25 mars 2013

Thérapies/JF

 

La première fois que j’ai consultée un psy, j’avais 26 ans, c’était après que ma mère soit décédée.  Je trompais mon chum, c’était après tout le bordel qui était arrivé à l’école alors, j’me sentait pas bien et j’avais besoin de comprendre pourquoi.  C’était 10 séances au CLSC.  J’y suis allée quelques fois, j’appellais souvent dernière minute pour canceller et quand j’y allais, j’avais l’impression que c’était plus une séance de chialage que d’autre chose.  Je ne pense pas avoir compris, grandie ou changée avec ces rencontres.  La psy était très gentille mais elle avait une fille ado et elle essayait de me faire comprendre le point de vue d’un parent en me donnant des exemples de sa vie personnelle.  C’était pas ce que j’avais besoin. 

 

En 2009, je suis allée voir une sexologue pour essayer de comprendre et trouver comment je pouvais changer certains comportements.  Je me rappelle d’être assise sur mon divan dans le salon de ma maison à Beloeil et je me dit : Sophie, si tu arrêtes pas, tu vas tout perdre ca!  Et je regardais tous les efforts que j’avais mise dans ma maison, dans la cour et je me suis dit : je suis vraiment bien ici, mes enfants sont bien ici, Sophie calvince, fait des efforts dans ton couple! On a fini par faire une thérapie de couple.  Mais, encore une fois, j’avais l’impression que c’était plus des séances de chialage.  Elle nous a aidé, je crois, parce qu’on allait un peu mieux pendant un petit moment.  Sauf, qu’à la fin, on a réalisé que ni l’un ni l’autre allait changer alors si on voulait rester en couple, il fallait accepter l’autre, accepter la situation, le passé.  J’étais pas prête à m’accepter moi-même alors, pour le reste, j’étais loin d’être prête!  Et finalement en 2010, je suis allée voir une psychologue pour essayer de trouver des moyens pour me contrôler.  Je ne

voulais pas me séparée mais j’arrivais pas à être complètement honnête dans ma relation.  Elle m’a suggérée d’aller consulter pour un trouble bi-polaire après seulement 4 séances.  J’ai alors fait la demande à Louis H. pour une évaluation.  J’ai été évaluée et diagnostiquée et j’ai alors commencer la thérapie de groupe pour le trouble de la personnalité limite.  C’était une fois par semaine et aux 3 semaines je rencontrait mon intervenante, Julie.  J’avais aussi une rencontre avec le psychiatre aux deux mois ou lorsque nessécaire.  Je ne comprenais pas vraiment ce qu’était le TPL.  J’avais lu les critères de diagnostique, je croyais comprendre mais maintenant, je me rend compte que je ne savais pas dutout qui j’étais.  La thérapie était divisée en cinq modules et nous donnais des habiletés pour mieux gérer notre trouble.

 

Mais, à la fin mai de 2012, j’avais besoin de quelque chose de plus intensif pour m’aider, alors j’ai commencée une thérapie à l’hopital de jour, 4 jours par semaine pendant 7 semaines.  J’y suis allée du début juin 2012 à la mi-juillet 2012.  Ils étaient 3 intervenants et je rencontrait le psychiatre une fois par semaine le mercredi après-midi.  C’était plus qu’intensif mais j’en avait vraiment besoin.  Le problème, c’est que je me suis attachée très rapidement et légèrement trop intensément à un des travailleur social. La dernière fois que je l’ai croisé, ca m’a tellement virée à l’envers, que j’ai décidée de tout arrêter!

 

 

JF, le travailleur social en question, est un excellent thérapeute.  Ils le sont tous d’ailleurs, chacun d’une facon différente, ce qui rend l’équipe très efficace.  Un des traits typique du tpl est le ‘ tout blanc, tout noir’.  Alors, de dire qu’ils sont excellent pourrait laisser croire que je les idéalises! Non, je n’idéalise ni dévalorise aucun d’entre eux, je crois avoir une opinion variée de chancun d’eux mais c’est JF qui m’a aider le plus, en me confrontant, en essayant de m’exposer à certaines facettes de moi-même que je ne voulais pas m’avouer, montrer, que je voulais éviter, que j’ignorais même la présence par moment. Mais en même temps, il me laissait savoir qu’il comprenait et il démontrait de l’empathie.  C’était difficile pour moi d’accepter sa patience, ses compliments, sa gentillesse mais je crois que c’est ce que j’avais besoin à ce moment.  J’aimais bien Patrick.  Lui aussi me confrontait et ca m’a beaucoup aidé mais je ne sentais pas la même empathie de sa part. Samia était probablement très gentille mais, je ressentais une certaine irritabilité, j’avais l’impression qu’elle me jugeait et ne me cromprenais pas dutout alors j’avais beaucoup de difficulté à m’adapter à son style.  Je la voyait comme une figure d’autorité.  Julie m’a dit qu’elle croyait que j’idéalisait JF.  J’étais pourtant très terre a terre sur ce point, je savais qu’il avait probablement plusieurs défauts, comme tout le monde mais comme je ne le connaissais pas, je ne pouvais que m’imaginer.  C’est vrai que je l’admirait beaucoup par exemple.  Mais, le problème, c’est qu’en plus d’être bon, il est beau! Il m’allume vraiment! Il est assez grand, il a les cheveux châtains/blonds et il a de magnifique yeux bleus.  Et j’étais follement attirée par lui! Son sourire, sa démarche, son nez, tout ses petits tics, même sa facon de boire son café me faisait tripper! 

 

Ca n‘aurait pas été un problème si je n’avais pas été dépendente de ce feeling d’excitation, d’euphorie qu’on a quand quelqu’un nous fait tripper.  Au début, c’était pas trop problématique, j’étais attirée, mais j’étais capable de le contrôler assez bien, même que c’est exactement ce feeling qui m’a beaucoup aider!  J’ai retrouver l’espoir qu’un jour, j’allais me sentir bien dans ma peau et la motivation pour trouver des moyens pour y arriver.  Est-ce que ce sentiment d’euphorie était de l’évitement? Probablement.  Mais c’était très inconscient de ma part.  Et comme il était mon thérapeute, je ne pouvais pas le vivre comme d’habitude, ce merveilleux feeling.

 

J’ai toujours été une fille directe, quand j’étais attirée par un gars, ce n’étais pas très compliquer, je m’assurais d’une certaine réceptivité bien sure et je demandais

simplement si il voulait baiser avec moi.   Je sais, c’est cliché mais le rush d’adrénaline que la séduction me fait vivre est une euphorie qui me manque terriblement! (ca fait au moins deux ans que je n’ai pas vécu ca)  Par contre, chaque fois que mes petites histoires se terminaient, je tombais souvent dans une hystérie incontrôlable.  J’ai hésitée avant d’utiliser ce mot.  Définition : L'hystérie décrit un ou plusieurs excès émotionnels incontrôlables.  Le terme défini une disposition mentale particulière, tantôt constitutionnelle et permanente, tantôt accidentelle et passagère, qui porte certains sujets à présenter des apparences d'infirmité physiques de maladies somatiques ou d'états psychopathologiques.  C’est ca que je voulais dire !  Donc, même si mon histoire avec JF était plus imaginée que réelle, j’ai quand même eu cette horrible hystérie incontrôlable à la fin de la thérapie.

 

J’ai aussi trouvé un site qui explique l’hystérie de plusieurs facons différentes.  Je trouvais ca pertinent parce que ca m’a aider à comprendre plusieurs de mes comportements.

 

Un degré d'implication dans le désir de l'autre trop important, (est-ce que ca peut être imaginé?)voire massif, implique donc un risque de désorganisation extrêmement important : tout ce qui se construit à un endroit peut être déconstruit l'instant d'après, puisque l'axiomatique de base dépend presque uniquement de l'interlocuteur et non de quelque chose qui est profondément, authentiquement, partagé par le sujet. Ainsi, les pathologies psychotiques qu'on trouve dans l'hystérie sont liées à ce phénomène de déconstruction d'un système précédent, qui accompagne l'investissement d'un système suivant. Lorsque cette succession est trop rapide et trop intense, la déconstruction du sujet est pratiquement constante et l'on retombe sur la définition du mécanisme psychotique.

Le transfert hystérique 

Une structure comme l'hystérie est ainsi une modalité de connaissance, d'intelligence, qui peut avoir des aspects extrêmement positifs pour le sujet et son environnement. Cette sorte d'hyper-adaptation au désir de l'autre peut aussi être, socialement, une médiation permettant à la science du dialogue de se développer d'une manière particulièrement positive. En fait, toutes les pathologies mentales sont des capacités adaptatives à un milieu précis et comportent une dimension d'intelligence, d'adéquation au contexte. Le problème général de la structure pathologique étant une trop grande rigidité ( ah .. ouais.. j’ai appris ca aussi.. ), sa dépendance vis-à-vis du contexte, on le retrouve ici dans la question de l'hystérie.

Hystérie et Œdipe 

Il faut dire un mot de la configuration œdipienne. Il existe depuis le début de la psychanalyse, un fossé entre l'importance de cette problématique œdipienne pour les psychanalystes et l'incompréhension parfois choquée des non-psychanalystes. En effet, ilest difficile d'argumenter que chacun ait eu envie de coucher avec sa mère ou avec son père, pourquoi pas les deux. De fait, la question n'est pas que l'enfant de 4 ans, 5 ans, ait envie de faire l'amour avec son père ou sa mère.   (han??) Ce qu'il veut, c'est la toute-puissance psychique, toute-puissance dans laquelle la toute-puissance sexuelle ne représente qu'une partie. Ainsi le mythe d'Œdipe peut s'éclairer de ce désir inconscient chez lui d'être tout bonnement le maître de son désir, et du monde, et on comprend mieux l'aspect universel de ces rêves de toute-puissance et on saisit mieux la fonction profonde de la castration, qui consiste tout simplement à mettre la réalité à la place de ce désir de toute-puissance. La réalité avec ses lois, avec ses limites, avec ses frustrations, avec ses contraintes et avec ses punitions. ( ah.. ok.. je comprends mieux)

Ainsi s'éclaire le vieux débat sur la question de la séduction réelle ou imaginaire (voila, imaginaire.. je savais) à laquelle auraient été soumises les hystériques lorsque l'on interroge leur histoire. Cela ne change rien : si la séduction est réelle, l'hystérique est confronté à la toute-puissance d'un de ses parents ( wtf??) et cette possibilité de toute-puissance dans l'exercice des pulsions va lui apparaître, en retour, envisageable, va induire chez lui ou elle une faille d'inscription de la castration. Si elle est imaginaire, à l'inverse, une difficulté d'assomption de la castration (je saisi pas tout à fait ) d'une autre origine l'amène à inventer des processus supposés de séduction, de toute-puissance.  Cette tentation est constamment présente dans la séduction pathologique. (ca doit être un de mes dx ca..)

Mais quel est l'absolutisme à l'œuvre dans la problématique hystérique ? Nous l'avons vu, elle s'origine de cette soumission au désir de l'autre, qui n'a pas de vraie limite puisque le tiers ne joue pas son rôle. Les phénomènes d'identification faisant le reste, l'hystérique est amené à la répétition du mode de fonctionnement qu'il ou elle a pu constater chez un de ses deux parents. La castration devient une crainte, une peur, devant l'évidence de l'impossibilité (ok,ca oui), et même l'interdit de cette toute-puissance trop présente. Ainsi, la crainte de la castration n'est-elle que le reflet du désir de l'hystérique de réaliser la toute-puissance psychique à laquelle il ou elle a été confronté en tant qu'objet de cette toute-puissance. La tumultueuse vie amoureuse de C.  est ainsi le reflet de cette constante tension entre la possession et la dépossession de l'objet d'amour, dans un exercice de toute puissance amoureuse qui ne faisait que répéter l'absence de limite, de respect, que C. a toujours en retour rencontré, en particulier avec sa mère dès le début de sa vie. ( je crois saisir )L'abandon de cette omnipotence par le sujet ne peut se faire qu'à partir du moment où les capacités de réalisations concrètes de son désir personnel, auto-conservatoire, deviennent suffisamment libres et notables pour qu'il puisse lâcher ce fantasme. On voit tout le prix du travail de reconstruction intime de ces dimensions d'auto-conservation, puisque ce sont les seuls endroits qui échappent aux aléas que représentent l'accord et le désaccord d'un partenaire pour construire son psychisme.   

Abandonner la jouissance toute-puissante et douloureuse de l'autre n'est possible à l'hystérique qu'à condition d'être suffisamment avancé dans les autres dimensions de la vie, en particulier dans les logiques très personnelles de l'auto-conservation. L'articulation hétérologique redevient alors possible, et avec elle, un allègement ou une chute de la souffrance hystérique se constate. La circulation authentique entre soi et l'autre réapparaît, avec des césures devenues enfin possibles. Le travail transférentiel avec un trait hystérique mêle donc  particulièrement clairement la déconstruction, avec la mise à jour de l'histoire fusionnelle et la reconstruction, avec la ré-appropriation de soi qui peut enfin advenir. (Michel S Levy, hystérie)

Je ne suis pas certaine de tout comprendre mais je sais que ca fait un certain sens dans ma tête quand je le lis!

 

La thérapie a commencée alors que j’étais en crise.  Je pleurais tout le temps.  Je me rappelle plus ou moins des premiers jours.  Je pleurais beaucoup.  La première fois que j’ai vu JF, ils me demandait pourquoi j’étais la, en crise, j’ai parlé de mon ex, des gars, je me rappelle que j’ai mentionnée que je n’avais pas envie de rencontrer des gens, que j’étais allée sur réseau contact mais que j’avais plus ou moins envie d’y retourner parce que je ne savais pas quoi dire aux gens s’ils me demandaient ce que je faisais, c’est un peu looser de dire que t’es en thérapie à temps plein… et qu’en plus, je ne buvais pas vraiment alors, aller prendre une sangria ou un verre de vino sur une terrasse c’était plus ou moins moi.  Je crois qu’on aurait pu me dire n’importe quoi à ce moment la et tout aurait été négatif.

 

JF n’était présent que les lundis et un mercredi sur deux, je crois, les détails m’échappent mais je sais qu’il n’était pas la à temps plein au début.  La première activité que j’ai fait avec lui, il fallait faire un collage qui nous représente.  Je l’ai fait sans trop y penser.  J’ai découpée une photo d’une fille en dessous sexy, qui représentait mes relations avec les hommes, sexe, que du sexe… Quand j’ai vu une photo d’une cuisine qui ressemblait à la mienne à Beloeil, j’étais triste.  Je m’ennuyais vraiment de ma maison alors, c’était pas évident de penser à ca mais j’étais aussi très fière de cette cuisine alors, j’ai mentionnée que c’est moi qui l’avait designer.  J’ai aussi découper une photo d’une caméra et dit que j’aimais bien la photo, il a eu une réaction, je ne sais pas comment l’interpréter, surprise? Peut-être qu’il aimais la photo aussi, je ne sais pas.  Déjà, à ce moment, j’étais attirée mais, trop dans mes pensées pour le nommer.  À la fin de cette première rencontre, il nous a expliquer ou était la cafétéria, parce que nous avions rdv deux heures plus tard avec le psychiatre alors, si on voulait aller diner, la café était … je ne me rappelle plus ou, il était tellement beau cette journée la, sa chemise mettait en valeur ses yeux et elle était déboutonnée alors je pouvais voir son poil de chest et j’avais terriblement envie de m’y perdre…  j’arrivais à peine à l’écouter alors j’ai dit, ‘non, c’est ok, j’vais allée chercher mon gars pour diner’.  Mais j’ai tellement eu le goût de lui demander : ‘tu vas être la? parce que si t’es la, j’y serai!!’  J’ai garder mon filtre, heureusement! 

 

À la 3e semaine de thérapie, je commencais à aller un peu mieux et jai dit à Mel que je le trouvait beau.  Elle m’a dit que je devais leur en parler. Je ne comprenais pas trop pourquoi elle disait ca et elle m’a répondu : tu fais toujours ca! Je fais toujours quoi? Trouver des gars beau? J’espère!  Je ne comprenais pas trop mais elle a insistée pour que j’en parle.  J’étais vraiment pas certaine si j’allais le faire, honnêtement, je ne voyais pas comment ca allait m’aider dans mon cheminement.

 

Ce soir la, Mel a ‘googler’ son nom.  J’avais même pas penser à ca.  Mais quelle gaffe!! Je savais maintenant où il avait étudier, ca disait sur quoi portait son mémoire et je ne savais même pas ce que ca voulait dire, elle m’a dit : ben non, fais toi en pas, c’est nul! J’hais quand elle est contrôlante comme ca! Eh, si je sais pas c’que ca veut dire, c’est probablement parce qu’il en a pas mal à m’apprendre non?  J’étais intriguée, plus, je veux en savoir en plus! On a aussi trouvé qu’il donnait des conférences, qu’il avait travailler en Allemagne, qu’il n’a que 3 ans de plus que moi et plus de 10 ans d’experience dans le même domaine. Tout ca m’a donner un sentiment de jalousie.  J’étais jalouse de ses réussites professionnelles mais je l’admirais en même temps.  Le côté personnel m’était inconnu et donc laissait place à l’imagination.  J’avais envie d’entrer dans sa vie, de savoir tout sur lui!  Il fallait arrêter ca, mais avant, je voulais voir si il avait un compte facebook, je voulais montrer à Mel de quoi il avait l’air.  Méga gaffe numéro 2!!

