passer avec mes demi-sœurs, une d’elle m’a appeler pour me demander si j’avais déjà été abusée par le grand père.  J’ai dit que non mais qu’il m’avait demander si il pouvait me donner un bec sur la vulve.

 

 Elle m’a alors raconter qu’elle était très fâchée avec papa parce qu’il la laissait la souvent et que le grand père l’avait abusée plusieurs fois et mon autre demi-sœur m’a raconter la même chose.  Mais qu’est-ce qu’il faisait notre père de si important pour nous laisser la?  Déjà qu’il ne nous voyait jamais… ah… oui, j’oubliais, il était toxicomane.

 

Aux funérailles, de mon grand-père, je n’étais pas certaines si je voulais y aller mais comme c’est ma sœur qui m’avait appeler et qu’elle y allait pour faire la paix, j’ai décidée d’y aller aussi.  Ma cousine, que j’avais vu seulement deux ou trois fois étant plus petite était la, c’est la seule que je reconnaissais et mon cousin Éric aussi.  Je me rappelle de lui parce que j’étais aller à sa fête de 5 ou 6 ans et on s’était caché dans le garde robe et on s’était embrasser sur la bouche.  Cette cousine en question était en couple avec un autre de mes cousin et apparement que ca avait fait beaucoup de merde dans la famille alors il ne fallait pas en parler.  Mais quand elle ma présentée ses enfants, je trouvait tellement qu’un deux ressemblait à Éric quand il était petit!  Elle a dit de me taire, de pas dire ca à son chum parce qu’il allait être fâcher.  Si j’y pense comme il faut, si elle est capable de coucher avec un cousin, elle serait capable de coucher avec un autre alors, ca faisait du sens dans son monde.  

 

Mon père a vu mon garcon quand il avait un an.  Il en a presque 9 maintenant et il n’a jamais vu ma fille.  La dernière fois qu’il était dans ma vie, j’habitais dans un condo à RDP et quand il est venu chez moi la première fois, il ne m’a pas dit que c’était beau, qu’il était content pour moi, et en plus, quand je lui ai dit que j’allais aller à l’école en technique ambulancière il s’est fâché et m’a dit que dans son temps, c’était pas comme ca, qu’ils n’avaient pas besoin d’aller à l’école pis avoir un diplôme pour travailler.  Je comprends qu’il parlait de lui mais justement, il n’y avait pas de place, encore, dans sa vie pour moi, il était trop pris dans sa tête alors j’ai décidée de couper les ponts un peu après les funérailles de ma mère.   Ca pas été trop dure, il n’a jamais eu de téléphone.  Je crois avoir accepté le fait qu’il nous aient abandonné à répétition moi et mon frère.   C’était un méchanisme de défense qui était très approprié à ce moment.   Ma mère a dit que ca été très dure pour mon frère quand il est parti (ou quand elle l’a mis dehors), qu’il pleurait souvent pour le voir.  Elle ne m’a jamais dit comment moi j’ai réagi.  Mais à 18 mois, mes enfants étaient plus que conscient de qui j’étais et qui était leur père.  Quand josh avait un an, j’ai commencée l’école en technique ambulancière de soir de 16h a 23h.  Je devais faire mes devoirs et m’entrainer le jour alors je voyais mon garcon le matin.  Ca été très dure pour lui de ne pas me voir au dodo.  Même après l’école, quand je partais travailler, il trouvait ca dure d’être séparé de moi.  Alors, je crois que ca due être difficile pour moi aussi mais comme je ne parlais pas, elle s’en est probablement pas rendue compte.  La connaissant, je suis pas mal sure qu’elle me prenait dans ses bras pour se consoler elle-même.  Il y a une photo dans mon album de bébé ou ma mère est couché sur un divan et me prend dans ses bras et m’embrasse.  Moi je pleure.  Ma mère m’a raconté qu’un jour, elle en avait assez et elle a décidée de partir faire le tour du monde avec une de ses amies.  Elle a appellée mon père pour qu’il vienne s’occuper de nous le temps de faire des commissions et elle est revenue une semaine plus tard.