 

Je leur en ai quand même parlé le lendemain, évidemment pas à lui directement.  Au début Juillet, il restait 2 semaines à la thérapie, Samia s’en allait en vacance alors elle nous annoncait que JF allait prendre sa place à temps plein.  Le jour d’après, Laurent a dit qu’il avait vu Samia dans le couloir et JF, un peu sur la défensive, a dit qu’avant de partir en vacance elle devait faire de la paperasse.  J’ai senti un malaise.  Pourquoi? Est-ce que c’était pas vrai?  Est-ce que c’était voulu que JF soit la à temps plein? Pour m’exposer à JF pour justement essayer de le confronter? ‘ je dois paranoyée la… Sophie, franchement!’  Je ne me rappelle plus ce que j’ai demandé mais il a répondu qu’ils avaient 3 semaines de vacances et autres choses que je n’ai pas comprise parce que j’étais, encore fois ‘gelée’ pour éviter de penser qu’il me parle d’autre chose que la thérapie.  Il était semi gêné quand il parlait, cute, je me demandais vraiment si c’était parce qu’ils avaient concoctés cette exposition volontaire pour moi?  Ca sonne parano ou narcissique, je sais, mais peu importe, je  commencais à avoir hate d’aller en thérapie le matin et j’étais triste quand le jeudi arrivait.  Je voyais bien que je commencais à être accro. Mais en essayant de focusser sur mes objectifs à chaque semaine, je tentais de contrôler ce que je ne comprenais pas. 

 

La première fois ou j’ai vraiment sentie une émotion m’envahir, c’était un matin de thérapie, j’étais dans l’auto, il faisait beau et j’avais la vitre baisser, la musique à fond.   Juste avant d’arrivée dans le stationnement, j’ai vu une voiture stationnée sur le bord du chemin, en face de la garderie.  Il y avait une petite fille aux cheveux blonds d’à peu près l’âge à Léa, en culotte, debout à côté de l’auto.  J’ai espérée le temps d’une fraction de seconde que ca soit lui.  C’était lui! Il était penché et semblait nettoyer le siège arrière.  Il a lever la tête comme je m’arrêtais pour faire mon stop.  Mon cœur s’est mis à battre tellement vite et jai eu très chaud d’un seul coup!  Mes genous sont devenus mous et jai eu de la misère à passer de la première en deuxième!  C’était assez intense et surtout, ca ne m’étais jamais arrivée! J’ai pourtant trippée solidement sur beaucoup de gars et j’ai déjà sentie d’autres types de réactions physiques mais, comme ca et seulement à la vu de quelqu’un, c’était la première fois.  Pourquoi j’étais autant attirée à lui à ce moment précis? Est-ce que c’est parceque je le voyais dans un moment de vie personnelle? ou bien j’anticipais tellement sa présence que c’est moi qui s’est créer cette émotion, ce sentiment, cette réaction?

 

J’ai essayer de ne pas m’en faire mais, je me suis quand même demander si je devais lui offrir de l’aide.  J’aurais peut-être pu occuper sa fille le temps qu’il finisse, j’avais des jouets dans l’auto… L’aider à nettoyer?  C’est sure qu’il n’aurait pas accepté mais de

toute facon, c’était physiquement impossible.  Les mots n’auraient pas sortis de ma bouche même si j’avais essayer.  Il s’est écoulé 10 ou 15 minutes entre ce moment et notre entrée dans le local ou se déroule la thérapie. 

 

J’avais eu le temps de me calmer et quand il s’est assis je lui ai demander si sa fille avait échappée quelque chose sur elle ou si elle avait été malade.  Il a répondu : ah, tu m’as vu dans mes déboires! Et m’a confirmé que sa fille était malade.  Puis, plus rien.  Ma tête me criait de continuer la conversation, que c’était un bon moment pour en savoir plus mais ma bouche était décidée à rester fermée.  Pourquoi? C’est quoi l’émotion qui m’envahissait à ce moment? la peur? La peur de quoi? D’avoir l’air conne? D’en savoir trop sur lui et que ca m’incite à vouloir faire comme je l’aurais fait si il n’avait pas été mon thérapeute? Est-ce que j’avais peur de moi-même? Est-ce que je voulais juste garder une distance pour justement pas m’attacher plus?

Je me demandais aussi pourquoi il avait pris le temps de laver la voiture? Est-ce qu’il attendait que sa blonde vienne chercher la petite?ou elle est quand même allée à la garderie? Pourquoi ne pas la prendre dans ses bras et s’en occupé? Trop de questions qui ne seront jamais répondu.. arrrgggg.

 

Cette journée la, on a fait une activité ou il fallait écouter de la musique en fermant nos yeux et après, on essayait d’exprimer en peinture quelle émotion on avait ressentis.  La musique était sur une tablette, ipad ou un truc du genre, il n’y avait que 3 chansons dessus.  Quand il touchait l’écran pour choisir les chansons, je regardais ses mains, oh qu’il a de belles mains!  J’aime un homme avec de belles, grandes mains.  Vous savez ce qu’ils disent des hommes aux grands nez et grandes mains!  Hmmmm. Focus Sophie svp.  J’étais nerveuse.  Je me rappellais un évennement qui s’était produit plusieurs semaines auparavant, quand G-A avait mis la chanson ‘over the rainbow’ du chanteur obèse Hawaien, que Bruce écoutait souvent.  Ca m’avait fait penser à Bruce et qu’on écoutait cette chanson des fois quand on était couché… alors, j’avais eu une émotion intense et j’étais partie en courant pour aller pleurer dans la salle de bain!  La salle de bain qui était juste à côté du local ou JF était.  Je ne le connaissais pas à ce moment, mais après m’être calmée, j’ai croisée son regard en sortant de la salle de bain et il a acquiessé G-A comme pour dire : tout est sous contrôle, ok, ca va bien.  Alors, quand la première chanson a commencée à jouer, il m’a regardé, comme si il était insécure, il attendait peut-être de voir ma réaction? Est ce qu’il s’en rappellait de cet évennement? Surement pas.  Je sais pas pourquoi mais il y avait quelque chose dans son regard, j’avais envie de lui, de le connaitre, de lui dire ‘ca te tente tu d’aller prendre un verre après tout ca?’ arrrggggggggggg, patiente, je suis la patiente!!

 

J’étais partout dans ma tête sauf à l’activité! Ses mains étaient juste la, à quelques pouces des miennes.  J’aurais voulu le frôler, essayer de lui faire ressentir ce que moi je ressentais. Est-ce que cette réaction était en lien avec les émotions que je venais de represser?  Je sais pas. Surement.  Je cherchais à éviter alors ca fait du sens.  Je n’arrivais pas à discerner lesquelles de ses émotions j’étais en train de vivre à ce moment précis.  J’avais beaucoup de difficulté à me concentrer.  

 

 Aussi, la musique me rappellais celle de ma mère alors, peut-être que je cherchais à éviter ca!  C’est une hypothèse que je garde en tête.   Mais ses mains, j’arrêtais pas de regarder ses mains, sa bague à son pouce.  Pourquoi? Est-ce qu’il est marié? Ouuuhh, divorcé?  J’avais des questions non stop dans ma tête, le problème c’est que quand je me sens excitée comme ca, je ne peux pas le cacher.  Alors l’activité a été légèrement déviée, changée.  Au lieu de nommer l’émotion, jai juste dit à quoi, à quel moment de ma vie ca me faisait penser.  J’essayais de me parler : focus focus focus sophie mais dès que mon regard croisait le sien, c’était le chaos dans ma tête. 

 

Une des chansons était plutôt romantique, j’avais un sentiment de bien-être en l’écoutant mais quelques secondes après, The Sopranos sont apparus dans ma ptite tête! The godfather aussi.  Parce que l’amour me fait penser à la trahison, la déception, la violence? Je sais pas.  Peut-être que jme rappellais juste les bons moments ou moi et rony on écoutais les sopranos ensemble.  Avant d’avoir des enfants.  Quand on était encore amoureux.  Ou quand  j’écoutais the godfather avec ma mère.  Elle louait la trilogie une

fois par année, c’était sa tradition et des fois, elle m’incluait et j’appréciais ces moments.

La scène où la fille de michael se fait tirer l’a toujours fait pleurer, même après l’avoir vu cent fois!  Faut dire que Al Pacino a vraiment réussi à nous faire sentir ses émotions!  Moi aussi je pleurais, mais pas pour la scène.  Parce que je lui en voulais d’être capable d’avoir des émotions avec un film et pas avec moi.  Je me sens égocentrique, narcissique quand je pense des choses comme ca mais, c’est comme ca que je me sentais à ce moment la.

 

Une autre chanson me rappellait le voyage à Acapulco quand j’avais 17 ans.  Ma mère partait avec une amie et son amie a cancellé dernière minute alors elle m’a demandé si je voulais y aller.  On était ‘chaude’ 6 jours sur 7!  Ma mère était tellement jalouse de moi et j’en ai profiter!  J’avais tellement d’attention, mais on a presque pas passer de temps ensemble.  J’allais jouer au beach soccer quand elle dormait durant la journée, le soir on soupait, buvait et elle partait marcher seule sur la plage.  Un soir on est sorti dans la ville.  C’est après cette soirée que je n’ai plus jamais été capable de sentir de la téquila! Je dansais avec un Ontarien, ouan, je sais, j’aurais pu en choisir un qui venait de plus loin mais il me voulait et j’aimais ca! Àla fin de la soirée, je la cherchais pour retournée à l’hotel mais elle était déjà partie!  Il a fallu que je quête un lift avec cet Ontarien, qui était plus qu’heureux de la situation!  C’est ma mère qui avait la carte/clé pour la porte de notre chambre.  Évidemment, elle ne répondait pas alors je suis redescendu avec l’Ontarien, dans sa chambre.  Je lui ai dit que j’avais juste besoin de dormir mais ca ne l’a pas arrêté.  Je ne me rappelle pas de grand-chose mais je crois que j’ai baisé avec.  Il voulait qu’on se voit après le voyage.  J’étais pas interessée alors il a demandé mon numéro de téléphone à ma mère!  La fin de semaine suivant notre retour, il m’a appeler d’une chambre d’hotel à longueuil, juste a côté de chez moi!  Je lui ai dit de me laisser tranquile.  Mais il a continué d’appeler.  Ma mère l’a pris en pitié et lui a répondu.  Le lendemain, elle me racontait qu’elle avait été prendre un verre avec lui. 

 

Elle ne m’a jamais avouée avoir couchée avec mais la connaissant, ca m’étonnait du contraire.  Elle avait eu un gros kick sur le chanteur du groupe qui nous faisais danser tous les soirs, mais lui n’avait de yeux que pour moi.  Elle en était assez frustrée, je pense que c’est une des raisons qui a fait qu’on a pas passer vraiment de temps ensemble durant le voyage.  Je lui rappellais probablement qu’elle était rendu plus vieille j’imagine ou je l’empechait tout simplement de se faire baiser?  Pourtant, ma mère était vraiment une belle femme.  Ce voyage représente assez bien les grandes lignes de notre relation.  Jalousie, distance, rejet, solitude.  J’avais mes beaux moments à moi la-bas.  Sur la plage.  Toute seule.  Le soleil chaud partout sur mon corps.  Le sable doux sous mes pieds.  Le bruit des vagues doucement dans mes oreilles.  Alors, la chanson me rappellait ce moment précisement, quand j’étais seule, au bord de la plage.  Il y avait toujours de la musique, souvent salsa ou merengue, qui jouait à l’extérieur.  Alors, après avoir expliqué que l’une de ses chansons me rappellaient le voyage, il m’a dit : alors, y’a des bons souvenirs? J’ai dit oui.  Son visage était plus relaxe, je sais pas pourquoi il m’a semblé s’être attendri un instant, et ca m’a fait sentir bien.  On a jasé des peintures de Laurent aussi et il a dit à un moment donné : c’est comme l’art de faire une ligne et m’a regardé comme pour avoir mon aprobation ou juste, une confirmation que je comprenais ce qu’il voulait dire.  Je comprenais très bien ce qu’il voulait dire et je le trouvais tellement cool, drôle, et je me suis sentie comme si on étaient entre amis pour une fraction de seconde alors, ma petite tête a gelée la, plus rien, niet, nada, pas un mot!! J’ai surement eu l’air très lunatique ou .. je ne sais pas.  J’aurais voulu lui dire ‘ouais’, et faire des jokes sur les lignes moi aussi.  Mais je n’imagine tellement pas si j’avais été moi-même et que j’aurais ris à ce moment et qu’on aurait eu le sentiment d’être sur la même longueur d’onde, et tout les autres petits moments comme ca, si j’avais été capable d’être moi-même aussi, quel chaos en serait ressortit?  C’était comme mon méchanisme de défense qui essayait très fort de ne pas embarquer pour justement prévenir l’attachement et l’engoufrement dans ma tête, et malgré ca, je me suis quand même retrouvée attachée, cadenassée à lui!! peut-être que j’ai eu tort de penser comme ca, peut-être que justement, si je m’étais laisser allée, que je n’aurais pas retenue autant de pensées et d’émotions, alors ca aurait été pas mal moins pire?  Qui sait. 

 

On était trois patient seulement, Laurent, Simon et moi.  Mais j’ai vu Simon deux ou trois fois seulement, il était en bris de contrat dans sa dernière semaine alors.  Simon était

quand même beau.  Son père était ambulancier et il dit qu’il l’a ‘backer’ pas mal quand il était ado mais a eu beaucoup de problèmes avec sa mère.  Il avait eu une adolescence assez turbulente alors sa mère ne lui faisait plus confiance.  Il disait avoir vendu de la drogue, voler des voitures et même tuer quelqu’un mais ca c’était pas voulu.  Il roulait sur l’autoroute et il a frappé un homme qui marchait.  Il avait vraiment pleins d’histoires interessantes.  C’est pas mon genre de gars.  Je les aimes un peu plus éduqué, clean.  Mais il m’a aidé dans le sens ou j’ai retrouvée l’envie d’aider les gens avec lui.  Je lui ai demandé si il avait déjà fait de la prison.  Ca face a changé.  Il ne parlait plus.  J’avais touché un point sensible.  Le lendemain, il a dit qu’il avait pleuré, que ca l’avait fait réfléchir. Au début j’étais mal à l’aise de l’avoir fait pleurer.  Mais après, à la rencontre avec Dr. D, JF et Patrick, j’étais excitée, j’étais encore mal à l’aise mais je commencais à avoir le feeling que j’avais quand j’étais paramédic.  L’envie d’en savoir plus, de rentrer complètement dans la vie des gens et de les aider.  Quand il a eu une rechute et qu’il a consommé, il se sentait vraiment mal.  Je lui ai sorti une feuille avec un cycle du changement.  Ca dit que c’est normal d’avoir des rechutes et l’important c’est de retourner dans le cycle rapidement quand on s’en rend compte et ne pas se sentir coupable.  Il avait l’air content.  Je ne sais pas si ca l’a aidé.  J’espère.  Il disait se sentir nul parce qu’il n’avait pas fini son secondaire.  Je le comprenais tellement.  J’me suis sentie inférieure toute ma vie.  Pas mal tout mes ami ( e )s ont des BAC alors, c’était pas évident pour moi, je n’ai pas fini mon DEC, j’ai seulement un AEC en techniques ambulancières.  Même si j’en suis fière, j’ai toujours voulu aller à l’université.  La dernière journée que Simon est venu, une fille venait voir si ce genre de thérapie pouvait lui convenir, elle n’était pas certaine si elle allait restée, elle voulait juste voir comment ca se passait.  G.  Elle disait avoir des problèmes avec les ‘mauvais garcons’.  J’ai trouvé ca drôle comment elle a dit ca.  Elle m’a fait chier.  Quand je parlais de mon ex et que j’acceptais pas sa blonde, elle disait : oui mais t’a aucun contrôle alors accepte le.  Je deteste me faire dire quoi faire!! Surtout de quelqu’un que je ne connais pas… Mais c’est quand elle m’a dit que Léa allait surement être mieux plus tard parceque la blonde de mon ex était jeune alors elle allait en sortir gagnante.. Je lui aurais arraché la tête!! Je suis contente qu’elle ne soit pas restée! 

 

Laurent n’était pas mon genre de gars.  Il avait les cheveux long et consommait surtout du pot mais il lui arrivait aussi de consommer des drogues dure. Lui non plus n’a pas fini son secondaire.  C’est impensable pour moi que mes enfants n’aillent pas à l’université, alors, si ils envisageaient lâcher l’école au secondaire, je ferais n’importe quoi pour les empecher.  Mais, je sais que rendu la, ma tête a le temps de changer d’idée 1000 fois.  Laurent a un grand cœur.  Il est sensible et ne demande qu’à être écouter et aimer.  Pas mal comme tout le monde mais pour une raison inconnue, sa mère ne semble pas lui donner ce qu’il a besoin.  Il est aller deux fins de semaines chez sa mère durant l’été été ca lui a fait du bien.  Il m’a dit une fois, dans la salle d’attente, pas en thérapie, que son père buvait beaucoup et qu’il l’avait presque tué une fois.  Je pouvais m’identifier à ca!  Il me faisait penser à mon petit frère.  Plein de rage, de colère.  Il fumait beaucoup de pot.  Il était pourtant en détox mais n’arrivait pas à arrêter.  Il semblait vouloir une famille un jour, pas comme le rêve américain, pas de clôture blanche autour de sa maison ni de chien, ah oui, il voulait un chien, mais il avait quand même envie d’avoir cette vie de couple, avec projets et amour et enfants et tout ce qui vient avec. 

Il se battait souvent avec d’autres gens.  Il s’énervait facilement quand il se sentait attaqué, avec raison, et avait beaucoup de difficulté à contrôler sa colère.  Ca l’amusait quand il parlait de ca, surtout du gars qui l’a ‘bitch slapé’ comme il disait si bien! Comme moi quand je parle de sexe! Probablement son méchanisme de défense à lui.  Un jour, je l’ai mentionné, que ca avait surement rapport avec ce qui était arrivé avec son père.  JF me regardait comme si je sortais de la planète Mars et a dit : ‘quoi? Qu’est ce qui est arrivé avec ton père, je ne suis pas au courant’ et après lui avoir expliqué il a dit qu’il n’avait pas lu ca dans son dossier.  Ca doit pas être évident comme thérapeute, ils ont je ne sais pas combien de patients alors l’info qu’ils retiennent en lisant le dossier doit être assez minime, mais je trouvais que ca, ca avait été un point majeur pour Laurent et juste à voir la facon détachée dont il en parlait, c’était clairement non résolu dans sa tête. 