 

 Ce jour la.  Je ne sais pas qui a eu l’idée de dire, attend, c’est un beau moment, j’va prendre ca en photo?! Surement ma mère.  Elle nous a dit que nous avons été placés dans plusieurs familles d’acceuils lorsqu’elle était en crise et qu’elle faisait des tentatives de suicide.  Je n’ai qu’un seul souvenir d’une de ses familles.  Je pleure dans l’entrée de leur maison et je ne comprends pas pourquoi je suis la.  Pourquoi ma mère s’en va et surtout pourquoi je ne peux pas repartir avec elle.  Je me rappelle plus ou moins qu’ils ont fêter mon frère pour ses 5 ans, mais il y a une photo de ca.

 J’en avait donc 3.  Ma mère aimait nous raconter ou on avait habiter.  En tout, je crois qu’on a fait 10 logements en 8 ans.  Elle aimait bien raconter qu’un jour, alors qu’elle dormait - ma mère était prostituée et travaillait de nuit - et qu’un matin, c’est la sonnerie de la porte l’a réveillée.  C’était la voisine qui ramenait mon frère de 4 ans qui s’était enfui.  J’avais donc 2 ans.  Pour qu’elle ne se rende pas compte qu’il était parti, elle ne devait pas non plus savoir ou j’étais ou ce que je faisais.  Un autre matin, on avait sorti les condiments de l’armoire et on avait fait des lignes de sirop, de mayo, de moutarde dans le salon!! ca devait pas être évident de travailler de nuit et de pas pouvoir dormir en paix le matin! 

 

Ca doit être une des raisons pour laquelle quand j’étais paramédic, un matin après un quart de travail de nuit, je me suis couchée alors que mon ex s’en allait au soccer avec Josh et il a laissé Léa, qui avait juste 1 an et demie à ce moment la, dans son lit.  Je n’avais aucue idée qu’il me l’avait laissé.  Elle est venue me rejoindre en pleurant et comme ca ne faisait qu’une heure que je dormais, j’étais vraiment perdue!  J’étais vraiment fâchée avec mon ex!  Comment? Pourquoi? Il ne comprenais pas qu’il l’avait mise en danger?  J’arrivais pas à formuler des pensées cohérentes, tout ce que je m’imaginais c’est qu’il aurait pu lui arriver tellement de choses et comment je n’arrivais pas à lui pardonner, malgré le fait qu’il ne soit rien arrivé. J’avais tendance à exagérer les situations parce que je n’étais pas capable de contrôler mes émotions.

 

En maternelle, je me rappelle que je me promenait dans le couloir et une fille de 2e ou 3e m’a dit :  ferme donc ta bouche quand tu marches, t’a l’air mongole!  Ca m’avait assez surprise, blessée.  Je me sentais ridicule!  J’étais très ‘reject’ même au primaire.  Tous le monde avait les petites bout d’choux et moi j’avais celle aux gros yeux.  Un jour, tous le monde avait emmené leur poupée à l’école et il y avait 5 ou 6 personnes en cercle qui jouait ensemble, j’ai voulu m’intégrée et ils m’ont rejetés sous prétexte que ma poupée était différente!  J’ai tellement pleurée!  Mais j’ai quand même un bon souvenir de cette école.  Un Halloween, on faisait des activités et pour la mienne, j’avais demandé une idée à ma mère, elle m’avait donné l’idée de prendre une pomme et de la mettre dans un bol d’eau, le but était de croquer la pomme sans aide de nos mains et ensuite il y avait un bol de farine, et il fallait trouver un objet de caché dedans.  Avec la face déjà pleine d’eau, c’était drôle.  Les gens aimaient venir à mon activité alors je me sentait ‘aimée’, appréciée.