 

Un autre jour, Laurent parlait qu’il avait consommé de l’alcool et du pot la veille et qu’il se sentait dépressif, qu’il ne comprenait pas pourquoi.  Hmm, cher Laurent, la marijuana a un effet direct sur les neurotransmetteur et l’alcool agit comme dépresseur alors c’est assez normal comment tu te sens.  JF lui posait des questions et ca me semblait tellement évident que c’était la ou il voulait en venir!  Je me suis levée pour jetter ma gomme, JF pensait que j’avais peut-être quelque chose à dire, non, je voulais vraiment juste jetter ma gomme!  Mais j’ai dit que je voyais ou il s’en allait avec ses questions.  Offusqué ou surpris, je sais pas mais il m’a dit : ah, je ne m’en allais nulle part mais dit nous ce que tu penses’.  La je me sentais conne!! C’est pas grave, j’ai dit ce que je pensais et j’ai essayée de mentaliser, de juste écouter pour voir les autres hypothèses.  Il m’a dit après que c’était la deuxième fois que je faisais ca, que j’assumais ce que les autres pensait.  L’autre fois était à une rencontre avec Dr. B., Dr. D., JF et Patrick, alors je me sentais légèrement déconcertée!! J’avais eu une phase dépressive et j’avais dit que ca arrivait toujours juste avant mes règles et j’ai rajoutée, ‘je sais que vous ne me croyez pas, mais moi je crois que ca change quelque chose, que je suis plus dépressive dans ces temps la’.  Dr. B. avait répondu qu’il ne jugeait pas ce point, qu’il n’avait jamais dit qu’il ne me croyait pas, donc, que j’assumais ce qu’il pensait. 

 

Le lundi après mon déménagement, j’étais ‘jonsée’ !! j’avais peinturée, fait le ménage, défait les boites… j’étais bien!  J’ai mentionnée ca en thérapie et j’ai aussi dit que le soir du déménagement, je réfléchissais à ma vie et ou je m’en allais, quel allait être mes prochains défis, et je me suis demandée si j’allais un jour retombée en amour.  J’avais un sourire et j’étais heureuse.  J’ai tellement aimé la facon dont il m’a regardé.  Je ne peux pas valider ce qu’il pensait mais ca fait bien mon affaire de croire qu’il trouvait que j’étais ‘cute’ à ce moment.  Son sourire était sincère.  Comme si il était content que je sois contente.  Y’a beaucoup de choses comme ca que j’ai préférée ne pas validée par peur d’être décue, ou d’avoir l’air folle!  Quand il fallait décider l’objectif de la semaine, je n’en avais aucune idée, j’étais juste très heureuse à ce moment la.  JF a dit : oui, mais tu ne peux pas déménager à toutes les fins de semaines!  Ah non? j’ai demandé sarcastiquement. ‘Non’ qu’il a répondu. Je ne me rappelle pas de tout mes objectif mais l’un d’eux étaient de tenter de m’exprimer mieux.  Quand j’ai revisée ma facon de formuler une phrase à un moment donné, il m’a dit : ‘hey, t’é pas en train de travailler sur ton objectif toi?’  J’sais pas pourquoi, je me suis sentie infantilisée à ce moment mais j’ai aimé ca, il m’encourageait et j’en avais besoin.

 

Un autre jour, j’arrive pas à me rappeller de la conversation mais Patrick a fait un commentaire sur le maire de Laval qui avait été perquisitionné et Laurent ne comprenait pas parce qu’il n’écoute pas les nouvelles.  Je ne suis pas fervente de politique mais je suis quand même capable d’entretenir une conversation de small talk en jasant de ce qui se passe dans notre petit monde mais encore je me suis ‘gelée’ et j’ai rien dit, j’avais trop envie qu’on soit ‘amis’ alors l’idée que j’étais la patiente était trop difficile à vivre.

 

Cette journée la, j’ai parlé de la blonde à mon ex, comme presque tout les jours au début de cette thérapie, c’était un gros morceaux que je n’arrivais pas à digérer et j’ai dit que je ne comprenais tellement pas ce qu’ils pouvaient bien avoir en commun à discuter parce que moi, quand j’étais allée prendre un café avec un jeune de 22 ans (un étudiant qui me trouvait belle et qui l’avait écrit sur la feuille d’inscription, ou il y a les commentaires en arrière!... ) et que j’avais eu beaucoup de difficulté à entretenir un conversation avec lui.  Il me parlait de ses parents, chez qui il habitait encore, qu’il était à l’école…mais on ne trouvait pas de point commun, même le small talk était pourri!  J’ai aussi dit que j’étais allée prendre un café avec un gars de 51 ans et que je ne me sentais plus ou moins bien, on avait une bonne conversation mais l’attirance physique était difficile à ressentir, j’avais comme un blocage à cause de la trop grande différence d’âge alors j’avais beaucoup de difficulté à comprendre comment mon ex, avec qui j’avais partagé 15 ans de ma vie donc 15 ans de même valeur, pouvait être aussi différent du jour au lendemain.  J’aurais voulu que ca soit passager, que ce soit seulement une baise, qu’elle ne devienne pas sa conjointe, la belle mère de mes enfants, mais je n’y pouvais rien, c’était hors de mon contrôle et ca me rendait folle!  J’ai réussi à commencer à l’accepter après plusieurs semaines la-bas.

 

Vers la fin de l’HDJ, j’avais réussi à convaincre mon ex d’aller passer un après-midi au cinéma avec les enfants et moi.  J’étais vraiment heureuse.  Mais il m’a énervée tout le long.  J’avais enfin ce que je voulais, du temps en famille, juste nous quatre et tout ce que je trouvais à faire c’était de le blaster parce qu’il prenait trop son temps et j’avais peur qu’on manque le début du film.  Quand j’ai raconté ca à l’HDJ, j’ai aussi rajoutée : la, j’me rappellais toutes les raisons pour lesquelles on était plus ensemble.  JF m’a semblé irrité.  J’ai vraiment senti un contre-transfert.  Comme si il me trouvait conne.  Je me trouvait conne moi-même de penser comme ca mais c’est sa face, son expression qui me l’a fait ressentir jusque dans mes tripes! Et pourtant il venait juste de me ‘backer’.  Quand j’ai commencé l’histoire, Patrick ne comprenait pas pourquoi je voulais absolument faire des activités avec mon ex et les enfants.  Je lui ai expliquer du mieux que je pouvais et j’ai rajoutée que j’avais deux enfants alors il a dit : ‘quoi, c’est plus facile parce que vous êtes deux adultes?’ Il avait l’air irrité, arrogant, je ne sais pas mais je me sentais attaquée et c’est JF qui a répondu : ‘oui, c’est plus facile quand il y a deux adultes pour s’occuper de deux enfants’ avec un ton plus rassurant.  Patrick a renchéri : mais alors vous auriez du invité sa blonde, trois adultes c’est mieux!  Oh la.  J’ai ‘gelée’ et j’ai regardé JF pour qu’il vienne à ma défense et il a fait un signe de tête à Patrick qui voulait dire ‘svp, arrête!’ Merci, parce que honnêtement, je ne sais pas si j’aurais pu continuer cette conversation sans le blaster, je commencais à bouiller à l’intérieur.  Mais c’est bizzare, je ne lui en ai pas voulu longtemps, je comprenais qu’il n’avait pas d’enfants alors, qu’il ne pouvait plus ou moins comprendre. 

 

Patrick a ri de moi une fois et ca m’a fait un petit quelque chose.  Il parlait des schémas.  Les schémas dans la thérapie que je suivait sont spécifiques à des coyances, voici les miens :

 

Schémas précoces de séparation et de rejet

La certitude que ses besoins de sécurité, de stabilité, d'affection, d'empathie, de compréhension, d'approbation et de respect ne seront pas satisfaits. Cette certitude a une origine familiale typique : il s'agit de familles où règnent un climat de séparation, avec explosion, changement, rejet, punitions. Les parents sont stricts, froids ou bien maltraitent l'enfant.

Abandon/instabilité
Le manque de stabilité ou de fiabilité, perçu, de ceux qui offrent soutien et sens de l'appartenance à un groupe. Il s'accompagne du sentiment que les personnes "importantes" ne continueront pas à donner appui, force ou protection parce qu'elles sont émotionnellement instables et changeantes (explosions de colère), peu fiables, ou ne sont pas toujours présentes; parce qu'elles mourront bientôt ou parce qu'elles abandonneront le patient pour quelqu'un de "mieux " que lui.


Méfiance/abus
Le patient s'attend à ce que les autres le fassent souffrir, le maltraitent, l'humilient, mentent, trichent et profitent de lui. En général la souffrance infligée est perçue comme intentionnelle ou résultant de négligence extrême et injustifiable. Ceci peut aussi inclure le sentiment d'être constamment défavorisé par rapport aux autres ou de toujours " tirer la courte paille ".

Manque affectif
Le patient a la certitude que les autres ne donneront pas le soutient affectif dont il a besoin. On peut distinguer trois catégories principales :
- Manque d'apports affectifs : absence d'attention, d'affection, de chaleur, ou d'une présence amicale.
- Manque d'empathie : absence de quelqu'un de compréhensif qui vous écoute et de quelqu'un à qui parler de soi-même.
- Manque de protection : absence de quelqu'un de fort qui guide et conseille.

 


Imperfection/honte
Le patient se juge imparfait, " mauvais ", inférieur ou incapable; le révéler entraînerait la perte de l'affection des autres. Ceci peut inclure : l'hypersensibilité aux critiques, à l'abandon et au blâme. Il peut exister une gêne, avec des comparaisons avec les autres et un manque de confiance en soi. Le patient peut ressentir la honte des imperfections perçues, celles-ci peuvent être internes (par exemple : égoïsme, colère, désirs sexuels inacceptables) ou externes (par exemple : défaut physique, gêne sociale).


Isolement/aliénation


Le sentiment d'être isolé, coupé du reste du monde, différent des autres et/ou de ne faire partie d'aucun groupe ou communauté.

 

 Autonomie et performance

 

Dépendances/incompétences

 

Beaucoup de difficulté à faire face au quotidien sans le secours constant d’autrui.  Les autres sont vos béquilles et vous dépendez d’eux.  Dans l’enfance, toute tentative de votre part pour affirmer votre autonomie était accueillie par un rappel de votre incompétence.  En tant qu’adulte, vous recherchez des modèles rassurants, vous vous reposez sur eux et vous leur permettez de diriger votre vie.  Au travail, vous fuyez la moindre initiative.  Vous avez du mal à vous activer et à vous mobiliser pour vous réaliser.  Vous avez tendance à être dans l’attente que les autres réalisent vos désirs à votre place.

 

Relations fusionnelle/difficultés identitaires

 

Il s’agit d’une implication émotionnelle excessive et d’un proximité affective avec une ou plusieurs personnes significatives ( souvent les parents ou les enfants ) au prix de  difficultés identitaires ou d’un fonctionnement social anormal.  Ce schéma implique souvent la croyance qu’au moins une des personne impliquées dans la relation fusionnelle ne pourrait survivre ou être heureuse sans le support constant de l’autre.  ce schéma peut aussi impliquer le sentiment d’étouffer ou de fusionner avec les autres ou encore d’avoir une identité diffuse.  Le tout est souvent vécu comme un sentiment de vide et d’être sans assise solide (manque de fondation), de manquer de direction ou, de manière plus extrême, d’en arriver à questionner sa propre existence.

 

Problèmes liés aux limites

 

Autodiscipline et contrôle de soi insuffisant

 

Ce schéma est associé à une difficulté avec l’autodiscipline -la capacité à tolérer l’ennui et les frustrations suffisamment longtemps afin d’accomplir des tâches- et à une difficulté avec le contrôle de soi – la capacité à contenir de manière appropriée ses émotions et ses impulsions -.  Les personnes sous l’influence de ce schéma ont de la difficulté à apprendre de leurs expériences ; des conséquences négatives de leurs comportements.  Habituellement on retrouve les comportements suivants : impulsivité, difficulté à se concentrer, désorganisation, expression intense des émotions, retards, absences de fiabilité et enfin, ces personnes se montrent peu disposées à effectuer des tâches routinières ou ennuyeuses.  Elles tentent d’éviter tout inconfort, par exemple les conflits ou les responsabilités.

 

 

Orienté vers les autres

 

Besoin ou recherche d’approbation ou de reconnaissance

 

Besoin excessif de l’attention, de l’erstime et de l’approbation des autres au détriment du développement de votre personnalité et de votre authenticité.  Votre estime personnelle fut formée à partir des réactions des autres et non à partir de vos opinions et de vos valeurs personnelles.  Vous accordez souvent une importance exagérée au style de vie, aux apparences, à l’argent, à la concurrence ou à la réussite (être le meilleur, le plus populaire) afin d’obtenir attention, admiration ou approbation d’autrui.  Fréquemment, vous ferez des choix de vie insatisfaisants. 

 

Hypervigilence et inhibition

 

Inhibition émotionnelle

 

Les personnes présentant ce schéma ont une forte tendance à réprimer leurs émotions, elles n’oseront pas exprimer leurs idées et s’empêcheront de faire plusieurs choses par craintes d’être désapprouvées des autres, de ressentir de la honte ou encore par crainte de perdre le contrôle d’elles-mêmes.  Les domaines plus fréquents de l’inhibition sont : la colère et l’agressivité, impulsions positives ( joie, affection, jeu, désir amoureux etc), difficulté à exprimer sa vulnérabilité.  À l’origine, on retrouve souvent une expérience de honte induite par les parents ou toute autre figure d’autorité alors que l’enfant exprimait spontanément ses émotions.

 

Négativité/ pessimisme

 

Vous êtes centré sur les aspect négatifs de la vie ( douleur, mort, perte, déception, conflit, trahison, culpabilité, ressentiment, problèmes non résolus erreurs possibles etc..) tout en minimisant les aspects positifs de celle-ci.  Généralement, vous êtes dans l’attente exagérée que tout pourrait tourner au pire dans divers contextes.  Vous avez une peur exagérée de commettre des erreurs et en craignez les conséquences qui sont la ruine, l’humiliation, la perte, les situations désagréables.  Vous êtes fréquemment anxieux, pessimiste, mécontent et indécis.  Vous avez intériorisé un modèle parental qui possédait ce schéma ou vous avez vécu plusieurs difficultés et pertes dans l’enfance. 

 

 

 

 

L'évitement des schémas (fuite):
La personne évite de penser à des questions reliées au schéma et évite les situations qui peuvent activer le schéma et faire vivre des sentiments négatifs de tristesse, de honte, d'anxiété ou de colère. Elle est souvent inconsciente de l'existence de son schéma. Elle le nie. La personne avec un sentiment d'imperfection peut fuir l'intimité. La personne avec un schéma d'exclusion peut fuir les rassemblements, les réunions de travail, les congrès, les partys. La personne ayant le schéma d'échec peut fuir le travail, les études et les nouveaux projets. La personne avec un schéma de dépendance peut fuir les situations où elle doit faire preuve d'autonomie. Ces évitements empêchent de tester ses schémas et de les modifier graduellement.

 

Alors, ils parlaient de ces schémas la alors que pour moi, un schéma était un diagramme pour expliquer telle ou telle chose.  Alors, comme je suis visuelle et que j’aime avoir de la documentation pour mieux comprendre j’ai dit que : j’aimerais ca en avoir, des schémas.  Patrick s’est mis à rire!  grrrrr. j’étais mal à l’aise et ca m’avait un peu blessée, je me sentais légèrement humiliée, mais j’ai réussi à en rire, c’est mieux que d’en pleurer. 

 

Dans les derniers jours, Laurent a raconté qu’il feelait pas parce qu’il était aller chercher des trucs à lui chez une fille qui était plus ou moins sa copine mais qui l’avait ‘laissé’.  Je me rappelle pas des détails mais il me semble qu’il l’aimait bien et il ne comprenait pas trop.  Il savait qu’elle avait des problèmes avec les hommes mais ne voulait pas nécéssairement rester ami.  Quelque chose du genre.  Alors, quand il est aller chez elle, elle l’a invité et plus il parlait plus c’était évident qu’elle voulait qu’il la baise.  Je le trouvait ‘innocent’, mais innocent cute, pas innocent con.  Ca m’excite de parler de tensions sexuelles alors j’avais assez de difficulté à me contenir. (à moins que c’est de moi.. l’a c’est différent)  JF avait l’air irrité.  Avec raison.  Il a finalement dit : ok, j’pense que sophie a quelque chose à dire.  Et je lui ai dit : mais c’était tellement évident que c’est ce qu’elle voulait! Et comme il avait des ‘mix emotions’, qu’il était frustré qu’elle l’ait flusher j’ai aussi rajoutée : t’aurais du faire ‘ revenge sex’, non?!  Et JF a dit : mais c’est bien, tu l’as respecté, tu as été correct (j’suis pas certaine du mot exacte mais c’est ce que ca voulait dire).  Hmmm.. j’étais un peu offusquée!  Est-ce que ca voulait dire qu’il ne me trouvait pas correct.  Parce que moi, c’est sure que j’aurais profiter de la situation.  Mais, on est parti et je n’ai rien dit d’autre.

 

 J’ai fait quelques pas dans le corridor vers la sortie mais je devais lui demander, je ne pouvais pas laisser ca comme ca.  Je suis revenue sur mes pas et je suis retournée dans la salle.  C’est Patrick qui m’a ouvert la porte, j’ai dit que j’étais offusquée et il m’a répondu : tu veux rester? Eh.. non, j’ai dit : je suis offusquée! … anyways….  et JF était assis, sur la chaise proche de la porte, très relaxe, je ne l’avais jamais vu comme ca, avec un pied sur le genou de son autre jambe et les bras en arrière de sa tête! Pas le moindre contrôle sur mon système sympatique encore!  J’avais chaud.  J’arrivais pas à me concentrer.  Il était juste, trop .. tout!  Je lui demander :’ est ce que ca veux dire que tu me trouves pas correct parce que tu as dis à Laurent que c’était correct ce qu’il a fait?’.   Il a complètement éviter la question en me répondant que Laurent avait besoin qu’on lui dise.  MAIS MOI!!!! Est-ce que tu me trouves conne?????!!!!! J’ai pas dit ca, évidemment, mais j’aurais eu besoin qu’il me le dise, à moi aussi.  Mais, j’imagine que si il n’a pas répondu… y’a pas un proverbe qui dit : qui ne dit mot consent?  Avec tout ce qui est écrit dans mon dossier, toute les niaiseries que j’avais dit de toute facon.. j’aurais même pas du me poser la question mais bon.  J’arrivais tellement pas à focusser, je regardais ses bras, c’est pas un Mr. Muscle et je ne l’aurais pas aimé si ca avait été le cas.. mais il est juste, très.. trop…. beau!!! Je crois que c’est le moment ou il m’a le plus allumé de toutes les fois ou je l’ai vu.  J’avais tellement envie qu’il soit ‘à moi’.  Pas dans le sens de toute puissance freud shit la… à moi dans le sens que j’aurais voulu le baisé, non, lui faire l’amour, la, sur cette chaise!  Je pouvais tellement m’imaginer embarquer sur lui, l’embrasser doucement, l’oreille, dans son cou, passer mes mains dans ses cheveux, je pouvais sentir ses bras me prendre, me toucher, me deshabiller ahhhhhhhhhhhhhh stop! Comme je ne voulais pas me faire mettre dehors,  même l’imaginer était trop!  Je suis juste partie vite, sans même dire bye.  Quelle impression je devais faire! Je me demande si il s’en rendait compte?

 

Le lendemain, on était assis dans la salle d’attente Laurent et moi et on a reparlé du moment ou je lui ai suggéré de faire du ‘revenge sex’  la veille.  Il m’a demandé si c’était des avances? Je ne comprenais pas trop.  J’ai dit que non, vraiment pas, que j’avais fait ca une fois (avec Bruce) et que ca m’avait tellement fait du bien alors c’est pour ca que je lui en avait parlé.  Mais il ne comprenait toujours pas, il a dit : genre que je couches avec une de ses amies?  Noooooooooonnnn.  Ca c’est trop chien.  (pas que je l’ai jamais fait, mais je ne l’ai jamais fait dans le but d’une revanche).  Je lui ai expliqué qu’une fois, B. m’avait vraiment fait chier quand il était revenu de la floride avec sa famille..   Entouka, quand j’ai eu fini de raconter l’histoire, Laurent était sans mot.  Il a dit qu’il ne serait jamais capable de faire ca.  J’ai répondu, tu as raisons, ca m’a rien donner de faire ca.  Mais dans ma tête, je me rappellais de la frénésie qui m’avais habitée les heures suivantes du revenge sex et c’était plus satisfaisant que toutes les baises (avec lui)! Quand on est rentré dans le local pour la thérapie, c’est moi qui a dit que Laurent croyait que je lui avais fait des avances mais qu’on s’est expliqué et qu’on s’était rendu compte qu’on avait des versions différentes du terme ‘revenge sex’.  JF avait son air irrité encore.  J’aurais donnée n’importe quoi pour avoir accès à ses pensées!

 

Une autre chose qu’on a fait vers la fin était le jeu de rôles.  C’est la que j’ai mentionné que Patrick ressemblait à Melman dans madagascar parcequ’il trainait sa boite de kleenex et aussi parce qu’une fois, il a réagit fortement quand j’ai raconter mon cas de rupture d’anévrisme que j’avais eu comme paramédic alors, je trouvais ca vraiment drôle mais quand je l’ai mentionné, Melman était à l’extérieur du local pour se préparer au sketch et JF m’a dit que Patrick n’apprécierais surement pas de se faire appeler comme ca.

 

Je trouvais ca vraiment innofensif, je me suis dit qu’il avait peut-être pas compris, qu’il l’avait interpreté autrement de ce que moi je voulais dire.  Ca m’arrive souvent, j’imagine

parce que j’ai de la misère à m’exprimer, alors j’en ai pas trop fait de cas et j’ai décidé de lui dire quand même.  Il ne savait pas qui était Melman, alors ca ne l’a pas dérangé et Laurent m’a trouver drôle alors c’était ok.

 

Bon, alors pour le sketch, on devait essayer de trouver des hypothèses sur les raisons de leurs frustration ou agissement durant le scénario.  Pour mentaliser.  Mais avant de commencer, il a dit : faites comme si on était nous même mais dans un autre contexte d’emploi.  Oh, la, j’avais une méga porte d’ouverte.  Je m’imaginais être sa collègue, ou une amie, mon petit cerveau, pour une fraction de seconde était ‘gelé’ par l’idée!

 

 Dans le sketch, il disait à Patrick qu’il ne pouvait pas lui parler tout de suite parce qu’il était occupé .. je ne me rappelle plus des détails mais j’ai pensée qu’il était peut-être juste fatigué parce qu’il avait un bébé et que peut-être qu’il ne dormait pas bien la nuit?  J’avais remarquée que JF était fatigué ce jour la, il avait eu de la difficulté à se retenir de bailler deux ou trois fois quand Laurent parlait alors, je voulais savoir si il avait d’autres enfants, ou si il avait passer une nuit blanche de passion avec sa blonde ou si il avait travailler tard! (J’ai des flashs comme ca qui passe dans ma tête.)  Ca aurait pu être n’importe quoi mais j’avais juste envie de lui parler à lui.  Il m’a répondu que non, que sa fille n’était plus un bébé, qu’elle était grande maintenant alors ‘on dort bien’.  ‘On’, au sens d’être plus d’une personne.  Il n‘était donc pas séparer ou divorcé.  Hmm, donc nuit de passion ou travail alors, ou y s’est endormi tard devant la télé? Ou y s’est levé tôt pour aller s’entrainer? Y’a trop d’hypothèses.  Je ne sais pas pourquoi, mais c’est à ce moment la que je me suis encore sentie attirée par lui, et je lui ai lancer un regard séducteur! Je n’ai pas réfléchie, ca c’est fait tout seul!  Je ne crois pas qu’on aurait pu l’interpreté de milles autres facons.  Ca voulait dire : aaaaahhhhhh!! tu me fait vrrraaiimmmeenntt triper!! Et il a vite arrêter ca en disant : regarde moi pas comme ca! pas trop méchant, juste, clairement, il ne voulait pas que je le regarde comme ca, c’est tout.  Est-ce qu’il avait bien interpreté? Oh my god, est-ce qu’il avait compris?  Ca été la seule et unique fois que je l’ai regardé comme ca de toute la thérapie.  Et c’est la que la confusion s’est installée.  Je n’arrivais pas à trouver l’émotion qui m’habitais.  Hmmm. Sophie. Je sais pas…  Rejet!!! Je réagi plus ou moins bien au rejet alors, ca s’est mis à aller vraiment vite dans ma tête.  Je lui ai demander pourquoi on faisait ca, c’était quoi déjà le but de l’exercice, j’arrivais pu à le regarder.  Je pense qu’il a vu que quelque chose n’allait pas mais on a continuer l’exercice.  Laurent aussi trouvait ca difficile de spéculer, de poser des questions sans trop savoir.  Moi, y’avait rien dans ma tête.  J’arrivais juste pu à réfléchir.  C’est  ce genre de situation que je voulais éviter en essayant de contrôler mes émotions en focussant sur mes objectifs!  Je savais très bien qu’il ne fallait pas que je lui pose des questions personnelles ou engendrer une conversation ‘normale’ avec lui. Mais d’un autre côté, je crois que c’est peut-être ce que j’aurais du faire.  De le confronter tout de suite, j’aurais probablement décrochée aussi plus vite.  En voyant qu’il n’aurait pas répondu de la facon dont je voulais, est-ce que ca n’aurait justement pas dégénérer? Peut-être, peut-être que non.  Mais il aurait pu m’aider à le gérer mieux.  Je sais pas.

 

La fête à Fernando s’en venait et j’avais peur parce que je savais que Steph allait être la.  J’en ai parler mais je n’écoutais pas.  J’étais vraiment prise dans mes pensées.  Il m’a ramené : ‘Sophie, tu m’écoutes?’ désolée quoi?  J’ai eu l’ai nouille encore mais j’avais vraiment peur de ce qui allait arrivé le lendemain.  L’anticipation, encore!

 

La dernière semaine a été horrible.  Je n’arrivais pas à bien dormir, j’étais pertubées et je n’arrivais pas à fonctionner normalement. J’ai due lui écrire 50 lettres pour me préparée, pour essayer de vivre l’émotion d’avance pour pouvoir l’éviter quand ca allait arriver.

L’anticipation n’est pas toujours une bonne chose quand on ne sait pas comment l’utiliser à notre avantage.

 

La dernière activité qu’on devait faire, c’était juste moi et Laurent en équipe.  On devait travailler ensemble.  Ils étaient la mais faisaient autre chose.  Je n’allait pas bien.  Je me sentais fiévreuse, j’avais chaud, j’avais froid, je commencais à avoir mal à la tête, à la gorge.  Ca, on appelle ca la somatisation.  J’suis sortie rapidement pour aller me chercher des tylénols et on a fait l’activité.  On a décidé de faire un timeline des émotions selon différentes situations de la vie.  J’ai pas beaucoup d’imagination pour ces choses la et comme c’était vague comme sujet, on y est aller à peu près.  Il fallait découper des images et quand j’ai vu une photo de Messmer avec ses beaux yeux bleus, je l’ai découper sans trop savoir à quelle émotion je l’associait.  Mais on l’a mis dans les émotions d’amour et de désir parce que je le trouvais beau. 

Laurent a dit que j’étais surement hypnotiser par ses yeux et que ca me rappellais probablement ceux de JF.  Je savais pas qu’il écoutait lui! Laurent a découpé une photo de giraffe et a représenté patrick comme Melman.  Il avait l’air content et comme il n’a probablement pas d’enfant, il ne savait pas c’était quoi le film alors il a écrit le titre pour s’en rappeller.  Je me demande si il l’a vu finalement?  Pendant le découpage, il y avait plein de revues en allemand.  Je sais pas pourquoi, je voulais que JF sache que je l’avais cyberstalker, je lui ai montré une photo et je lui ai demandé si il pouvait me dire ce que ca disait en dessous.  Il a commencé à me l’expliquer, je me suis tournée parce que j’avais de la misère à cacher mon sourire, je sais pas si il a vu ma face ou peut-être qu’il pensait que je ne l’écoutais plus mais, il a arrêter d’expliquer, a fait un sourire en coin et il a continuer à lire son livre sur la mentalisation. 

À la toute fin de la thérapie, on a fait un tour de table pour conclure, Laurent n’avait pas grand chose à dire.  Je crois qu’il m’a dit qu’il m’avait appréciée mais honnêtement, je ne me rappelle plus.  Patrick non plus, juste bonne chance. Il m’a quand même aider quand c’était mon tour et que j’expliquais que j’avais compris qu’en contrôlant mes pensées, j’arrivais à contrôler mes actions, mes comportements donc les conséquences aussi.  Si y’avait eu un gros gyrophare rouge, on l’aurait surement allumé pour que je comprenne que j’avais rien compris. 

 

Il m’a dit : et les émotions, t’en fait quoi?  J’ai eu une boule de chaleur qui a monté dans ma gorge et j’avais envie de frapper, lancer quelque chose! ‘ à  chaque fois que je pense avoir compris, je me fais dire que j’ai pas compris.’ C’était ma pensée.  J’étais un peu frustrée.  Mais je suis contente qu’il l’ait dit, ca m’a aider pour la suite.  Quand JF parlait à Laurent, j’avais l’impression qu’il avait les yeux rouges.  Est-ce que c’était l’émotion?

il était peut-être aussi juste fatigué.  Je sais pas.  J’avais l’impression qu’il avait plus que de l’empatie pour lui. Quand il m’a parler, j’arrivais pas  le regarder, il n’était pas très content de ca, il me l’a dit, je ne sais plus comment mais il m’a demandé si je l’écoutait, je l’ai finalement regardé et il avait les mêmes yeux rouges qu’avec Laurent.  Mais quand il me disait qu’il fallait  que je m’accepte, je comprenais pas.  Comment je pouvais

accepter tout le mal que j’avais causé a mon ex, à mes enfants, mes amies?  Je l’ai écouté du mieux que je pouvais mais c’était vraiment difficile, surtout quand il a dit que j’étais attachante! J’me répétait dans ma tête : ‘non, non, non, dit pas ca, svp..!! Sophie, c’est un thérapeute, y dit ca parce que c’est sa job, y veut te redonner confiance en toi, c’est pas pour vrai.’  C’était mon mécanisme d’autodéfense contre les compliments, et les choses positives que le gens me disent à mon sujet.  Déni, rejet, refus.  J’ai eu quelques larmes mais ma disposition mentale ne me permettais pas à ce moment d’accepter le compliment.  Si j’acceptais, je voulais tout c’qui vient avec (dans ma tête à moi, quand quelqu’un me dit un compliment ou me donne trop d’attention, je dois l’avoir, je dois le toucher, l’embrasser, je le veux au complet.. c’est pas c’que les gens normaux font, ca a l’air qu’on peut dire à quelqu’un qu’il est attachant, gentil, et plein d’autres commentaires ou compliments sans avoir de contact physique!). 

 

 Je n’ai pas été capable de le regarder une seule fois quand je lui ai lu ce que j’avais finalement réussi à lui écrire.  C’était trop intense et je savais pas comment le gérer.  Je voulais l’éviter et ils ne me laissaient pas le faire.  Je me sentais comme si j’avais 3 ans.  J’ai une photo de moi à 5 ans, au mariage de ma mère, je regarde le photographe avec des yeux qui disent : regarde moi pas!! C’est probablement la même face que j’avais quand je lisais.  J’aurais voulu qu’il me dise stop, stop, stop!            viens ici la, et on va se parler.  J’aurais voulu qu’il me rassure, qu’il me dise que c’était ok, que c’était normal, que ca fait partie de la thérapie de se sentir comme ca et que les fins c’est toujours difficile, même quand on a pas un trouble de personnalité limite!

 

Est-ce que j’avais envie que mon thérapeute, que j’avais très apprécié, qui m’avait aidé et avec qui j’avais ressentie des émotions assez intenses, me dise que j’allais être ok sans lui, que si j’avais besoin de lui, il allait être la, pas trop loin? Qu’il ne m’abandonnait pas?  Est-ce que c’est ca, transférer la responsabilité de la gestion de ses émotions?

 

Je lui ai demandé si je pouvais le revoir avec Julie pour essayer de régler ce problème, ce bug dans ma tête qui contaminait toute ma vie et il a réagit vraiment très intensément en disant NON.  Sa réponse verbale et son non verbal m’ont pertubée.  Je me suis sentie rejetée.  Très rejetée!  Ca m’avait tout pris mon petit change, mon courage pour lui demander ca.  J’avais aucune intention de séduction, j’aurais juste voulu qu’il m’aide à régler ca une fois pour toute!! mais j’imagine qu’il voulait que je le fasse toute seule, je ne sais pas.  Avec du recul, je crois que ce rejet a eu beaucoup plus d’impact sur la suite des choses que je pensais au départ.   Même que je crois que c’est l’élément déclencheur de mon hystérie qui a suivi peu de temps après.

 

Quand c’était fini, on s’est levé, patrick a décroché les peintures et collages de Laurent et JF les miens. J’ai dit que j’voulais pas vraiment garder ca en souvenir, il m’a répondu : non, tu veux pas les accrocher dans ton nouvel appartement?

J’ai dit non mais je les ais pris quand même, quelques secondes de plus en sa présence! Vraiment.  C’est ce qui m’est passé par la tête.   Je l’ai regardé une dernière fois et la, à ce moment précis, je voulais qu’il soit mon ami, pas un chum, pas juste un collègue non plus et surtout pas mon thérapeute, juste un ami et qu’il me dise bye en me prenant dans ses bras et en m’embrassant sur les joues, rien de sexuel! Pas à ce moment la entouka. 

 

Avant de sortir du local, j’ai dit que j’avais compris pourquoi j’avais choisi la photo de Messmer.  Il a dit, ok, pourquoi mais j’ai sentie qu’il avait un peu peur de la réponse ou il était ‘irrité’ .. je sais pas comment l’interpreter mais j’avais l’impression que son sourire d’il y avait deux minutes seulement était déjà parti!  J’aurais du juste rien dire, partir et laisser le bon moment dans ma tête mais, probablement parce que j’avais réprimé mes émotions, fallait que je dise que Messmer représentait JF, comme Laurent l’avait dit plus tôt,  et je suis juste partie sans le regarder.  Évitement plus que très volontaire! 

J’ai pas pleuré tout de suite en partant. En fait, j’avais pleuré la semaine d’avant alors, ca été long avant que je le pleure encore.

 

Quand j’ai quitté en décembre, l’émotion est arrivé tout de suite quand je suis embarquée dans l’auto.  Je pleurais Julie.   J’ai tellement essayé fort pour ne pas m’attachée à elle.  Ca faisait quand même deux ans que je la voyais une fois aux 3 semaines, des fois plus, des fois moins mais quand même. J’ai eu beaucoup de peine mais je m’étais quand même bien protégée.

 

Durant l’été, je devait rencontrer le psychiatre une fois par semaine pour avoir un suivi un peu plus concret.  Dr. B.  a quitté quelques semaines après avoir commencé l’hdj.  Dr. D. était celui qui allait prendre la relève.  Je n’avais pas d’opinion sur eux.  Je voulais juste qu’ils m’aident.  C’était avec lui que j’étais depuis le début alors quand il est parti, j’avais envie de lui souhaiter bonne chance, il s’en allait dans une autre ville, je crois. 