 

L’été le matin je partais avec mon frère de 7 ans.  Je ne peux m’imaginer mon josh partir avec sa sœur pour faire 3 ou 4 bloc pour aller à l’école.  C’était différent dans ces temps la, je sais.  Ou peut-être que c’est moi qui est mère poule.  Qui sait?  Le matin de ma première communion, j’ai recu un appel de mon professeur me demandant pourquoi je n’étais pas la.  Je lui ai dit que ma mère dormait.  Elle a insistée pour que je lui passe le téléphone, je me rappelle de mes mains qui sont devenues moites, je voyais embrouiller mais je n’étais pas capable de décrir l’émotion, la peur!

 

 J’ai essayer de lui dire d’attendre un peu avant de lui parler mais, rien à faire.  Elle voulait lui parler.  Après ca c’est plus ou moins clair dans ma mémoire, je me rappelle qu’elle a crier fort, je me suis fait chicaner et plus rien.  Mes souvenirs sont souvent à moitié déconstruit.  Un autre matin, en hiver, j’ai manqué l’autobus.  On avait déménagé alors je prenait l’autobus.  Le concierge m’a trouvée dans la rue et je pleurait.  C’était dans un gros immeuble et je ne me souvenais pas du numéro d’appartement.  Il m’a dit qu’il m’emmènerait à l’école mais qu’il avait des commissions à faire avant.  Je ne me rappelle pas du temps qu’il a pris pour faire ses commissions mais je me rappelle d’être débarquée de sa voiture et d’entrer dans l’école ce matin la.  Je me rappelle aussi que ma mère avait baiser avec quand il est venu cogné chez nous le soir pour lui dire ce qu’il c’était passer.  Elle ne m’a rien dit.  Mais dans ses yeux, je pouvais m’imaginer tout ce qu’elle aurait voulu me dire.  La haine.  La colère.  Comme si c’était de ma faute.

 

 

Quand j’avais 13 ans, en secondaire 1, on a fait une sortie et j’étais contente, ce qui ne m’arrivait pas trop souvent. J’étais reject! Personne ne me parlais, j’étais la looser de ma classe.  Mais après cette sortie, durant laquelle j’ai demander à un gars que je n’aimais pas d’être mon chum et qu’il m’a dit non, vraiment pas! Et lorsque je suis allée voir ce qu’un groupe faisait dans les bois et que j’ai demandée si je pouvais fumé avec eux et qu’ils m’ont répondu non, vraiment pas! Bref, au retour en autobus, on s’est mis à chanter des chansons.  Et malgré les évennements de rejets, j’ai eu un sentiment d’appartenance.  Quand j’ai raconté à ma mère qu’on a chanté des chansons en revenant dans l’autobus et que j’étais heureuse, elle m’a regardée et a dit :  t’a les yeux rouges, t’a fumé ma ptite criss et ce, pendant qu’elle me frappait au visage!  J’étais en colère mais même ca, elle a trouvée le moyen de me le faire payer.  À 14 ans, elle placait mon ptit frère de 9 ans aux bons soins d’une famille d’acceuil choisi par la DPJ et moi elle me donna le choix de demander à une amie si elle voulait bien m’héberger pendant au moins un an.  Ca été une expérience merveilleuse!  Très difficile pour eux par exemple mais pour moi, j’avais tout ce dont j’avais besoin, amour, attention, allocation, les taches ménagères étaient divisées, j’avais des vêtements neufs, sac d’école, patins… la DPJ a payer pour plusieurs choses que je n’avais pas.  Pas que ma mère n’ait pas les moyens.  Non, elle ne voulait pas payer ses choses la avec son ‘cul’ comme elle disait si bien apès plusieurs coupes de vin. 

 

Je ne me rappelle plus combien de fois la police est venue chez moi.  Je me rappellerai toujours de la plus heureuse par exemple, la dernière, quand ils sont venus me soulager de tout ca, enfin!