Mais j’ai rien dit, j’avais peur d’être innapropriée, qu’ils me jugent, qu’ils pensent que je n’avais pas de filtre ou que j’essaie de m’intégrée.  Mais de rien dire, est-ce que j’ai pas eu l’air égocentrique, de quelqu’un qui ne pense pas aux autres? Je crois qu’ils ne jugent pas les patients comme ca, ou peut-être que oui, mais moi ca m’a un peu dérangé, de ne pas savoir comment agir avec eux. Ces rencontres le mercredi après midi ont commencer à me troubler quand mes sentiments pour JF sont apparus.  Un après-midi, j’étais dans l’évitement total et une de mes facons d’éviter c’est d’être excitée, d’être légère, d’être ‘clown’.   Je voulais surtout pas qu’ils entrent dans ma tête.  Alors, je suis arrivée avec mon attitude, j’ai dit que ca allait beaucoup mieux, que je n’avais plus d’idées suicidaires.  Et rapidement, Dr. D m’a dit que ce n’était pas l’objectif de savoir si ca allait mieux ou pas.  J’arrivais pas à saisir mais quand il m’a demander pourquoi j’étais autant de bonne humeur, je n’avais pas de réponse, j’ai simplement dit que j’avais un regain d’énergie.  Il a tenté de me faire parler mais je ne voulais pas parler de séduction ou d’énergie sexuelle non dépensée avec eux.  Alors JF m’a dit que j’étais très bonne pour ‘patcher’ les problèmes, mais que je n’allais pas en profondeur dans mes émotions pour les comprendre.  Ouch!  Pourquoi avec lui, les confrontations m’excitaient?  La dopamine et noradrénaline n’a pas mis trop de temps avant d’être sécrétée dans ma ptite tête et voila, mon système sympatique en fonction, mon visage a vite tourné au rouge, j’avais soudainement très chaud, mon rythme cardiaque était probablement à 150! J’étais frustrée mais heureuse en même temps.  J’avais l’impression qu’il m’avait saisi, qu’il me comprenait.  Je voulais l’aimer, m’accrocher à lui avec un harnais et jetter la clé!  Bon, j’exagère! à peine.  Mais il fallait que je me le répète souvent : ‘Sophie, c’est leur job! Rappelle-toi à combien de patient tu as dis des choses pour les aider mais que s’ils avaient voulu être amis avec toi tu serais partie en courant!’  Mais ca se mélangeait quand même dans ma tête, fallait que je me force pour y penser! 

 

J’avais l’impression que Lui et Dr. D me connaissais mieux que je me connaissais moi-même. À la fin de l’hdj Dr. D m’a demandé : à quoi on peut s’attendre de ta part durant les prochaines semaines.  J’en avait honnêtement, sincèrement aucune idée et c’est ce que j’ai dit.  Même que je ne comprenais pas trop pourquoi il me demandais ca.  J’ai compris assez vite.  Il pouvait s’attendre à mes niaiseries!!!  Les fins sont particulièrement difficiles pour les borderlines.  On a tendance à voir la fin comme un abandon, un rejet. J’ai essayé, vraiment fort, de comprendre comment je me sentais et pourquoi j’avais seulement envie de parler ou voir JF durant les semaines suivant cette fin.  Une grande partie était l’évitement de la prise en charge de mes émotions, mais j’étais tellement concaincue que ce n’était pas ca le problème que je focussais sur lui!  Parce que j’avais quand même pleurée la fin durant la dernière semaine, je croyais avoir fait les choses comme il faut.  Mais c’était l’anticipation de la fin qui me faisait pleurer et être en colère parce que je savais qu’ils allaient m’abandonnée après! La déception, la tristesse, et l’abandon étaient ressentient tellement intensemment que mon mécanisme de défense ne me permettais pas à ce moment la de voir clairement ni de vivre toutes les émotions à l’intérieur de moi.  J’ai focussée sur JF alors j’ai garder ce feeling d’excitation, de désir, d’euphorie, d’évitement.  Je refusait d’accepter la réalité.  Je refusait de souffrir de cette fin!  J’pense que je dois avoir dormi 5 heures en tout dans les 72 heures après la fin!  J’ai été à la bibliothèque, ca devait faire au moins 5 ans que j’avais pas emprunté un livre à la bibli pour moi.  J’ai trouvé des livres sur les émotions, sur la gestion des émotions et j’ai lu aussi le livre de Marsha Linehan.  J’ai un peu mieux compris les objectifs de ce genre de thérapie.  Je croyais avoir compris le transfert.  Je croyais aussi que je le faisais dans toute mes relations ou pesque.  Mais j’étais en déni complet pour ce qui était je JF.  J’étais persuadée que j’étais amoureuse!! Amoureuse c’est un grand mot.  J’avais envie d’être amoureuse de lui, j’avais envie d’apprendre à le connaitre et de facon normale cette fois-ci, d’entrer dans sa vie, de vivre pleins de bons moments en intimité.  Toutes des choses pas possible ou inappropirées avec un thérapeute.  Je pense que ca, c’était plus que de l’évitement, c’était de l’hystérie!!

 

Un soir de juillet, quelques jours seulement après la thérapie, mon voisin d’en haut est venue cogner à ma porte.  Il m’invitait à sa pendaison de crémaillière.  Je suis tellement nouille, que je lui ai dit de ne pas s’en faire avec le bruit, qu’il pouvait utiliser la cour

aussi sans problème.  Il est resté l’air bête et m’a dit : non, je voulais t’inviter.. et ne savait plus trop quoi dire! Je me sentais vraiment nulle!  J’avais honte! Le pire c’est qu’il est vraiment beau.  Mais il a une blonde et je savais très bien que j’aurais foutu le bordel éventuellement.  Je lui ai quand même dit merci mais que je ne pensais pas pouvoir y aller.  Pourquoi? Parce que j’avais JF d’incrusté dans mes pensées!! J’étais en plein dans ma crise d’hystérie ou de je ne sais quoi!!  Ca m’était impossible de juste penser même à voir d’autres gars.  Ca m’aurait surement fait beaucoup de bien d’y aller,  je les entendais et ils avaient l’air à s’amuser.  Je regrettais.  Mais si j’me pointais sans rien, j’avais pas

d’alcool, pas de pot de fleur.  J’me sentais toute croche de toute facon.   Alors, après cette belle nuit d’insomnie, j’ai eu la merveilleuse idée de lui écrire un message sur facebook!  J’aurais définitivement due aller à cette soirée!!! Je lui ai écrit comment j’me sentais, qu’il m’attirait, mais en détail la, que j’aimais quand y mettait ses jeans parcequ’ils descendent à la mi-fesse quand il se lève et comment des fois, quand il porte des chemises à manches courtes, il déboutonnait un bouton de trop et qu’on voyait son chest et que ca me donnait des fantasmes.  J’aimerais ca pouvoir dire que j’étais sous l’effet de drogues ou d’alcool même mais, j’ai même pas cette excuse.  Et comme si c’était pas assez, j’écrivais de mon cell, facebook sur un téléphone android, c’est pas pareil, et mon clavier sur mon cell est pas comme un clavier d’ordi. 

 

Bref, je n’arrivais pas à me relire parce que l’écran était trop petite sur mon cell et je ne savais pas comment ‘scroll down et up’ mon message pour me relire pour voir si ca faisait du sens, alors je devais envoyé le message et la je pouvais relire.  Le problème c’est qu’à chaque fois que je me relisait, ca ne faisais aucun sens et plus ca allait, plus ca empirait! En plus, mon cell pogne pas internet tout le temps dans mon appart alors, c’était tellement long des fois entre les messages que je m’endormais.  En tout, ca donnait 13 messages!!!!!!!!!!! 

J’imagine qu’un jour j’accède à mon facebook et y’a un de mes étudiants qui m’a écrit 13 messages!  Honnêtement j’pense que je porte plainte! J’appelle la police pour faire sortir un ‘restraining order’ pour qu’il ne s’approche pas de moi ou de ma famille!!

Mais la, c’était moi la crr.. maudite folle!

 

Ah, faut que je mentionne, j’allais presque oublier, à la fin du message, comme si c’était pas encore assez, je lui ai demandé de m’appeler! Que je ne savais pas comment ca fonctionnait avec les règles de déonto, si il avait le droit de communiquer ou pas…  Je comprends pas ou ma tête était partie en vacances mais ca devait être vraiment beau parce qu’elle ne voulait définitivement pas revenir pour me sauver de cette noyade!! J’explique difficilement ce qui se passait dans ma tête. 

 

Quand j’ai relu tous ces messages, je me trouvait tellement conne!! J’avais honte, tellement honte.  Comment j’avais pu écrire de telles niaiseries?  Pourquoi je n’arrivais pas à arrêter mes niaiseries quand j’suis en plein dedans? Pourquoi j’ai pas un petit ange qui apparait sur l’autre côté de mon épaule pour dire à mon petit démon que ce que je fais est totalement ridicule?

 

Alors, pour réparer tout ca, j’ai eu une super bonne idée : lui écrire un autre message!! J’me rappelle pas vraiment de ce que j’ai écris dans celui la.  Quelque chose comme, ah,

désolée pour l’autre message, c’était poche… comme si celui la allait être différent!! Je ne comprenais pas qu’il n’y avait rien que je puisse dire pour me sortir de ca!!  J’ai tout effacer.  Comme si ca n’avait jamais existé.  Jamais été écris.  Pouff. Disparu.  C’est pas mal le seul moyen que j’ai trouvé pour passer par-dessus. 

 

Bon, j’ai finalement réussi d’arrêter d’y penser un peu, je me suis concentrée sur mes enfants, j’ai essayée de voir mes amies, de faire des activités.  Mais, de retour en thérapie, un mois et demie plus tard, j’avais peur.  Qu’est-ce qu’il allait se passer? J’étais quand même prête à dealer avec les conséquences, j’avais eu un peu de temps pour réaliser, me

calmer, accepter en partie et j’étais même capable d’en rire rendu la.  Un peu.  Une partie de moi voulait la conséquence.  Un peu comme si j’avais fait exiprès sans en être consciente.  Je voulais qu’il se fâche?!.  Qu’il mette ses limites mais en même temps, je voulais qu’il m’aide.  Je crois que maintenant, je peux dire que probablement le dernier rejet qu’il m’a fait vivre a été juste trop intense étant donné que j’avais été honnête, j’avais essayée de lui demandé de l’aide de facon ‘normale’ et il me l’avait refusé.  Est-ce que je voulait le ‘punir’ parcequ’il m’avait rejetée? Pour me punir? Trop d’hypothèse, pas assez de réponses.  

 

Je savais que ma thérapie était loin d’être terminée et que j’avais encore besoin de leur aide.  Mais la, j’étais en détox de JF et j’aimait beaucoup Julie mais je n’avait pas la même connection avec elle, une chance!

 

Premier rdv, fin août, rien.  Julie ne m’a rien dit.  Est-ce que c’était possible qu’ils me testaient? Ils voulaient peut-être que ce soit moi qui en parle en premier? Peut-être qu’ils sont habitué et que je suis la 10000e patiente à faire ca alors ils savent exactement comment dealer et de rien dire est la facon de dealer? J’aurais du rien dire, juste laisser passer le temps et esperer que ca passe innapercu mais, je savais que si j’en parlais pas, j’allais lui ré-écrire.  Ou pire. 

 

Alors, j’en ai parler à Julie.  Sa réaction m’a semblée légèrement trop intense!  Un peu comme si je venais de lui apprendre que son chum lui cachait quelque chose! J’ai observer cette pensée et j’ai choisi de la laisser passer parce que la, j’avais besoin d’elle comme alliée pour m’aider.  Mais ca m’a agacée longtemps.  Chaque fois que j’avais un rdv après ca, j’essayait de regarder les photos sur son mur pour voir si le gars qui était posé avec ses filles était JF, mais c’était trop loin, j’arrivais pas à voir.  Honnêtement, je pense que je ne voulais pas de confirmation sur cette hypothèse!  Je ne suis pas sure que j’aurais pu dealer avec cette info sans faire de niaiseries.  Quand j’ai validée avec elle, (en Janvier!!) elle m’a dit qu’il y avait eu un manque de communication entre les équipes, que ce n’était pas écrit dans les notes au dossier donc qu’elle n’était pas au courant de mes sentiments pour lui alors elle n’était pas préparée à ca.  Ca fait du sens.  J’aurais du lui demander tout de suite….  Quand elle m’a demandé mes dispos pour le rdv suivant, elle m’a dit que ca pouvait pas être telle semaine parce qu’elle partait en voyage en Hollande, avec toute l’équipe pour une méga conférence avec Marsha Linehan et les

autres.  La première chose qui m’est venue en tête c’est : hmm, y vont partir les deux.  Et après, ma réaction était :   Ahhhhhhhhhhhhhhhh!!! Torture.  Agonie.  Pourquoi?  Pourquoi elle m’a dit ca?  Je n’ai eu que ca en tête pendant des jours! J’étais maintenant capable d’imaginer une partie de sa vie.  Une semaine de sa vie entouka.  Les soupers au resto? Y bois-tu? Hmm.. est-ce qu’ils auraient du temps perso pour aller visiter un peu? Y’était peut-pêtre déjà aller quand y travaillait en Allemagne…   Ahhhhhhhhhhhh!!stop!!!!  Quel avion? C’est quand y partaient déjà? Quel jour?  J’veux y aller!!!!!!!!  WOOOW! Je me suis calmée.  J’ai respirée.  Je n’ai pas vérifier aucun départ d’avion.  Si je faisais ca, j’allais m’internée moi-même à Louis H.  pour la vie!! Non, à la place, j’ai retrouvée mes vieilles pantoufles.  J’ai texté Bruce pendant une heure, jusqu’à ce que ca passe.  Je lui ai dit tellement de niaiseries! Des mensonges surtout.  J’étais encore frustrée avec lui alors j’en profitais pour le bullshiter comme il l’avait fait avec moi.  Il n’a jamais répondu mais c’était pas important.  Ca me faisait du bien de l’écrire, même si c’était enfantin, c’était mon moyen de tolérer cette mini crise.

 

La rencontre suivante, chaos, pour moi entouka.  Ils ont eu une freakin’ réunion de groupe pour parler de mes messages!! Ah non!! La, tous les internvenants étaient au courant.  J’aurais pu dealer avec Dr. D ou au pire Melman.  Mais toutes les autres!  Je suis partie de ce rdv la tête assez basse mettons! Ca été dure sur l’orgueuil.  Une chance que je l’ai pas croisé cette journée la.  Ca été long mais j’ai accepter la honte.  J’me suis pardonnée et je me suis promis de ne plus recommencer!  Le pire, c’est que je me croyais vraiment!

 

Le rdv suivant, je savais qu’ils savaient.  J’étais vraiment anxieuse.  J’espèrait ne pas croiser personne! Quand je suis arrivée dans la salle d’attente, j’étais trop nerveuse pour m’asseoir alors je suis restée debout, j’avais hate que Julie se pointe.  C’est lui qui s’est pointé, il cherchait un patient et Patrick était pas loin derrière. Quand je l’ai vu, il a sourit mais hésitait et je me suis retournée très vite.  Évitement très volontaire.  J’avais aussi très envie de m’excuser alors, je l’ai regarder à nouveau mais rien.  Ma bouche était bien décidée à restée fermée, encore! Peut-être que c’était la meilleure chose à faire, après tout, qu’est-ce que j’aurais pu rajoutée? Chaque fois que j’avais essayé d’expliquer, ca empirait alors, vallait mieux laisser ca comme ca.

 

Après la thérapie de l’HDJ, j’ai écouté trois fois de suite le film borderline.  La premiere fois que je l’ai vu, j’me suis tout de suite reconnue.  J’en ai parler à M.  mais elle a dit : Ah, non, vraiment pas.  C’est plutôt ta mère! Encore ma mère qui prend toute la place. Je me rappelle très bien, j’ai ‘geler’ mes émotions et j’ai passer à autre chose.  Quand j’ai eu mon diagnostique, M. a encore rejettée l’idée.  Non, c’est pas toi et c’est la qu’elle m’a dit qu’elle croyait que j’avais un trouble de déficit de l’attention.  Encore, j’ai simplement dit que j’m’en foutais pas mal quel était mon diagnostique mais que j’avais besoin d’aide et ils m’offraient cet aide alors, j’allais la prendre!  Mais ca me ramène tout le temps à ma mère.  C’est comme si encore, dans sa mort, elle m’empechait d’exister.  Je me suis sentie tellement seule la dedans.  Surtout quand j’ai fait le module 1, qui explique en détail la maladie.  Un matin, alors que la mère de M. me demandait ou j’allais, M. a répondu : Sophie s’en va apprendre à être borderline.  Ca m’a blessée, j’avais envie de lui répondre mais je trouvais pas les bons mots pour lui dire alors, j’ai rien dit. 

 

J’ai continuer les modules, un soir semaine.  Je trouvais ca dure d’aller la-bas tard parceque c’était pas mal sure qu’il n’allait jamais être la.  Alors est-ce que je continuais d’y aller juste pour le voir ou est-ce que j’avais d’autres choses à apprendre.  C’est sure que j’avais d’autres choses à apprendre mais alors pourquoi je n’arrivais pas à focusser? Durant les sessions de groupe par exemple, ca allait bien.  Je comprenais pas mal plus et plus vite aussi.  J’avais dit à Julie que j’avais revue Bruce et qu’on baisait ensemble une fois de temps en temps.  Quand j’ai eu la job chez Alerte Santé j’ai ‘freaker’ pendant quelques jours.  J’allais recommencée à faire des niaiseries c’est sure.  Comment m’arrêter.  Je n’avais pas dutout confiance en moi.  Je l’ai appellée, je lui ai demandé de l’aide, qu’elle me réfère un livre, n’importe quoi, elle m’a dit qu’elle ne pouvait pas m’aider à gérer mon anxiété et que si ca n’allait pas, d’aller consulter au CLSC.  Je me suis sentie légèrement abandonnée!  Pourquoi elle ne pouvait pas juste me guider? Me donner une piste, un livre, un site internet? Aggggrrrrrrrrrrr.  Chaque fois que je voyais Julie, j’avais tellement de choses à raconter qu’on ne pouvait pas focusser sur les habiletés.  Ca m’a pris du temps avant de juste remplir le journal de bord.  Mais Julie m’écoutait et ca me faisait du bien. 

 

Un soir, je suis arrive tôt, vers 5h30 et il sortait en même temps que je me stationnait.  J’suis sortie de ma voiture mais il parlait au téléphone.  J’avais envie de lui demander si je pouvais lui parler deux minutes.  Je ne sais pas pourquoi, c’était moins pire, l’émotion

n’était plus aussi intense.  Ca faisait un p’tit bout déjà que je l’avais pas vu alors je commencais à décrocher.  J’ai pas eu de rush d’adrénaline cette fois.  J’étais décue qu’il m’ignore.  Et la, j’avais trop peur qu’il pense que je le ‘stalk’ alors, je l’ai regardé marcher un ptit bout et je suis rentrée.  Ca été dure cette session de groupe la.  Surtout que G-A avait fait un commentaire à Josée pcq pendant la pause, j’avais rien à faire, j’avais déjà pas mal lu tous les dépliants de salle d’attente alors, je suis allée voir le babillard à côté des bureaux des secrétaires. Et sur ce babillard il y avait plein de documents dont un qui parlait de la déontologie chez les travailleurs sociaux.  Je n’avais aucune intention de lire ce document par rapport à JF.  J’avais vraiment juste rien à faire mais étant donné que j’avais écris quelque chose par rapport à ca dans mon premier message facebook, je me sentais mal à l’aise.  Mais je n’ai pas validé avec elle ce qu’elle a voulu dire exactement alors, je n’ai encore que des hypothèses.  Est-ce que c’est juste

moi qui pense ca ou bien… :les filles sont protectrices de leurs collègues masculins?!  Est-ce que c’est comme ca partout? Les paramédics filles sont comme ca entouka. Peut-être que ca a aucun rapport avec ce que je pense.  J’ai pas de moyen de valider alors…G-A semblait très cool par contre.  Je me rappelle d’avoir mentionné à Julie qu’elle semblait perdue dans ses traductions, que je ne trippais pas sur elle.  Mais elle m’a dit que justement, d’être exposé, de tolérer quelqu’un qu’on aime plus ou moins pourrait être bien.  Dans le fond, probablement parce que je suis pareille (dans le sens de ‘perdue’..) mais pour des raisons différentes. J’imagine qu’elle fait des lectures en anglais ou qu’elle est allée à concordia ou mcgill alors ca doit pas être évident de traduire certains mots quand tu les as surtout appris en anglais.  J’suis peut-être dans le champ avec cette hypothèse mais, j’ai pas très envie de valider ca avec elle non plus.  Tandisque moi, je suis juste perdue au naturel!  Durant une session de groupe, elle voulait dire ‘dysréguler’ et elle hésitait.  Elle a finalement trouver un autre mot.  Je me rappellais de ce mot parce que JF me l’avait expliquer quelques semaines auparavant.  J’avais dit ce que je pensais que ca voulais dire et il a dit non, c’est pas ca, il m’a expliquer et dans ma tête, c’était exactement la même chose que moi je venais de dire mais d’une autre facon! Peu importe, j’ai attendu la fin de la session et je lui ai dit qu’elle avait raison, qu’effectivement, ca se dit dysréguler en francais.  Elle a pincé ses lèvres, roulé légèrement les yeux et dit ah.  J’étais vraiment pas sa patiente préférée!

 

  La session d’après, il a passer dans le couloir.  Il y a deux portes dans le local ou on était, donc deux fenêtres.  Donc, je l’ai vu deux fractions de secondes.  J’étais contente mais nostalgique en meme temps, un peu comme la semaine précédente.  J’ai obsédée deux jours avant de lui écrire un message! Que je l’avais vu, que ses yeux me manquait! Et que j’espérait le croiser!  Quelle nouille! Mais c’était vrai.  C’est ce que je ressentais et quand je l’écrivais, j’arrêtais d’obséder, légèrement.

                                                            

Tant que j’analyserait pas pourquoi j’avais tant besoin de ca, j’étais à risque de lui écrire encore ou d’avoir d’autres impulsions. 

 

Un bon soir, j’ai eu la merveilleuse idée d’aller voir au cégep pour tâter le pouls à savoir s’ils me prendraient comme instructeur un jour ou si j’étais bannie à vie.  Ca devait faire un petit bout que je ne m’étais pas mis dans le trouble, probablement que le chaos me manquait. Cet été, moi et mélo on était allée voir, par curiosité, quel prof était encore la,  cqui avait changé.  Ca faisait 7 ans que j’avais pas mis les pieds la.  On avait vu stephan et il semblait autant attiré par moi que quand j’étais étudiante, il me demandais ou je travaillais.  Je sais pas pourquoi, je voulais pas lui dire.  J’ai parler de SPLL mais il a réitéré, ou présentement?  Je l’ai dit vite et mélo a parler de d’autres choses.  Il était excité!  Ca paraissait légèrement!  Mais il n’y avait que lui cette journée la alors on est repartie vite.  Quand je suis allée seule, j’ai vu stephan en premier, on a jaser un peu dans son bureau et soudainement, panne d’électricité.  Ca devait être un signe de l’univers de me dire de sacrer mon camp de la!  Entouka, parle parle, jase jase, il avait vieilli pas mal quand même.  Je pèse à peu près 35 lbs de plus que quand j’étais étudiante, les cheveux

 

 très court alors, je peux juste m’imaginer ce qu’il pouvait se dire.  Stephan était le prof de psychopatho en spu alors, j’étais à l’aise de lui parler du TPL.  Après, j’ai vu Denis.  Lui par contre ne m’allumait plus dutout.  Il est rester pratiquement le même mais je sais pas, il avait un je ne sais quoi qui m’aguichait.  Quand il m’a vu, toujours aussi dramatique, il m’a fixé pendant un bon 20 secondes avec une expression de surprise exagérée et s’est finalement approché pour m’embrasser!  Rien.  L’électricité qui avait déjà reignée entre nous deux était définitivement partie.  On a beaucoup jasé pendant son cours, j’ai jouée une victime pendant des scénarios de triage!  Ca m’a tellement fait de bien.  Je m’ennuie de l’école.  C’est vraiment une belle technique la technique ambulancière!  Simon, un gars de SPLL avec qui j’avais travailler, était prof avec lui dans le même local.  J’ai chercher vite vite dans ma tête : j’ai tu coucher avec lui, non, ok, jsuis safe!  Quel réflexe!  J’ai pas coucher avec toute la planète la, faudrait me calmer!  J’ai aussi vu Dave! C’est weird parceque c’est un des premiers gars avec qui j’ai eu des relations sexuelles. Je l’ai connu dans les cadets alors, ca faisait bizzare de le voir la.  Il m’a laisser parceque j’avais toujours envie de baiser!  Entouka, j’ai aussi vu Mr. Bertrand.  Quel con!  Et finalement, René.  René était nouveau quand je finissais ma technique mais je savais que c’était lui le coordo maintenant et que Steve était au DEC.  On a parler des TPL, il m’a raconté qu’il y avait eu deux suicides et 3 tentatives dans les derniers deux ans!  Et que la demande d’aide psychologique au cégep est principalement en provenance des étudiants en SPU et que ce sont majoritairement des gens qui ont un TPL.  La, j’étais contente!  René avait l’air interessé parce qu’il est impliqué dans le déroulement des mesures de prévention du suicide.  Il a pris mes coordonées mais quand il m’a dit qu’il devait en parler avec steve et les autres profs, je savais que l’ex maitresse à Bruce, Pascale et Monia s’y opposerait fortement et probablement les autres aussi.  Mais j’étais quand même très excitée de voir les changements qui s’en venait pour les étudiants et j’avais envie d’y participer.

 

 Mais comment.  Je n’ai pas de compétences, je ne suis pas du côté de l’aidant,  je suis la patiente! Ca, ca me frustre et m’irrite à un haut niveau.  C’est moi qui aide les patients!  Pas moi qui est patiente!  Comment? Pourquoi? et voila, mes pensées font intensifier mes émotions de honte, de jalousie et de déception alors, vers qui je me tourne pour transférer tout ca?  J’ai appeller JF et je lui ai laisser un message expliquant brièvement ce qui se

passait à l’école et que j’aimerais son aide pour … je ne sais quoi.  Pour réfléchir?  J’avais envie de lui parler parce que mes émotions étaient intenses et à ce moment la, je ne les avait pas encore identifier, analyser.

 

Il a vraiment bien choisi son moment pour me rappeller! C’était le lendemain de ma démission chez alerte santé et j’étais dans la salle d’attente de la radiologie pour faire des Rx.  Je venais d’aller voir le doc pour vérifier la bosse blanche sur le côté de ma langue et mes douleurs/tremblements aux mains et il m’avait dit qu’il fallait faire une biopsie pour la bosse et des rx pour les mains!  J’ai cherchée sur internet et pas mal tout les sites disaient que c’était souvent associé avec un cancer de la langue.  Great!  Ma tête était pas toute la, et toutes les émotions de la semaine précédente avaient pas mal disparu alors le besoin n’était plus le même.  Mais il a commencé par dire qu’il ne parlait pas vraiment avec ses anciennes patientes!  Oooouuuucccchhhh! Strike one.  Ensuite, il m’a parler de

mon problème de séduction! grrrr. Strike two.  Et que s’il y avait quoi que ce soit d’autres, d’en parler avec Julie. ahhhhhhhhh Strike three!  La, j’étais solidement confuse.  Mon cerveau ne pouvait encaissé autant de rejet dans une seule conversation.  J’dois lui avoir dit 5 fois merci d’avoir rappeller.  J’voulais juste raccrocher.  Mais en plus de tout ca, il a rajouté : comme ca tu vas continuer les modules! Julie lui avait dit que je n’étais pas certaines de continuer pcq j’y allait probablement plus pour le voir!!! Alors, strike four! J’pensais pas que tu pouvais avoir un 4e strike, me semble que t’é out après 3 strikes non?   J’en ai parler avec Julie de tout ca, mais je sentais que je stagnais.  J’arrivais pas à tout lui dire.  Pourtant, Julie est très bonne, mais je crois que je ne voulais pas m’attachée à elle.  Et en plus, je pense que j’arrivais pas à lui faire totalement confiance, j’me disais souvent :  Et si c’était elle, sa blonde? Et tout ce que je lui disais à elle se ramasse dans mon dossier, je sais pas pourquoi, je pensais : si jamais il prend mon dossier pour savoir si je vais mieux ( de la même facon que moi, quand j’étais paramédic, j’allais voir le doc plusieurs jours après avoir emmené un patient ‘magané’ pour savoir comment il allait… j’ai jamais pensé qu’il pourrait s’interesser à moi pour moi, je parle d’un point de vu thérapeutique, entouka, moi j’aimais ca savoir si mes patients s’en sortaient ou pas.. )

Je pense qu’il aurait fallu que Julie me confronte plus mais pour ca, c’est moi qui aurait du lui dire tout ca pour qu’elle puisse avoir quelque chose à confronter!  Quand elle essayait de me donner des trucs pour faire de l’exercise, elle m’a raconter qu’elle aimait jouer au tennis!  Je sais pas pourquoi, j’ai aussi douter à ce moment.  Est-ce qu’elle me disait ca juste pour me motiver? Je sais pas pourquoi j’arrive pas à faire confiance aux filles et je tombe sous le charme de n’importe quel ..ggrrrr. je suis partie dans mes pensées et je me rends compte que je fais du clivage la et que je me tape sur la tête.  Stop. 

 

Une fois, j’attendais Julie dans la salle d’attente et j’ai entendu deux filles parler ensemble de l’hdj.  Une était en technique ambulancière ou allait l’être et l’autre avait couler le TAPTA.  Je les ais entendus dire que JF et Patrick avaient l’air gay durant une activité.  Sur le coup, j’étais sur la défensive, j’étais prête à leur dire comment elles se trompaient ooohhh tellement!! Ensuite, j’ai été jalouse parcequ’elles le voyaient à tous les jours.  Et finalement, j’essayais de me convaincre que moi et Laurent avions eu une thérapie privilégiée parcequ’on était juste deux.  J’avais envie de retrouver ce sentiment de me sentir spéciale.  J’ai observée ces pensées et je les ais laisser allées.  Qu’est-ce que ca pouvait bien faire ce qu’elles pensaient?! Rien.

 

Et finalement, l’évennement plus que banal qui a mis fin à ma thérapie. J’allais avisée la secrétaire que j’étais la pour un autre rdv avec Julie et il est sorti en même temps de son bureau pour aller vers le local de l’hdj.  Je l’ai regardé et j’ai même été capable de lui dire bonjour!  Il était vraiment beau! son sourire était magnifique, délicieux même!! Mais la, j’en voulais plus!!!!  Je me suis contenue, le temps du rdv avec julie mais après, j’ai eu mon rush d’adrénaline et ca durer plusieurs jours! J’avais tellement envie de le revoir, j’en étais obsédée!  J’ai réussi quand même à fonctionnée, à le garder dans ma tête sans agir 3 jours.  Mais quand le feeling est parti et que j’en voulais encore, j’avais besoin de ce sourire, de ses yeux qui m’envoûtent!!  j’ai perdu légèrement le contrôle et je lui ai envoyé un autre message sur facebook lui disant que j’arrêtais la thérapie! Je venais de décidée ca, la, en 30 secondes! Définitivement, mes impulsions n’étaient pas sous

contrôle!  Understatement of year! En fait non, j’avais déjà décidé depuis longtemps d’arrêter mais j’avais trop peur de pu le voir, et de trop le voir si je restais! J’étais vraiment confuse. Mais cette soirée la, j’étais sorti avec des amis et quand un gars m’a approchée, je me suis complètement fermée!  J’étais pas prête.  Ca me faisait penser à la série In therapy.  Une des patientes, Laura je crois, dis avoir attendu son thérapeute en face de son bureau depuis les petites heures du matin, qu’elle avait vraiment besoin de lui parler.  À la fin elle lui dit qu’elle se foutait un peu de tromper ou non son chum, c’était à cause de lui (le thérapeute) qu’elle n’avait pas voulu baisé avec un autre gars. Bon, c’était pas aussi pire que ca pour moi mais quand même, je refusais de laisser entrer des gens dans ma vie sous prétexte que je trippais sur JF.  Bref, dans le message, je le remerciait de m’avoir aider bla bla bla et que ce n’était pas à cause de lui!  ben non!! Peu importe.  Je ne voulais pas l’emmerder, je voulais juste .. je sais pas c’que je voulais en fait.  J’pense que j’voulais que ca arrête, j’en pouvais plus de tripper sur un gars inaccessible! J’avais beau comprendre et être très alerte au fait qu’il ne serait jamais dans ma vie, j’arrivais pas à décrocher! En fait JF était devenu mon Bruce et Joe avant lui etc… c’était mon éternelle excuse pour ne pas être en vraie relation!  J’aimais mieux être en relation avec eux dans ma tête.  Ca faisais pas mal moins mal! J’ai appeller Julie, je lui ai dit que c’était fini, que j’arrêtais la thérapie.  Comme je laissait le message, je me suis rappeller qu’on pouvait pas arrêter la thérapie comme ca!  Il fallait rencontrer le psychiatre et avoir une dernière rencontre! Ohhhh, j’allais devoir faire face à tout ca. 

 

J’ai vécue cette fin un peu comme l’autre. J’ai fait de l’insomnie pendant plusieurs semaines, j’étais encore une fois pris avec des mots dans la gorge que je n’arrivais pas tout à fait à comprendre.  La dernière rencontre avec Dr. D.  j’étais vraiment stressée, est-ce que j’allais le voir? Non, je ne l’ai pas vu.  Quand Dr. D. est venu me chercher, il m’a dit : ca fait longtemps qu’on s’était pas vu, depuis l’été… ah non, pas trop d’attention Dr. D.  j’étais pas capable d’en prendre de sa part!!  Il m’a alors demandé pourquoi j’avais décidé d’arrêter.  J’essayait du mieux que je pouvais d’éviter mais .. he wasnt buying it alors, je lui ai dit que je ne venais pas vraiment pour les bonnes raisons.  Je ne voulais pas vraiment détaillé, je savais qu’il savait alors c’était pas nécéssaire d’en rajouter.  Mais, il l’a dit.  Que c’était à cause de JF, que c’était trop de travail finalement.  J’ai pas vraiment compris cette partie la.  Trop de travail? Dans le sens ou j’essaie de ‘gagner’ JF ou dans le sens ou ca fait trop travailler mes neurones quand je le vois alors c’est trop dure? Je sais pas.  C’est ca que j’ai besoin.  Quelqu’un qui n’a pas peur de me confronter en restant cool.  Il m’a demandé si j’allais consulté ailleurs, je lui ai dit que j’allais surement essayer de voir pour les dépendances affectives.  Il m’a simplement dit quelque chose comme :  mais tu sais, ca arrive à tout le monde… mais je l’ai pas laisser finir, j’ai vite répondu : je sais, je sais.  Mais je savais pas!  J’avais juste pas envie d être la.  J’étais, encore une fois, pas vraiment disposée mentalement à comprendre.  Mais, comme tout homme qui me donne de l’attention, j’ai eu un petit je ne sais quoi cette journée la pour lui. grrrrrrr. Est-ce que c’était parce que je n’avais pas vu JF et j’avais besoin de mon rush?  Je pense pas, je pense que c’est vraiment lié à cette attention.  Même si il l’avait fait cet été, j’étais trop focuss sur JF.  Ohhhh.. ca aurait été beau ca!  Tripper sur le psy en plus!  My god, j’en avais vraiment jamais assez?  Il s’est levé, m’a ouvert la porte et m’a dit que si je voulais revenir, y’avait pas de problème.  J’ai très fièrement souri et dit, non,

je pense pas revenir.  Hmmmm.  Quelle nouille!  Est-ce que je vais avoir la même face dans son bureau la prochaine fois?  Pas sure!!  J’avais envie de lui serrer la main, non, de lui donner un calin, oooohhh, je savais pu trop.  Ca m’en faisait un peu trop à analyser en peu de temps.  Mais j’ai juste dit merci et jsuis partie attendre Julie.