 

Une nuit, je devait avoir 9 ou 10 ans ma mère était rentrée du travail et ca n’allait pas dutout.  Elle hallucinait.  Quand j’ai descendu les escaliers pour voir ce qui se passait, elle était cachée à côté du divan en rotin et tenait le chat décoratif en bois dans ses bras.  Elle m’a vu et m’a appellée.  Rendue près d’elle elle m’a tirée fort sur le bras pour que je me baisse et m’a dit de me cacher avec elle, qu’il s’en venait et qu’il ne fallait pas qu’il nous trouve.  Mais de qui elle voulait se cacher?? Aucune idée, la chose qui me vient en tête après ca c’est le policier qui me dit d’aller me coucher. 

 

Une des dernières fois à varennes ou la police est venue – c’était pas mal toujours les mêmes - je lui ai demandé qu’est-ce qu’ils attendaient pour nous sortir de cette maison.  J’étais fâchée que personne nous aide.  Les voisins aussi étaient témoins de ces scènes la régulièrement mais personne en parlait.  Personne nous demandait si on était correct.  Je pense que c’est pour ca qu’encore aujourd’hui, quand je me promène dans la rue et que j’entends un enfant pleurer ou crier, j’ai mal.  J’ai envie de tout casser.  Mais je fais rien, comme mes voisins, j’accepte la réalité et j’essaie de me dit qu’il est seulement juste fatigué, ou qu’il veut un jouet mais la première chose qui me vient en tête, c’est toujours la détresse; je me demande si il a besoin d’aide.

 

A 16 ans ma mère m’avait reprise, j’aurais bien aimé restée chez K mais ils s’étaient engagés pour un an seulement et de toute facon, à la fin, K avait fait une mononucléose et je crois qu’elle était épuisée de m’avoir dans ses pattes, on se parlait presque plus.  Ma mère avait louée un logement à Longueuil mais il fallait que je travaille pour payer mes vêtements et ma passe d’autobus.  Et comme elle n’était jamais la, il n’y avait jamais de bouffe dans le frigo alors, ca voulait dire paye ta bouffe aussi.  J’ai travailler chez sports expert l’été de mes 16 ans mais quand l’école a commencée, il n’avait plus d’heures pour

moi.  Je me rappelle que ma mère ne voulait pas payer mes frais de scolarité de mon secondaire 5, 171$.  Je vais m’en rappeller toute ma vie.  Pour mon bal des finissants c’est elle qui a choisi ma robe, 25$ chez le château.  Je m’en foutais un peu parce que j’étais pas très ‘in’ côté mode mais j’aurais aimé en essayé plusieurs et décidé moi-même.  Elle m’avait dit que si je passais mon secondaire 5, qu’elle me rembourserait les frais de scolarité et qu’elle me louerais une chambre d’hotel pour moi et mes amies à mon bal.  Rien de tout ca est arriver of course!

 

Alors, quand ma mère disait à mes ami(e)s à mon 21e anniversaire qu’elle me bercait encore quand j’avais 5 ans, j’étais légèrement confuse à savoir quand? Après ou avant tout ces souvenirs? Je n’ai aucun bon souvenir de mon enfance avec ma mère.  La déception.  J’avais toujours l’impression de la décevoir.  J’ai pourtant quelques photos de moi quand j’étais petite où j’affiche un grand sourire, une aussi avec ma mère qui me tient sur ses genous, un vidéo aussi, j’avais à peu près 12 ans ( dans une bonne période où elle m’avait inscrit à des cours de théâtre… ) et on me voit l’embrasser! alors, j’en ai eu des bons moments, j’aimerais vraiment ca m’en souvenir!  Je sais que ce que j’ai vécu est moins pire qu’un enfant abusé et battu.  Je suis consciente que malgré cette négligence psychologique, j’ai toujours été nourrie, habillée et j’ai toujours eu un lit pour dormir. 

 

 

 

Posté par solimite à 04:40 - Commentaires [0] - Permalien [#]


Commentaires sur famille

Nouveau commentaire