 

Après, chez moi, je pensais à son commentaire : que ca arrive à tous le monde! Je me suis

mise a chercher sur internet sur les dépendances affectives.  J’ai trouvé un site dont un sur les D.A.A. c’est le même principe que les alcooliques anonymes.  Pas pour moi.  Après, j’ai trouvé plein de sites interessant qui parlent de transfert et qui résumaient pas mal ce que j’avais lu cet été mais il manquait quelque chose.  Et la, je suis tombé sur un psy qui parle de transfert chez les borderlines.  Après ca, ca découlait, site après site.  J’ai due passer 48 heures non stop sur le net.  J’ai lu des études de cas et j’ai été tellement frustrée!! Même frustration que j’avais déjà parler avec Julie.  Que j’acceptais pas d’être la patiente.  Et surtout pas de me ‘retrouver’ dans des études de cas ou je trouvais les sujets complètement folles! Mais même si c’est assez dure à accepter, il a fallu que je passe par-dessus la honte, encore, pour pouvoir continuée à avancer. Dans un des sites, ca disait : à ne pas faire : éviter, banaliser les émotions.  À tolérer : dépendances, embarras à avoir besoin de l’autre, l’excitation sexuelle normale et la honte associée à la prise de conscience.  Hmmm, ok, pas mal l’inverse de ce que j’avais fait à date! Sur les transferts, ca expliquait que les sentiments sont vraiment réels à la situation thérapeutique et la partie fantasmatique est projetée dans la situation thérapeutique mais ces sentiments sont déplacés d’une ancienne relation et projetée sur une relation actuelle. Que plus le manque est grand, plus l’obsession est grande.  Que ce n’est pas d’avantage le fait de choisir des personnes peu adéquates pour combler ses besoins qui est le vrai problème.  La dépendance est inhérente à la vie.  Les besoins qui en font partie sont normaux et les personnes élues pour les combler sont choisies d’instinct.  Cet instinct est fiable car il la mène justement vers des personnes qui permettent de compléter des situations incomplètes, de régler ses transferts! Et que d’éviter cette situation parce que la honte, l’embarras est ressentie fera diminuer d’autant plus l’estime de la personne. ( eh ben voila comment je me sentais, écris noir sur blanc sur internet!!).  Cette personne a souvent peur du rapprochement à l’égard des carences, elle a aussi peur du contact avec elle-même, elle ne s’accorde pas assez d’importance, elle ne s’abandonne pas à ressentir  ses émotions et celles-ci sont d’autant plus difficile à exprimer.  Elle vit des frustrations lorsque les refus ne sont pas clairs et explicite qui est probablement du à son désir de posséder exclusivement une figure paternelle/maternelle idéalisée.  Lorsqu’elle ressent de l’anxiété, les demandes sont souvent présentées de facon pressantes à l’autre etc…

 

 

 

 

 Pour la résolution du transfert on propose 6 étapes :

 

 

  1. Reconnaitre la présence du transfert, prise de conscience : ok.
  2. Identifier le ou les besoins : affection, amitié, relation intime, attention, sexualité..
  3. Exprimer aux proches : certains ok, d’autres : impossible!
  4. Distinguer la demande du besoin : accepter la vulnérabilité d’être en manque.  Nous déformons souvent notre besoin dans l’espoir de trouver une solution moins exigente.  Nous traduisons en demande de confirmation.  Ah, ok.
  5. Exprimer le besoin au bon interlocuteur : hhmmm.. qu’est-ce qu’on fait quand ils sont morts ou qu’on ne peut plus leur parler?
  6. Prendre le besoin en charge, y répondre de facon adéquate. À travailler.

 

 

Donc, acceuillir les émotions et les reconnaitre, exposer nos idées, exprimer nos émotions

et s’assumer.  Tout ca pour la conquête du droit à l’existence, à être sexué. 

 

J’dois avoir écrit une cinquantaines de pages juste sur ca et les dépendances et comment j’me sentais.  Mais ce qui m’a le plus fait du bien c’est la partie ou le psy qui dit qu’on les choisi d’instinct ses personnes et que la majorité du temps, les sentiments sont réels et que c’est important de verbaliser et d’exprimer tout ca.   J’ai essayé de le verbaliser toute seule chez moi.  Ca plus ou moins été effectif.  Je sentais que j’avais besoin de lui pour ca.  Mais, depuis cet été, je sens toujours que j’ai besoin de lui quand je vis des situations intenses. 

 

Alors, je l’ai appellée pendant les fêtes!  Je lui ai dit que j’allais bien mais que je pensais qu’il pourrait m’aider.  Je lui ai demander de me rappeller.  Je venais de comprendre ce qu’il essayait de me dire la dernière journée de L’HDJ, de m’accepter, d’admettre que c’est ok de me sentir comme je me sens.  D’arrêter de me battre avec moi-même… 6 mois plus tard!!!

 

Comme il ne me rappellait pas, j’étais en agonie! Je me suis calmée, j’ai mentalisée, je me suis parlée et j’ai compris que je n’avais pas ‘besoin’ qu’il me rappelle.  Que c’était pour moi que je devais lui parler pas pour qu’il m’estime, me valide ou pour avoir son attention.  Alors, je lui ai laisser un autre message lui disant que j’avais compris que j’ai besoin de prendre en charge mes besoins et que j’accepte aussi le fait que mes besoins affectifs ne sont pas comblés présentement (j’aurais pu laisser faire cette partie la .. )et je comprends qu’il ne peux pas combler ses besoins la pour moi ( mais combien j’aurais aimé ca!! ben non, j’ai pas dit ca!). 

 

J’ai compris que j’ai aussi eu une forte attirance physique à lui et que je l’acceptais.  Je comprends qu’il ne peux pas me valider dans ma sexualité et que je l’accepte ou plutôt, que j’étais en processus de l’accepter!

 

Je lui ai aussi dit que je ne croyais pas necessaire qu’il me rappelle puisque je n’ai pas besoin qu’il valide, j’avais juste besoin de lui exprimer.  Que j’aurais peut-être besoin qu’il me verbalise ses limites parce que même si je le sais que je dois arrêter de communiquer avec lui, de l’entendre me blesserait surement dans mon orgueuil et que

c’était comme ca que je suis généralement capable de focusser.  Mais que c’était à lui de voir si c’était nécéssaire.

 

J’ai eu vraiment peur parcequ’à chaque fois que je pense que je comprends bien quelque chose, quelques temps après, je me rend compte que c’était pas tout à fait ce que je pensais.

 

Alors c’est quoi que j’ai compris exactement?  J’ai trippé sur JF parce que c’était fini avec Bruce et j’ai trippée sur Bruce parce que je n’avais plus Rony.  Et les autres avant, même principe sauf qu’à l’été 2010, on avait fait une thérapie de couple, et j’avais fait une promesse, à moi et à lui, que si j’allais un jour le tromper, c’était fini.  Mais avant lui c’était Steph, et Denis, et avant c’était Francois etc…. j’avais besoin de me sentir excitée.  Quand je me sens excitée, ca me donne espoir, ca me rend heureuse, mais est-ce que c’est nécéssairement de l’évitement? Non, pas tout le temps.  Pour ce qui est de JF, je le trouvais vraiment beau et il m’attirait alors il y avait du vrai dans mes émotions, dans comment je me sentais.  C’est la facon que j’ai dealer avec mes émotions quand il n’était plus la quand la thérapie s’est terminée qui est incensé.  Est-ce que c’est vraiment le rôle parental que je recherche? En partie oui.  C’est ce côté entouka qui m’affecte quand je me sens abandonnée.  J’ai tellement perdue de temps à obséder sur des hommes que ca me permettais de continuer à ne pas exister (comme avec mes parents).  Et avec Bruce, j’avais compris en partie ca, c’était pas clair de même mais je le ressentais que j’avais besoin de m’occuper de moi et comme la relation n’était pas satisfaisante, mon moi me défendait en le faisant fuir.  Mais alors pourquoi aller le rechercher toujours après les ruptures? La peur d’être seule? Non, je suis bien seule.  Le côté financier? Un peu.  Le besoin d’être aimée? Oui, beaucoup, je crois.  Parce que j’étais attachée à lui? oui, clairement.  Pourquoi je n’arrive pas à me défaire des gens que j’aime bien, même si je sais que je n’aurai pas ce que j’ai besoin d’eux? Et pourquoi je réagis tellement mal au rejet? Ok, celle la je comprends mais alors, comment me débarassée de cette si forte réaction?  L’accepter? Ca marche pas toujours ca.  Les habiletés sont faciles à comprendre et à mettre en pratique dans les situations de la vie de tous les jours, mais quand ca touche un problème un peu plus profond, la, c’est vraiment pas évident. Comment je vais faire pour combler le vide que mes parents ont créer?  Je ne veux pas le transférer avec un homme.  Ca, c’est JF qui me l’a fait comprendre.  Quand j’ai compris que j’avais maintenant envie de relation saines, quand il me donnait envie d’apprendre à le connaitre sans lui demander si il voulait baiser ou tenter de le séduire comme je l’aurais fait.  J’en ai assez des relations vides.  Ca, je l’avais compris avec Bruce.  J’étais incapable de baiser avec lui juste pour la baise.  Surement parce que j’avais trop de sentiments pour lui mais aussi parce j’ai des jouets ou ma main pour ca.  J’ai envie de trippée sur un gars et qu’il trippe autant sur moi et que ca soit l’fun, pas compliqué, qu’il ne soit pas en relation avec une autre fille et surtout, qu’il soit disponible.  Ca peut parraitre des critères assez simple pour la pluspart des filles mais, pour moi, ca l’étais pas jusqu’à il n’y a pas si longtemps. 

 

Et même si je comprends, ca ne m’empeche pas de trouver ca difficile par moment.  Un soir, entre autre, j’avais envie de me replonger dans l’évitement en allant chercher l’euphorie, l’excitation avec JF.  Quand je suis comme ca, je n’arrive pas vraiment à me contrôler.  Je suis allée à Louis H.  et d’habitude quand je feel pas, je reste dans l’auto, dans le stationnement et je réfléchis.  Ca m’est pas arrivée souvent mais après cet été, je sentais que ca me permettais de mieux réfléchir et ca m’aidait vraiment à me calmer.  Après, je m’en allais chez moi, no foul no harm.  Mais cette journée la je suis entrée à l’intérieur.  Il n’y avait personne.  Je me suis assise dans la salle d’attente.  J’avais un sentiment de sécurité.  Ca aussi ca me fait ‘freaker’ des fois.  Pourquoi j’ai besoin d’être la pour me sentir en sécurité?? L’attachement, encore? grrrrr.  Éric est arrivé pas longtemps après.  C’était le début d’un nouveau module.  L’intervenante m’a demander si j’avais un rdv avec Julie et je lui ai dit que non, je n’avais plus de rdv.  Elle est restée perplexe mais n’a rien dit.  Éric m’a dit que je devrais aller avec eux et assister à la rencontre.  Je n’avais pas envie d’y assister.  Ca, ca ne me manque pas.  Mais j’ai eu le temps de jaser un peu avec Éric.  Je savais qu’il s’était demandé ce qui s’était passé avec moi parce qu’au début d’un des module, il m’avait demandé si j’avais revu une madame qui était dans un autre module avec nous.  Il m’avait dit qu’il s’inquiétait souvent quand il ne voyait pas les gens revenir, il s’imaginait qu’ils s’étaient suicider et comme je suis partie en plein milieu d’un module ben, il s’était surement posé des questions.  Il m’a dit qu’il avait rdv avec sa blonde et G-A parece qu’elle n’était pas au courant de l’ampleur de son problème et que ca ne faisait pas longtemps qu’il avait décroché la corde dans son garage alors ca allait surement l’aider d’avoir un support de sa conjointe.  Il a un TPL sévère.  Il ne travaille pas depuis 2006.  Il s’auto-mutile aussi.  Il y en avait beaucoup dans mes groupes.  C’est difficile pour moi de comprendre ca.  J’imagine que c’est la même chose que moi quand je mange une boite de biscuit au complet ou trois repas dans une même journée au mcdo ou que j’ai envie de baisé avec n’importe qui juste pour avoir de l’attention, de l’affection.  Sauf qu’au lieu de la douleur, j’ai choisi le plaisir temporaire.  Qui m’amène quand même au même point après mais au lieu d’avoir des marques de violence sur mon corps, j’ai plusieurs livres en trop qui témoignent de ma négligence personnelle, une santé menacée et des ITS! Ma méthode est plus indirecte mais tout autant efficace pour m’auto-détruire.

 

Le mardi avant mon dernier rdv avec Dr. D. j’étais vraiment nerveuse, ca faisait déjà quelques jours que je ne dormais pas bien alors je suis allée dans le stationnement pour réfléchir, essayer de trouver des solutions à mon anxiété et surtout me sentir en sécurité. Sauf qu’en arrivant, j’ai vu JF marcher.  Je ne savais pas quoi faire, j’avais vraiment envie de lui parler.  Mais, j’en étais encore une fois incapable, est-ce qu’il allait freaker? Penser que je le stalk?  Alors, je me suis stationnée, comme d’habitude, sauf que ce n’étais pas comme d’habitude, je l’ai regardé marcher jusqu’à la garderie et juste avant d’entré, il a regardé dans ma direction.  Est-ce qu’il m’a vu? Shhhiiittt.. mais qu’est-ce que j’ai dans le cerveau?  Après qu’il soit entré, je voulais partir mais je n’y arrivais pas.  J’étais dans mes pensées, j’essayait de en pas regarder dans sa direction, j’essayait juste de réfléchir à mes problèmes.  Mais je l’ai vu, je crois, passer juste devant moi avec une volks grise (merde que j’hais les volks!! ).  J’peux pas être certaine, c’est arrivé trop vite et mes pensées étaient .. all over.  Aiilleee… j’espère qu’il ne m’a pas vu.  Ca doit tellement être freakan d’avoir une ancienne patiente qui semble te regarder, assis dans son auto!! Moi entouka, j’aurais freaker.  Je ne sais pas depuis combien de temps, mais il a changer ses paramètres sur facebook.  Coincidence? Hm. Je ne crois pas mais ca non plus, je ne peux pas valider!!  On ne peut plus lui envoyé de message, à moins d’être ami avec.  Mais, on peut lui envoyer une demande d’amitié par exemple!  Je suis heureuse de constatée que ma folie n’en est pas rendu à ce point!

 

J’ai laisser un message à Julie début février.  Quand elle m’a rappellée, j’étais over excitée, j’avais vraiment besoin de lui parler!  C’est weird, la, j’étais en manque d’elle! Est-ce que j’étais devenue dépendente à Julie?! Arrrrgggggg.  Je lui ai demandé si elle allait bien et elle a dit : oui, vous? Arrrgggg.  Je lui ai dit de me lacher le vous et je comprends que ca fait partie de sa job mais ca m’a fait chier quand même.  Je lui ai demandé si je pouvais avoir un rdv avec Dr. David. Elle m’a demandée si je voulais revenir, j’ai dit que peut-être, je sais pas, peut-être, non, oui, si j’étais pas banie à vie?!  Elle a dit qu’elle ne croyait pas et qu’elle allait en parler à la réunion.  Quand la secrétaire m’a appellée, elle m’a donné le rdv le 11 mars!!!  J’ai rappeller Julie,  je lui ai dit que j’étais légèrement en agonie depuis plusieurs jours, que je trouvais ca loin.  Elle m’a proposée un rdv avec elle dans 3 semaines mais que si je veux retourner avec elle, je dois faire les modules.  Si je veux faire de la mentalisation, je dois aller avec quelqu’un d’autre.  J’ai pris le rdv mais cette nuit la, je n’ai pas dormi de la nuit! Je l’ai rappellé le lendemain matin et je lui ai suppliée (j’exagère pas dutout) de me voir le plus vite possible!  Je l’ai vu cette journée la.  Le rdv qui était supposer durer 5 minutes pour lui demander deux trois petits trucs a finalement durer une heure et j’aurais été capable de continuer! Je lui ai pas mal tout dit ce que je n’avais pas été capable les semaines précédentes.  Je me suis sentie libérée et j’ai pu dormir comme un bébé ce soir la! Merci Julie!!

 

J’ai arrêtée mes anti-dépresseurs en février et les premiers jours, j’allais super bien!  Le seul problème que je voyais c’était que le feeling d’excitation me manquais et que l’anxiété m’empechait de bien réfléchir et dormir mais les anti-dépresseurs ne m’aidaient pas pour ces problèmes! Et de toute facon, je pense que tout le monde a besoin de se sentir exciter et vit de l’anxiété alors jusqu’à maintenant, c’était plus ou moins sous contrôle.  J’avais encore peur d’entrer en relation avec un homme mais en deux semaines, j’avais quand même fait des petits pas en avant.  Mélo a rencontré des gens d’ici pendant son voyage à Cuba et voulait me présenté l’un d’eux.  J’ai dit oui et je suis allée jouée au pool!  Même si je n’ai pas cliquée avec ce gars la, j’ai réussi à ne pas lui sauter dessus et même que je ne l’ai pas cyberstalker.  Ca m’a seulement fait du bien de voir du nouveau monde.  J’ai même appellé un de mes étudiants après un cours ou clairement, il y avait attirance des deux côtés.  La non plus, j’ai pas poussée, j’ai seulement jasée et c’était très interessant, même qu’on s’est rendu compte qu’on allait à la même école secondaire et qu’on connaissait des gens en commun.  Je me suis quand même aventurée à lui demander si il avait une copine et il a dit oui alors, je lui ai souhaité bonne chance et j’ai gardée un bon souvenir de cette conversation!  J’essaie de juste profiter des rencontres sans avoir d’attentes ni de m’attachée trop vite.  Je suis en manque d’affection, d’attention, de sexe et de passion mais, pour l’instant, j’arrive quand même à bien fonctionner alors, pour les hommes,  on verra, la, je m’aime moi et mes enfants et j’essaie de profiter de chaque moments de cette vie magnifique et intense qu’est la mienne!

 

Huit jours après avoir arrêté les anti-depresseurs, rien ne va plus!

Je suis allée réfléchir à Louis H. parce que j’étais obsédée sur cette réaction que JF avait eu la dernière journée de l’HDJ ( en juillet!!!) quand je lui ai demandé si je pouvais avoir une rencontre avec lui et Julie.  Pourquoi réagir aussi intensément? Pourquoi est-ce qu’il ne voulait pas m’aider?  Peut-être qu’il ne pouvait pas? Julie m’a pourtant expliquée qu’ils ne faisaient pas ce genre de thérapie alors pourquoi obséder sur des choses que je ne contrôle pas.  Pourquoi est-ce qu’ils ne pourraient pas faire une exception?  Je ne suis pas méchante pourtant? Qu’est-ce qu’ils pensent de moi?  À cause des messages? Arrrgggggggggg.  Mes pensées étaient hors contrôle! Je suis restée une heure dans l’auto à délirée, à essayer de réfléchir, de ne pas agir sur mes impulsions.  Mais, plus ca allais, plus j’étais décidée à lui demander!  Mon rdv avec le Dr. D.  était vraiment trop loin et le lendemain j’étais supposée allée rencontrer l’étudiant en psy à l’université de Mtl pour une évaluation qui allait faire avancer le processus plus rapidement, mais la liste d’attente était vraiment longue alors je savais que je n’allais pas être vue avant quelques mois.  J’avais déjà dit à l’évaluation par téléphone que je devais être suivie par un thérapeute homme pour travailler les transferts, pour pouvoir explorer mon problème et sa voix était tellement délicieuse que je voyais déjà le drame de loin!! J’ai pas envie de rencontrer un nouveau psy!

Je veux JJJJJFFFFFF!!!!!

Ok, j’y vais. Faut que ca cesse! Faut que je lui demande : pourquoi tu réagis aussi intensément? Et pourquoi tu ne veux pas me rencontrer avec Julie pour m’aider à regler ca?? est-ce que c’est parce que je dois le regler tout seul? Mes questions étaient prêtes!

Je suis entrée à l’intérieur, il n’y avait personne.  J’ai cognée à sa porte, j’étais vraiment déterminée! Il a ouvert! Oh shiiit!!!!!!!! il est encore plus beau que dans mes souvenirs!!! craque pas Sophie… focuss…   

Euhhh. Allo?! (face de fille qui est pas sure) T’as-tu deux minutes, j’voudrais te poser une question?

NON.  Non, Ca marche pas comme ca! 

Oh wow.  Je voulais une réaction, je l’ai eu!  J’ai renchéri : juste une question, svp?

NON. 

Ca se peut pas être beau de même!!! C’est pas juste ses yeux, c’est vraiment tout son corps qui me fait tripper!!  concentre toi so.

Pourquoi? (je l’ai posé finalement ma question, c’était indirecte et pas très précisement sur cet été mais, je l’ai demandé quand même…)

Parce que ces choses la se règlent en thérapie.  (la j’étais confuse, j’arrivais à peine à le regarder)

Ok, mais j’ai essayée avec Julie, ca marche pas.  J’ai pas de thérapie.  J’ai un rdv demain à l’université de Mtl mais j’ai besoin de direction.  Juste une question, svp?

NON, je suis désolé mais NON. 

Té pas fin ( avec un air piteux )! 

Ah, désolé, c’est comme ca. 

Et je suis repartie bredouille comme y disent! Sans même lui dire ok désolée ou .. rien, même pas de bye.   

 

Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa

 

Mais pourquoi il ne veut pas m’aider? Parce que je lui ai envoyée des messages, trop de messages?  Il aurait raison dans le fond. Parce qu’il en a rien à foutre? Parce qu’il ne fait pas ce genre de thérapie? Parce que je suis conne? Je comprends rien.  J’ai besoin de savoir. Quand ca me gruge en dedans, c’est mon instinct de survie qui me cri d’aller chercher les réponses.  J’ai fais la cristi de pensée intégrée! Ben, entouka, du mieux que je pouvais selon les circonstances.  Je savais que si je l’appellais, il ne me rappellerais pas donc je savais que c’était pas une super bonne idée, mais en même temps  je savais que j’avais besoin de cette réponse pour demain, pour mon rdv? non, pour retrouver un état psychique plus sain! bordel! Est-ce que j’ai vraiment fait le pour et le contre de cette visite? Probablement pas comme il le faut. Alors, quoi, je pousse ses limites? encore? C’est comme les messages, je veux simplement me libérer? Non.  Je veux qu’il m’aide!  Je sens que je n’y arriverai pas sans lui.  Je sais qu’il a les réponses!  Je sais que j’ai l’air folle mais je sais qu’il peut m’aider!  Pourquoi est-ce qu’il me repousse autant? Je ne l’ai pas séduit, entouka pas depuis les messages et même les messages étaient juste pour me libérées, j’étais folle!  Je suis mêlée! Est-ce que c’est juste parce que j’ai pas passée par Julie?  Mais j’ai essayée de passer par Julie!!! Alors,  qu’est-ce que je dois faire? Accepter.  C’est ca.  juste accepter que je n’aurai pas toutes les réponses et que je dois vivre avec.  NOOONNNNNNN, je veux le confronter.  Je veux savoir!!  Je gagnerai pas cette bataille.  Pourquoi j’insiste pour me battre?  C’est mon instinct.  Je sais pas quoi dire d’autre.

 

Même avant ces évennements, j’avais recommencée à avoir des idées suicidaires. J’allais avoir mes règles, ah, et surprise, c’était la pleine lune.  Ben non, ca rien avoir avec les 43 ( personne ayant un trouble de comportement ou psychologique en terme ambulancier) tout ca…arrrggggg.

 

Mon rdv à l’U de M.  Je me suis sentie tellement vieille! C’était plein de jeunes! J’ai demandé à une étudiante ou était la cafétéria, hmmm sophie, juste en arrière de toi! Ah… ok, merci! J’ai trouvée la place.  Heureusement, le psy, un jeune qui me faisait penser à quelqu’un, était pas de mon style, il ne m’attirait pas.  Ses mains tremblait mais son regard était confiant! Hmm.. weird! Trop maigre pour mon goût mais super gentil! J’ai pleurée.  Un peu comme au début avec Julie, je n’avais pas trop de contrôle sur mes larmes.  Ca sortait tout seul.  Damn anti-dépresseurs, pourquoi je vous ai quittés si brusquement?!.  Il m’a posé 150 millions de questions, j’esssayais de vraiment répondre du mieux de mes connaissances mais tout ce que j’avais en tête c’était ce qui c’était passé avec JF la veille.  Il faisait une étude sur les auto-mutilations, désolée, je n’ai pas ce problème.  J’ai besoin d’une thérapie, mais est-ce que les psy la-bas allaient être capable de dealer avec quelqu’un qui a un trouble de personnaliét limite? Sur plusieurs site internet et Marsha Linehan aussi le dit, on a besoin d’une thérapie spécifique.  Le psy de l’U de M m’a suggéré l’institut Victoria, oui, je sais, je suis au courant de cette place mais c’est vraiment cher.  Ensuite, il m’a suggéré Douglas.  J’ai appellée mais la receptionniste m’a dit qu’ils ne prennent pas de patient sans référence!  Alors, je suis allée à Louis H. à l’urgence après mon RDV à l’université de Mtl.  Je voulais leur demander une référence ou je ne sais pas, je savais que si j’allais pas la, ma tête n’allait pas me laisser tranquile! Que j’allais continuer à avoir des idées suicidaires si j’allais chez moi. 

 

J’avais imprimée ce document et dans la salle d’attente j’écrivais, je corrigeais les fautes et je ré écrivais certains passages.  Il y avait une jeune femme, dans la vingtaine, avec son père.  Il lui flattait le dos, il est resté avec elle du début à la fin et je trouvais qu’elle était vraiment chanceuse! Après 7 heures d’attentes, je suis finalement passée, après elle.  Elle m’a approchée et m’a demandée en quoi j’étudiais!  Elle m’a dit que ca avait l’air intense.  Elle avait un épisode dépressif.  Ca lui est déjà arrivé deux ou trois fois avant alors elle voulait avoir de l’aide.  Quand je lui ai dit pour son père, elle m’a dit

oui, c’est vraiment un bon père mais qu’il avait eu sa part de hauts et bas.  Il avait eu un dx de maniaco-dépression alors elle en avait bavée une shot étant plus jeune.  Mais il était la, aujourd’hui.  Quand je lui ai dit que je n’avais pas de parents et qu’en plus, j’avais des enfants, sa face a changée!  Elle m’a dit wow, ca doit pas être évident.  J’ai dit oui mais que leur père était vraiment très présent pour eux et qu’il était stable et que chaque fois que je ne feelais pas, il les prenais! Alors, j’ai dit que j’étais chanceuse aussi.  Mais il est la pour eux, il n’est plus la pour me flatter le dos ou me prendre dans ses bras et ca, ca me manque vraiment!  J’ai rencontré un résident.  Beau, vraiment beau, grand, jeune, super bien habillé, avec des yeux qui parlent, non, dévorent! Arrrggggg, le genre de gars avec qui c’est trop facile de s’imaginer comment ca serait au lit.  Mais qu’est-ce qu’ils ont les beaux mecs à vouloir aider les gens? C’est déconcertant! Je lui ai dit que j’avais besoin de plus d’aide, que j’avais arrêtée ma médication et il a fallu que je lui parle de JF et j’étais assez gênée, j’avais tellement honte mais mon besoin de comprendre, d’avoir de l’aide était fort plus grand.  Quand j’ai vu la psychiatre, elle m’a donnée une prescription de séroquel et m’a dit que c’était pas mal la seule chose qu’elle pouvait faire pour moi étant donné que j’avais déjà un rdv avec Dr. D le 11 mars, qu’elle ne pouvait pas me faire la prescription pour Douglas, que c’était comme passer par-dessus Dr. D.  que je pourrai lui demander lors de mon rdv.   Il n’y a pas de solutions miracle!  Je n’ai pas aimée prendre le séroquel, j’en avais pris une fois et j’avais dormi genre 12 heures alors, ca me fait un peu peur.  Mais elle m’a dit que quand on dort, ben on fait pas de niaiseries!  Elle a ben raison!  Mais je ne les ais pas achetés.  De un j’ai pas de cash jusqu’à jeudi, de deux, j’pourrais ben les prendre toute d’une shot et me rendre malade (je sais, je ne mourrai pas de ca!!) Alors je vais essayer de dormir sans les meds!  J’ai regardée mes feuilles d’habiletés et ceux en cas de crise aussi.  Je les faits pas mal tous sauf les plus importants!  Vivre en société et faire des activités (autre que d’écouter la tv! ) Je me cache et quand je pète, la je veux voir du monde.  Eh bien Sophie, c’est effectivement pas comme ca que ca marche!  Je me rappelle de JF qui m’a dit, une des premières journée de thérapie de l’HDJ que les gens qui sont le plus heureux sont ceux qui sont le plus entourés! J’avais dit : vraiment? Je n’étais pas convaincue mais, je sais qu’il a raison.  Je me suis améliorée mais ne suis juste pas encore capable de le faire tous les jours.  Alors, le lendemain, j’ai appellée un endroit à RDP pour m’inscrire à des activités de relaxation et d’art avec des gens atteints de maladies mentales.  C’est pour socialiser et faire des activités et se réaliser (une sorte de réinsertion sociale).  Il y a un an j’aurais trouver ca tellement looser mais la, je sens que j’en ai vraiment besoin!  Ils ont l’air tous gentil mais j’ai peur.  Vraiment peur.  Je vais recommencée mes anti-dépresseurs et je dois accepter que j’en aurai besoin pour probablement plusieurs années encore. 

 

En février, j’ai travaillée avec une gang cool.  On a beaucoup parler de sexe, vraiment beaucoup! Il y avait un des gars qui était grand, un corps vraiment hot et je voulait lui laissé mon numéro alors je lui ai dit : je sais que tu as une blonde mais… et il a dit oui mais, je suis un gars gentil!  J’ai dit ok.  Bonne chance!  Il m’excitait vraiment beaucoup alors blonde ou pas, j’aurais vraiment aimé ca le baiser!  Et je ne me sentais pas coupable de penser ca? Est-ce que je l’aurais fait?  Oui, et ca, ca me fait chier parce que je croyais avoir abolis ca de mon répertoire : gars inaccessible=non! Un des gars m’a aidé a emmener mes mannequins dans mon auto et m’a dit que son frère, qui était ingénieur, était aussi célibataire alors si je voulais, il pourrais me le présenter.  J’ai dit oui, ca me ferait du bien de voir du nouveau monde, et il a dit oui, c’est assez évident! J’étais un peu offusquée parce que je n’avais pas tant participée à leurs débats et conversations.  Alors, imagine si je ne m’étais pas retenue!!  Après le travail, je suis allée porter ce document (évidemment pas avec cette partie la..) à Louis H.  je voulais faire les choses correctement et le donner à la secrétaire pour qu’elle le donne à Julie, et canceller le rdv du 11 mars avec Dr. D.  mais la secrétaire est allée avisée Dr. D. que j’étais la alors il est sorti et m’a demandé pourquoi j’étais la.  Je lui ai dit et il avait un air de ‘ mais kesser tu fais ici  et pourquoi tu veux donner un document?? ‘  il a dit qu’il n’accepterais pas le document, j’ai dit que c’était pour Julie ( pour être sure qu’il ne pense pas que c’était pour JF) et j’ai demandé pourquoi.  Il m’a répondu que j’avais dépassée, transgressée les limites avec un intervenant et que si je voulais, je pouvais avoir un rdv avec lui mais c’est tout.  J’ai dit non, que je venais pour canceller le rdv alors il m’a demandé de quitter.  J’ai regardé la secrétaire et dit : est-ce que c’est ok pour le rdv et il a dit oui, vous devez quitter maintenant.  J’ai passer un bon 20 minutes sous le choc.  C’était vraiment fini avec Louis H.!!!  Après j’ai appellé un centre de crise parce que j’avais besoin de quelqu’un pour m’écouter.  Je ne comprenais pas ce qui venait de se passer.  Même quand j’essaie de faire les choses correctement, ca marche pas!! La fille était super gentille mais elle m’a dit que c’était probablement trop loin si jamais je voudrais avoir un suivi.  Alors j’ai appellé un autre place plus proche.  Elle était pas aussi gentille que l’autre mais elle m’a fait un pacte de non passage à l’acte, comme si ca m’arrêterais si je voulais vraiment mourir.  Je veux de l’aide.  Quand je vais vouloir mourir, je t’appellerai pas! Mais je comprends que c’est leur job. J’ai eu rdv le lendemain.  Mais j’ai passé une soirée de merde. J’étais supposée aller chercher les enfants.  Pas capable d’arrêter de pleurer alors, pas une bonne idée.  J’ai pris un bon bain chaud et la je me suis mise à penser à ce que j’allais faire de ma peau, quel programme à l’école j’allais choisir et ce que j’ai vraiment envie de faire c’est écrire ce putain de document pour me libérer!!  Ma tête ne peux pas réfléchir à autre chose! 

 

Mon frère m’a appellé pour aller souper avec mon autre frère alors j’ai dit ok mais j’aurais due restée chez moi.  J’étais pas la.  Ils parlaient du voyage à Cuba dont mon grand frère revenait tout juste et je trouvaient tellement qu’ils étaient cool, drôle et tellement plus heureux que moi mais surtout, ils sont capable de fonctionner normalement en société!   

 

 

Au rdv avec le thérapeute du centre de crise, j’ai décidé d’y faire un séjour.  Ils m’offraient deux séances par jour avec un thérapeute et je pouvais partir quand je voulais alors je ne me sentais pas prisonnière.  J’ai eu peur la nuit, j’entendais des bruits, la porte ne se barre pas… c’est pas évident! Ca m’a aidé par exemple.  J’ai réalisée que j’obsède souvent sur les hommes mais aussi sur des projets ou des pensées et le thérapeute m’a dit que l’obsession est comme une roue sans fin donc assez inutile!  Pour arrêter d’obséder, il faut débarquer de la roue.  De ne plus aller à Louis H. va m’aider à passer à autre chose.  De ne plus parler à B. m’aide aussi.  Alors, ce n’est pas de l’évitement, c’est un changement de trajet.  D’avoir accepter un tas de choses que je ne croyais pas cabable d’accepter au départ m’a aidé malgré le fait que c’est encore difficile à certains moment.  En écrivant ca, j’essaie d’accepter mon passé, ma famille, mes erreurs, c’est un processus.  J’ai aussi réalisé la-bas que j’avais vraiment besoin de parler et omme je m’arrange toujours pour être seule ben je finis souvent par exploser!  C’est à moi à le gérer et de trouver une thérapie à long terme semble une bonne option présentement.  Je suis un peu plus capable d’organiser mes pensées, de trouver, d’identifier et même de verbaliser les émotions.  Mais je suis tellement loin d’être prête à dire : ok, Sophie fonce, trouve toi un mec et amuse toi.. naaaaa! Ca serait pas ‘fair’ pour lui ni pour moi.  J’ai encore besoin d’être seule et de travailler sur moi.  J’ai plusieurs amies qui, quelques semaines, voir quelques jours seulement après une rupture sont capable de recommencer!  J’ai confiance qu’un jour, je vais arriver à me sentir ‘normale’ et que je vais être capable d’aimer et d’être aimée!  Je ne sais pas comment mon histoire va finir, personne ne sait comment on fini.. mais, ce que je sais c’est que je suis la, en vie, j’apprends à m’aimer, à m’accepter comme je suis, avec mon passé et mon présent, avec mes défauts mais aussi avec mes merveilleuses qualités, j’existe et j’ai le droit!  Pour le reste, ben, je vais y aller un jour à la fois, comme tout le monde !

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